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  • : Le blog de GOMEZ FELICIANO
  • : politique sarkozy municipales citoyenneté gouvernement Politique
  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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asnières

Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 01:05

Une polémique est née dans notre bonne ville d’Asnières comme on n’en fait pas ailleurs. Le microcosme blogosphérique bruisse d’indignations feintes, ou sincères, où l’on pleure les pauvres deniers des Asniérois. Une épidémie de vertu s’est abattue sur notre ville où le maire est élevé au rang de virus bling bling qu’il faut combattre fut-ce à coup de torrents lacrymaux artificiels.

 

De quoi s’agit-il ?

A l’heure où j’écris ces lignes, Sébastien Piétrasanta, Maire d’Asniéres, a invité dans les dépendances d’une boîte parisienne, les agents de la mairie pour la traditionnelle cérémonie de vœux au personnel. Le Duplex, bien connu des habitués des nuits parisiennes du côté des Champs, n’est certes pas le premier endroit où l’on s’attend à ce qu’une municipalité convie ses agents même s’il ne s’agit que du restaurant et des salles attenant à la célèbre boîte de nuit, et non du dance floor qui a vu passer une nuit ou l’autre ce que le tout Paris compte de célébrités noctambules. Mais cela fait-il de la municipalité d’Asnières une municipalité bling bling ?

 

Ceux à qui il ne faut pas répondre

Qu’il me soit permis de ne pas donner ici réponse aux cris d’orfraie poussés par Me Aeschlimann et sa chorale de grenouilles de bénitier. Leur tartufferie n’échappera à personne et ce concert de batraciens croassant un  requiem pour les finances de la ville est un  spectacle habituel dans les marécages nauséabonds où prospère notre opposition en manque d’imagination.

 

Le juste questionnement de nos concitoyens

Plus sérieuse est l’inquiétude sincère de ceux qui pensent que cette fête donnée aux personnels est en décalage avec la crise économique que traverse le pays, les souffrances d’une certaine partie de la population. Ce d’autant plus que les débats internes à la majorité ont fait apparaître la pleine conscience de ces incompréhensions prévisibles de nos concitoyens. On ne peut pas les passer par pertes et profits et l’évocation des dépenses somptuaires du maire d’autrefois ne peuvent suffire à répondre à ces interrogations que nous savons légitimes. Il y aurait même quelque chose d’indécent à étaler ce que coûte ou ne coûte pas la soirée d’un agent. Combien d’asniérois, par la grâce de cette polémique, liront en filigrane lundi matin en mairie sur le visage accueillant de leur agent préféré le prix de sa fête du vendredi soir ?

 

Ne pas oublier l'essentiel

Cette polémique inutile aura une fois de plus oublié l’essentiel : dire merci ! Quel est le prix réel de la reconnaissance ? Quelle reconnaissance devons-nous collectivement aux agents de notre ville qui, tout au long d’une année difficile, auront tenu fermement la barque de notre municipalité au-dessus des flots ? Qui  s’est interrogé sur la pression à la quelle ils ont été soumis tout au long de cette année pour rendre un plus grand service à chacun de nous souvent à moyen constant, parfois avec moins de moyens, tant la situation est difficile ? Les fêtes associatives se sont multipliées dans cette ville sans que jamais les services techniques, ceux des manifestations publiques, de l’audiovisuel, de la vie associative… n’aient fait défaut. Nous assistons partout à l’émergence d’initiatives diverses et variées ; des sollicitations accrues des agents ; des projets difficiles à menés parfois face à l’hostilité irrationnelle de quarterons de politiciens revanchards qui ne font pas de différences entre leurs calculs électoraux et la juste appréciation du travail de ceux qui ne sont que des serviteurs de la collectivité. Qui peut valoriser à leur juste mesure les efforts fournis par les uns et les autres pour assurer à notre ville une exécution budgétaire quasi exemplaire ? Qui peut mettre un prix sur les sacrifices consentis par les uns et les autres ?

 

Mais puisqu’il faut parler de sous, allons-y.

Qui sait combien ces agents ont fait rentrer d’argent dans les caisses de la ville l’année qui vient de s’écouler ? Qui a quantifié les fruits de leur recherche de financements des projets, que ce soit en subventions, partenariats divers, mécénats et toutes sortes d’aides ? Puis-je porter témoignage sans trahir aucun secret ni mettre aucun agent dans l’embarras ? Puis-je dire, qu’au regard de 2009, les financements nouveaux obtenus en 2010 rien que par le professionnalisme et l’ingéniosité des agents des seuls services de ma délégation suffiraient largement à payer plusieurs fois cette sauterie parisienne ?

 

Ne nous laissons pas abuser

C’est au nom de chacun de nous, citoyens Asniérois, que la municipalité manifeste sa reconnaissance à des agents qui se dévouent chaque jour pour une ville qu’ils aiment et qu’ils servent avec fidélité. L’injure qui est faite à leur intégrité en laissant croire que leur sympathie pour Piétrasanta  pourrait s’acheter au prix d’une nuit en boîte est obscène. La polémique qui tend à faire de cette fête de retrouvaille annuelle du personnel une défaite politique pour le maire d’Asnières est une manœuvre indigne qui est à la juste image de ceux qui l’ont initiée.

 

Quant à vous Asniérois qui pensez en toute sincérité que cette fête était inutile en sa dépense et malencontreuse en sa symbolique, soyez assurés  que vos agents le valent bien, qu’ils ont aimé l’idée d’y participer, qu’ils ne vous ont rien pris qu’ils ne vous rendront demain comme hier en disponibilité, en abnégation et en dévouement. Pouvait-on faire autrement ? Bien sûr ! Pouvait-on faire moins cher ? Assurément ! Etait-il opportun de le faire ainsi maintenant ?

 

Il est ici simplement question de reconnaissance : « On dit merci » ; au nom de cette simple leçon de nos jeunes années où nous apprîmes les rudiments de la civilisation humaine, croyez-en vos élus qui, en connaissance de cause, ont jugé que vos agents méritaient bien cet effort commun. Il nous en aura coûté un euro par habitant. La belle affaire.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 23:33

Vous avez été très nombreux à réagir à la lettre d’Aeschlimann reçue à votre domicile. Par téléphone, par mail et au hasard des rencontres, vous n’avez cessé de faire entendre votre indignation devant une telle entreprise. En des mots très durs, dont certains ne peuvent être ici répétés, vous m’avez fait entendre votre colère.

Ces rencontres et ces échanges me rassurent sur une chose : si nous, responsables politiques, pouvons être souvent décevants, et dans le cas d’espèce c’est un euphémisme, vous citoyens ne laissez pas votre vigilance s’émousser, ni s’estomper votre intérêt pour la chose publique. Cela tombe bien, car la démocratie c’est l’affaire du peuple et tant que le peuple veille, la démocratie ne sombrera pas dans la démagogie, lestée par les mensonges les plus audacieux et les plus astucieux.

 

Je voudrais laisser à la méditation de chacun et spécialement de notre député, ce courrier reçu d’un ami. Il résume l’incompréhension générale et les questions que nombre d’entre vous se posent.

 

Cher Feliciano,

E. a reçu une lettre de Manuel Aeschlimann, que probablement tu as reçue aussi.

J’observe : 

1)      qu’il utilise les en-têtes de l’Assemblée Nationale pour faire une campagne toute personnelle et de portée municipale, affranchie à 38 cts par habitant d’Asnières aux frais de l’A.N. (argent public) ;

2)      qu’il utilise un papier glacé imprimé en couleurs de grammage supérieur à 90, à faire envie aux revues les plus polluantes ;

3)      qu’il nous balance plein de chiffres qui font peur, et auxquelles un nombre impressionnant de personnes est prêt à croire, avec d’autres jugements douteux sur la politique de la ville.

E. et moi gardons ce courrier à ta disposition, au cas où il te serait utile pour une riposte que nous espérons rapide et tout aussi efficace…

Avec mes salutations les plus cordiales,

L.

 

Je n’ose pas croire, mon cher L., que ce soit au frais de l’Assemblée Nationale (les enveloppes mises à part bien sûr). A supposer que ce soit envoyé à tous les électeurs Asniérois (non pas à tous les habitants), cela fait plus de 10000€ rien qu’en affranchissement. Il est impensable que M. Aeschlimann ait fait supporter cela à la collectivité nationale. Pour nous citoyens, le pire serait d’apprendre que les règles de fonctionnement de l’Assemblée autorisent de telles pratiques. Dans ce cas il ne nous restera plus qu’à envoyer à la représentation nationale des élus capables de s’opposer au système. Changeons de député en 2012.

 

Nous avons d’autant plus de raison de changer le nôtre que, comme tu le fais admirablement remarquer, cher L., M. Aeschlimann n’a pas vu passer le Grenelle de l’environnement. Oui cet envoi massif est massivement polluant. Mais Monsieur le Député est électoralement dégradable, nous l’avons prouvé en mars 2008.

 

Mais la pollution la plus pernicieuse est celle des esprits. Oui, cher L., beaucoup d’asniérois sont susceptibles de croire à ces chiffres. Ces chiffres font peur comme tu dis. C’est là l’un des objectifs de cette propagande. Faire peur. En espérant que les asniérois apeurés courront se réfugier dans ses bras.

 

Toi et moi vivons dans les Hauts d’Asnières. Nous y élevons nos enfants. Nous aimons notre quartier et les gens qui y vivent. Nous ne nions ni les difficultés, ni les problèmes de tranquillité publique qu’on y rencontre. Mais nous n’avons que faire d’un député qui, au lieu d’être avec le peuple et d’user de sa fonction pour apporter des solutions aux problèmes des citoyens, use des moyens mis à sa disposition pour une œuvre personnelle d’autopromotion où il semble,  sinon se réjouir des difficultés du peuple quitte à les exagérer, en tous les cas les utiliser à des fins électorales.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 11:49

Comme tous les Asniérois, je viens d’accuser réception du papier glacé de notre député consacré à la sécurité. Comme vous, à la lecture de la prose qui nous est servie, j’ai longtemps hésité entre l’incrédulité et la consternation. Mais j’ai vite pris le parti de l’indignation, tant il y a de l’indignité dans cette entreprise-ci.

Des chiffres incontrôlables…

Les chiffres cités pour illustrer l’insécurité qui règnerait à Asnières ? Personne ne sait d’où ils sont sortis. Plus d’un an qu’il nous sert les mêmes. Un homme sérieux, un politique responsable, lorsqu’il communique des chiffres de cette gravité à la population, habillé de l’écharpe tricolore de représentant du peuple,  devrait pouvoir en donner les sources pour que chacun puisse être juge de leur véracité. Si c’est une information, elle doit être vérifiable. Sinon, c’est de l’intoxication. Mais, Monsieur n’a cure de ces précautions moralement honorables et intellectuellement honnêtes. Il y a quelque chose de détestable dans cette démarche-là.


… et sciemment bidonnés ?

Ces chiffres, à moins qu’il m’en soit donné les sources, je les crois sincèrement bidonnés. Je peux me tromper. Mais l’indice de leur fausseté est dans le tract que nous avons reçu. Vous êtes-vous posé la question de savoir pourquoi à aucun moment dans sa lettre à M. Hortefeux, au verso du tract, Monsieur, qui est si sûr de ses chiffres, n’en cite aucun pour illustrer l’aggravation de la sécurité à Asnières qu’il dénonce ? Pourquoi demande-t-il au ministre de passer au scanner l’action de notre municipalité si lui en connaît si bien les statistiques ? Si ses chiffres sont les vrais, est-il encore besoin de demander au ministre d’user de son scanner, celui-ci devant les connaître, tant ils sont catastrophiques ? N’est-elle pas plausible l’hypothèse que,  parfaitement conscient du caractère fantaisiste de ses chiffres, Monsieur le parlementaire ne soit pas suffisamment malhabile pour servir des bobards à un ministre ? Car, il aurait pris alors le risque que le ministre, répondant à sa missive, à moins de paraître ratifier des contre-vérités, se trouve dans l’obligation de contredire les statistiques du député et de donner les vrais chiffres. Or, Monsieur le député ne veut pas les vrais chiffres. Et ces chiffres, n’importe lequel d’entre vous peut les obtenir auprès du commissariat. Ils vous étonneront. Et ils sont récents. Si moi je vous les donne, vous ne me croirez pas.

Passons donc sur ces chiffres qui, jusqu’à preuve du contraire, n’existent nulle part.


Une lettre digne de la cour de récré de maternelle…

Venons-en à la jolie lettre de "premier de classe" que notre bon député nous dit avoir envoyé à notre Ministre de l’intérieur, pour dénoncer un petit camarade chahuteur et réputé cancre de la classe sécurité. Je cite Monsieur le député : « il y a quelques mois, à l’Assemblée Nationale, écrit-il, je vous ai posé une question relative à l’action des communes en matière de lutte contre la délinquance » On trouve bien une question orale sans débat (QOSD n°792) relative à l’action des communes en matière de sécurité. Mais cette question date du  23/06/2009, et sa réponse est parue le 01/07/2009, sous la plume du secrétaire d’Etat Marleix.  Alors, « Il y a quelques mois » sa question ? Mon œil ! Cette question est vieille de plus d’un an, plus vieille encore que les chiffres de Monsieur donc. Monsieur est décidément un as du micro-ondes. Du réchauffé, toujours et encore.


… qui invoque des félicitations imaginaires d'un ministre

Je cite à nouveau la prose du parlementaire : «  vous avez cité en exemple l’action de la municipalité que je conduisais, les dispositifs que nous avons mis en place, notre volontarisme… »  et blablabla. Si dans la réponse de M. Marleix on trouve mention de 60 000 euros de crédits du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), dont 45 000 euros pour une opération de vidéo protection portée par la ville et 15 000 euros environ pour le cofinancement de la vidéo protection d'un parking de la société immobilière 3 F,  cette somme a été allouée en 2008, soit à un moment où la nouvelle municipalité était déjà en place. A part cet hommage rendu à l’action de la nouvelle municipalité, qui n’a pas renié les mesures justes initiées par ses prédécesseurs, je cherche encore les documents où le ministre cite « en exemple » l’action de l’ancienne équipe qui présidait funestement au destin de notre ville. D’ailleurs, par quelle magie de la contraction du temps, M. Hortefeux, qui n’est devenu Ministre de l’intérieur que dans la deuxième moitié de 2009, (en vérité quelques jours après la question du député qui s’adressait à Alliot-Marie juste avant le remaniement) aurait pu féliciter une municipalité répudiée au 1er trimestre 2008  et citer en exemple ses actions ? M. Aeschlimann prend sans doute ses rêves pour la réalité.


Car Monsieur rêve beaucoup…

Il rêve ainsi du jour heureux où M. Hortefeux rappellera le maire d’Asnières à ses obligations, ainsi qu’il en fait la demande. Carrément hallucinant. Je signale tout de même que le rédacteur de ce courrier est député de la Nation, et donc législateur, par surcroit désormais avocat dans le civil. Ce Monsieur est sensé connaître au  moins un tout petit peu la loi. Il va donc certainement nous dire au nom de quel article de loi, de quel code, un Ministre de la République peut procéder à l’examen des actions d’un édile jusqu’à envisager de le rappeler à ses obligations. Surtout lorsque le Ministre Marleix lui a répondu à l’occasion de sa fameuse question ceci : « Je rappelle également que les décisions relatives au fonctionnement des polices municipales relèvent exclusivement de l'autorité municipale, et que le représentant de l'État n'a pas à interférer... ». Nullement instruit par cette réponse plus qu’éloquente, Monsieur insiste et veut induire la population en erreur en feignant d’ignorer la loi.


… mais la vérité est ailleurs.

Ce qui énerve M. Aeschlimann, c’est que Sébastien Piétrasanta ait obtenu ce que lui n’a jamais pu obtenir pour les Asniérois : le renforcement des effectifs de police pour notre ville.

Pour vous convaincre des véritables intentions malveillantes de notre député, voici un extrait de sa question au ministre. Il ne laisse planer aucun doute sur tout le « bien » qu’il veut pour notre commune : « Ne serait-il pas souhaitable d'établir un véritable cahier des charges de la sécurité, destiné à mettre toutes les communes devant leurs responsabilités, et leur octroyer aide et soutien lorsqu'elles mêmes font un effort suffisant ? » En d’autres termes : l’effort de l’Etat pour assurer la sécurité des citoyens, selon Aeschlimann, devrait être fonction des efforts consentis par les communes. Défiant toute logique républicaine et ne craignant pas de mettre à mal le pouvoir régalien de l’Etat, Monsieur le parlementaire propose à l’Etat de donner plus de moyens pour leur sécurité aux villes qui font déjà le boulot toutes seules. Dans sa logique (si on peut l’appeler ainsi), puisque, je le cite, « la mairie [d’Asnières] ne remplit pas son rôle », la conséquence devrait être que des moyens supplémentaires ne soient pas octroyés à notre ville. Maître Aeschlimann plaide donc contre le fait que des effectifs supplémentaires soient attribués à notre ville pour la sécurité de ses concitoyens. Il place ainsi ses intérêts électoraux au-dessus du bien de ses électeurs. Ceux-ci sauront s’en souvenir.


La vérité la voici

Mais, la meilleure réponse de M. Hortefeux à M. Aeschlimann n’est-elle pas dans le fait que, nonobstant les injonctions de celui-ci, des nouveaux moyens soient attribués à la ville ? De deux choses l’une. Première hypothèse : ou bien, d’accord avec Aeschlimann, et après avoir passé au scanner l’action de notre municipalité comme le député le demande, le Ministre de l’intérieur en a conclu que nos efforts étaient méritoires et, en vertu des préconisations du député, nous a alloué des moyens supplémentaires et dans ce cas, l’accusation d’aggravation de la délinquance à Asnières est de la pure loufoquerie ; ou bien, deuxième hypothèse , en désaccord total avec son député, le ministre ne considère pas qu’il soit judicieux de subordonner le pouvoir régalien de l’Etat aux résultats des communes, et dans ce cas il ratifierait contre Aeschlimann ce qu’a toujours été la politique de notre municipalité, à savoir, aller chercher les résultats avec des moyens innovants et mieux adaptés aux formes nouvelles de la délinquance, sans se complaire ni se contenter de recettes passe-partout, stéréotypées et inefficaces.


Aeschlimann parierait-il sur le malheur des Asniérois ?

Visiblement, notre député qui devrait en principe veiller sur nos intérêts, démontre par son fayotage de mauvais aloi auprès du ministre, qu’il construit son espérance politique sur la tombe du bien des populations qu’il est sensé représenter. Pire, il veut rendre un ministre complice de sa volonté délibérée de pourrissement de la situation de la sécurité dans notre ville dont personne ne nie la difficulté, en militant depuis des mois pour que des moyens ne soient pas mis à la disposition de notre ville à la hauteur des besoins réels du terrain. Il ne digère pas d’être contredit non seulement par les faits et par les résultats de la municipalité mais aussi par le soutien du ministère de l’intérieur à la politique municipale de sécurité.


Conclusion

Les statistiques de la délinquance de Monsieur Aeschlimann ne correspondent en fait qu’aux chiffres dont ils rêvent pour notre ville, ceux qui lui permettront, escompte-t-il, de revenir aux affaires. Il est des abîmes d’où l’on ne sort que difficilement ; ceux où l’on table sur le malheur de ceux dont nous devons assurer les intérêts, pour garantir nos succès futurs. Le ciel me garde de frôler de tels précipices et prenne en pitié ceux qui s’y complaisent.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 15:50

Assomant

De 8h du soir à 3h du matin. Sept longues heures d’horloge pour subir la mauvaise foi et la bêtise de l’opposition. Sept longues heures où l’opposition, malheureusement grossie par les rangs de nouveaux arrivants, aura tenu le crachoir durant plus de quatre heures. Sept longues heures où le couple Aeschlimann, plus caricatural que jamais, nous aura gonflés pendant plus de trois heures à eux deux. Sept longues heures où l’opposition se sera peu préoccupée des attentes des asniérois pour ne s’intéresser qu’aux petites affaires, voire aux très petites.

 

Aeschlimann et les siens votent contre l'intérêt des Asniérois

Aeschlimann et son groupe, beaucoup plus préoccupés de ce que je dis d’eux sur mon blog que du bien être des Asniérois, ont fait le choix de voter contre les travaux d’aménagement de voirie sur le boulevard Voltaire. Ce projet présenté récemment aux asniérois, habitants ou non du quartier, et qui a reçu l’approbation générale de la population, n’a pas le don de plaire à l’opposition.

Aeschlimann et son groupe ne veulent pas davantage de la réhabilitation du gymnase Poincaré. Cette infrastructure dont tous les sportifs de la ville attendent la rénovation pour exercer au mieux leur passion, l’opposition n’en veut pas non plus.

Deux nécessités qui traînent depuis des années. Deux urgences pour le bien être de la population dont Aeschlimann et les siens ne se sont jamais préoccupés. Deux beaux projets bien accueillis par la population, deux réalisations attendues avec impatience par les Asniérois. Ce désir, ces attentes, ces impatiences sont un langage que l’opposition ne peut plus entendre car trop éloignée des réelles préoccupations des habitants de notre ville.

 

Marie-D. A. vote pour une lavomatic

Il y a bien une urgence dont il faudrait s’occuper toute affaire cessante à en croire Mme Aeschlimann : rouvrir d’urgence la laverie du centre commercial des Mourinoux. Pour nous faire croire qu’elle a encore souci de ce qui peut se passer dans le nord de notre ville, madame pensait frapper là un très grand coup dans son rôle de l’élue toute proche de nous. Et elle le fait en ignorant sciemment les conditions dans lesquelles cette laverie a été emmurée. Elle le fait cyniquement en ignorant que ce commerce était devenu peu à peu une vraie cause de nuisance sur la place du centre commercial. Elle le fait en faisant fi du projet de réhabilitation dans le cadre de la rénovation urbaine. Quand on veut se faire proche du peuple on peut aussi commencer par s'approcher des dossiers.

 

Ainsi va notre opposition municipale bien plus décidée désormais à se servir du Conseil municipal comme caisse de résonnance et de lucarne de visibilité qu’à y faire des propositions pour le devenir des Asniérois. Quand on fait comme madame un meeting où ne se déplace que peu de monde, oui le conseil municipal est devenu en effet une vraie aubaine.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 08:36

Aujourd’hui, à la paroisse Saint Joseph, Asnières rend hommage à l’un de ses plus grands serviteurs.

Le père Michel de La Villéon s’en est allé la semaine dernière. Celui dont il fut le serviteur fidèle et infatigable l’a appelé au repos éternel. Presqu’un siècle d’une vie bien remplie et débordante.

Il est passé parmi nous en faisant le bien, en faisant beaucoup de bien.

A Asnières, les associations, nombreuses, qu’il a contribué à mettre sur pied continuent de vivre et de faire vivre nos quartiers surtout en ce Nord d’Asnières qu’il a tant aimé.

Passionné par les hommes, leurs chemins individuels et collectifs, curieux de tout et toujours prêt à entreprendre un bout de chemin avec chacun quand bien même ses pas ont commencé à chanceler…

Le P. Michel et moi

J’ai collaboré avec lui de longues années au sein de la communauté afro-antillaise de la paroisse Saint Joseph. J’ai côtoyé sa passion exigeante pour le travail bien fait. Il pouvait agacer. Il pouvait être entêté parfois. Il pouvait aussi se mettre en colère. Il nous est arrivé de nous fâcher. Et il pouvait être boudeur. Mais il ne se départissait jamais de ce qui sera à jamais sa qualité essentielle : l’écoute de l’autre, cette assurance qu’il avait tout à apprendre de l’autre quel qu’il soit ; le P. Michel toujours se proposait, jamais ne s’imposait.

Une anecdote m’est revenue en esprit en apprenant sa mort.

Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, quand j’habitais place des Bourguignons, Michel est venu prendre un café à l’occasion de la naissance de ma première. Une fois assis, faisant allusion aux trois étages qu’il vient de monter et montrant ma fille que je lui présentais, il vanta avec humour sa propre jeunesse qui venait de vaincre les escaliers conduisant à mon appartement.

Quelques années plus tard, alors que je venais d’aménager aux Quatre Routes, on s’’était donné rendez-vous chez moi pour préparer une réunion. Une fois parvenu à l’appartement il me dit : « encore trois étages sans ascenseurs ! J’ai cru que chaque marche me rapprochait du paradis ! »

Il était ainsi Michel : un attachement indéfectible à la vie et une sérénité souveraine face à la mort. L’une et l’autre étaient toujours présentes dans nos conversations. Il a consciencieusement rempli sa vie pour avancer joyeusement vers la mort.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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