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  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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Sarkozy

Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 10:57

Mon abstinence quadragésimale n’aura pas duré. In petto, je  me promettais de lever la main, de ne point frapper sur notre petit Nicolas. L’espérance folle qu’à la fin du jeûne, mes prières aidant, et aussi celles des chrétiens de par la France entière, notre bondissant chef d’Etat accueillerait quelque grâce de conversion, abandonnant la malice pour la pure intelligence, délaissant la tactique politicienne pour des stratégies politiques et économiques de haute volée… Mais ce diable de bonhomme à de quoi ôter la foi même à un saint.

 

Le président ne fait pas campagne

C’est du moins ce qu’il nous a affirmé. Après sa visite en Corse, aux Antilles et à la Guyane, force est de reconnaître qu’il en fait quand même. Sauf que là c’est des millions de nos deniers publics qui sont utilisés pour aller soutenir les candidats UMP locaux. On trouvera certes des Français, de bonne foi, pour nous affirmer qu’il n’y a aucun mal à ce que le président de la République visite ainsi nos contrées exotiques y compris par temps de campagne électorale. Mais Marie-Luce Panchard, la très éclairée ministre de l’Outre-Mer, avait déjà vendu la mèche avant l’arrivée du président. Oui, le président est en campagne mais il ne fallait pas le dire.

 

Le président est en exil diplomatique

Le Gabon et le Rwanda. Voilà les destinations choisies par notre promoteur international de la démocratie et des droits de l’homme. Le savant ethnologue et historien de génie qui affirmait il y a peu que l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire n’ignore cependant pas l’histoire récente de ces deux destinations tropicales.

On comprend son intérêt pour le Gabon. Là-bas il y a une école où on apprend aux fils à prendre la place de leur papa président via des élections truquées et sous les acclamations d’une minorité étouffant le cri et les pleurs d’un peuple aux abois. Sans doute le prince Jean, malheureusement  retenu par des partielles à la fac ou par les couches à changer, aurait-il aimé faire partie de la virée paternelle. Il avait tellement à apprendre d’Ali Bongo Fils de !

Quant aux hypocrites émotions des retrouvailles rwandaises, sans faire injure à la douloureuse mémoire du génocide ayant frappé ce peuple, il n’est pas inutile de rappeler que le maître actuel de Kigali n’est pas ce qu’on citerait en exemple de démocrate. Paul Kagamé règne sans partage sur le Rwanda avec une opposition muselée. La francophonie y est programmée pour disparaître au profit de l’anglais. Rien dans les faits ni dans les volontés de Paul Kagamé ne porte l’espérance de la réconciliation annoncée par le chef de l’Etat.

Mais il n’a échappé à personne que ces deux pays sont ceux où notre ministre des affaires a encore quelque influence, tantôt comme affairiste ami des Bongo, tantôt comme humanitaire larmoyant soutien des rebelles Tutsi de Kagamé.

Ainsi va la diplomatie de bas étage qu’on essaie de nous vendre comme la fin de la Françafrique.

 

Libreville-Kigali via Bamako: un voyage de ouf

Si vous êtes peu au fait de la géographie africaine et qu’un tour opérateur vous propose un tel circuit, écoutez mon conseil et ne montez pas dans son zinc. Aller de Libreville (Gabon) à Kigali (Rwanda) en passant par Bamako (Mali) c’est comme si vous alliez de Paris à Budapest en passant par les Iles Féroé.

Mais rien n’arrête notre président voyageur. Le passage par Bamako s’impose car il y a là-bas une superbe photo à faire. L’otage français retenu depuis des mois dans le Sahara malien vient d’être libéré. Et Sarkozy qu’on croyait revenu de cette lubie des coups médiatiques foireux n’a pas pu résister. Le pauvre homme à peine libéré avait sans doute besoin de repos et de soin.

Sarkozy et Ali Bongo Qu’importe. Le petit homme en capilotade dans les sondages a besoin lui d’images choc. Le petit Bongo n’est pas aussi photogénique que son vieux père décédé. Et ces femmes en transe sur commande à l’aéroport, avec des photos de Sarko bondissant sur leurs poitrines au rythme des danses agitant leurs seins, ce n’est pas le genre de cinéma qui fait bonne sensation de ce côté-ci de la démocratie moderne. 

sarkozy et kagméIl y aurait certes des photos superbes dans les collines verdoyantes du Rwanda. Mais avec le grand et longiligne Kagamé sur le papier glacé, notre grand homme à nous ferait figure de pygmée. Forcément, quand on vient du Gabon, on a beau être blanc… les gens pensent des choses quand on est petit.

Forcé à un exil volontaire par une campagne catastrophique et une défaite programmée, errant entre deux capitales peu riantes, Bamako était devenue un rêve. Peu importe la fatigue du détour, la multiplication par quatre au moins du périple initial, le surcoût énorme généré. Le président voulait sa belle photo. Avouez que ça fait cher le cliché. Vous ne pouvez pas imaginer le bilan carbone de cette photo. Enorme! Sarkozy et Pierre Camatte

Sans compter le désagrément de ce pauvre monsieur Camatte libéré des mains fanatiques des fous de Dieu pour tomber dans les bras fous d’un fanatique des courbes de popularité ! Lui qui là-bas dans l’ombre essayait d’apporter aide et secours aux maliens à qui Sarkozy et les siens n’ont jamais cessé de donner la chasse ici en France.

Sans doute que cette soudaine envie de Bamako de notre nouvel ami de l’Afrique servira prochainement d’argument publicitaire dans les futurs charters affrétés par M. Besson pour la même destination.

 

J’apprends que le président de la République a convoqué à l’Elysée Mme Péccresse et ses têtes de liste départementales. Puisqu’on vous dit que le président ne fait pas campagne !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 07:31

De quoi Sarkozy est-il le nom ? De la chienlit !

De la chienlit quand deux ministres d’un même gouvernement, Hortefeux et Alliot-Marie, s’enguirlandent sur la place publique. La faute au chef d’équipe qui, à force de vouloir tout faire tout seul, en vient à contraindre ses ministres à ne plus savoir ce qu’ils font. La France ne vaut-elle pas mieux que Hortefeux et Aliot-Marie ?

 

De quoi Sarkozy est-il le nom ? De l’imposture !

Imposture d’un débat idiot confié à un ministre servile qui a donné congé à son intelligence pour se compromettre dans une vile manœuvre électoraliste, dont le résultat est déjà une catastrophe nationale. Tout ce que la France a produit d’intelligence ces dernières années en a appelé à la raison du chef de l’Etat pour que cesse cette pantomime. L’orgueil du chef de clan a définitivement pris le pas sur l’humilité du premier serviteur de la Nation. Comment a-t-il pu croire que nous, Français, croirions un seul instant à la noblesse de cette mascarade ? Ce débat était une injure faite à la Nation. Le moment venu nous réclamerons des comptes.

 

De quoi Sarkozy est-il le nom ? De la reculade !

Reculade du chef de l’Etat qui a été le véritable ordonnateur de ce débat nauséabond. Il devait le conclure dans un de ces grands raouts qu’il affectionne, avec fanfares et trompettes sous les objectifs enamourés des médias amis. Pernault, Chabot, Elkabach, Paris Match, Le Figaro… ils étaient tous prêts à entonner le chant de la victoire ; ils vocalisaient déjà avec trémolos et nœuds d’émotion dans la gorge. Ils avaient révisé la marseillaise. Mais Sarko, queue basse et toute honte bue, a courageusement envoyé Fillon éteindre le feu dans ce rôle de pompier qui lui est désormais dévolu. Hélas ! Même Fillon ne pourra rien sauver. Il y eut constat de décès et décision fut prise de procéder à un enterrement sans fleurs ni couronne. Une humiliation pour le président et son ministre dont nous espérons qu’elle ne rejaillira pas sur le pays.

 

De quoi Sarkozy est-il le nom ? De rien !

Rien qui marche dans ce pays dont le génie n’est plus à démontrer. Les chaussures à gland de notre hyper-président se sont transformées en une paire de bottes de plomb remplies d’eau fétide qui fait flop à chaque pas.

Flop ! La calamiteuse tentative de parachutage du fiston au sommet de La Défense.

Flop ! L’invitation généreuse de TF1 dans une émission taillée sur mesure et que la maison Bouygues rallongea complaisamment d’une heure. Il ne s’est rien passé dans cette émission.

Flop ! Le débat sur l’identité nationale !

Sans compter toutes les mesures sensées ramener la croissance, le pouvoir d’achat, la sécurité… Tu parles !

Et l’on dit que ce type va bientôt s’occuper de nos retraites ! et déjà on nous survend cette velléitaire entreprise comme un courage politique tel qu’il ne s’est encore jamais vu sous nos cieux ! Et déjà notre téméraire président montre du muscle ! Et tout le monde d’oublier que notre don Quichotte national ne s’attaque aux moulins que pour faire du vent ! Rien sinon du vent !

 

De quoi Sarkozy est-il le nom ? De rien ? Ou de pire encore ? Peut-être n’est-ce déjà plus un nom ? N’est-il pas déjà une injure en attendant de devenir un gros mot, de ceux que nous ne pouvons prononcer sans souiller nos lèvres ?

 

Et on l’annonce en Haïti. Rien ne sera donc épargné à ce peuple !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 23:14

Aujourd'hui ce n'est pas moi qui tappe sur sarkozy.

Apparemment il  y arrive tout seul sans mon concours. C'est la leçon du jour.

Je l’avais découvert calme sur le plateau de TF1, juste avant de zapper. Trop calme. Il m'a paru perdu, égaré sur ce plateau, terne, consternant même. Il me faisait presque pitié. Méconnaissable et carrément insignifiant en face de Laurence Ferrari, débitant quasi mécaniquement des propos dont j’avais du mal à saisir le sens. Je me suis levé en pensant qu’il a dû forcer sur les cachets de Lexomil.

J’espère simplement qu’il a refait son stock depuis. Car avec le coup de massue que vient de lui administrer la justice dans l’affaire Clearstream, il va lui en falloir des paquets de Lexomil pour passer la nuit.

 

Une défaite, encore une !

Car si de Villepin n’est pas coupable, sentence prononcée par le président lui-même depuis l’étranger, si les juges ne trouvent rien à reprocher au grand argenté, alors cela vaut carrément condamnation pour le petit brun nerveux.

 Il l’a voulu ce procès Sarkozy. Il a dépêché son avocat défendre son intérêt. On sait avec quelle hargne Herzog, le défenseur de la cause de notre Lider Minimo, s’est acharné sur de Villepin pour en faire le cerveau d’un complot d’Etat destiné à contrarier le radieux avenir de notre fils du soleil. Ce verdict est assurément une défaite personnelle du président qui s’est compromis dans une sordide instrumentalisation de la justice à des fins de vengeance personnelle. Un procès en correctionnel où l’on envoya plaider le plus haut magistrat de Paris pour en garantir  l’issue selon le scénario écrit dans les alcôves de l’Elysée.

La justice se rebiffe et préfère dire le droit comme il est de son devoir. Et voici notre grand homme une fois de plus ramener à sa légitime dimension. A lui qui a oublié la grandeur à laquelle l’appelle sa fonction, la justice vient de rappeler la dignité qu’il sied aux institutions de la République. Si Sarko rechigne à être grand, la justice, elle, a refusé de s’abaisser à la hauteur de sa bassesse.

 

Pas encore une victoire pour République

La justice a dit le droit. La vérité est peut-être ailleurs. Et le panache blanc de de Villepin ne m’impressionne pas plus que les tics et les tocs sarkoziens. La pratique politicienne qui a prévalu sous Galouzeau, du temps où il régnait en maître de l’Elysée aux côtés de Chirac, n’a rien de particulièrement glorieux. Et qu’il se pare aujourd’hui de toutes les vertus de la République après avoir servilement collaboré à ce qui était jusqu’à ces temps derniers le règne le plus moralement abject de la 5ème République, cela me fait doucement sourire. Pour que Galouzeau de Villepin, sombre Mazarin des turpitudes chiraquiennes se pose aujourd’hui devant le peuple en redresseur quasiment crédible de la République, voilà qui en dit long sur les profondeurs où le sarkozisme nous a entraînés à notre corps défendant. Oui, le sarkozisme est ainsi : tout paraît grand face à Sarkozy, même de Villepin.

 

Et maintenant que va-t-il faire de son croc de boucher, l’omniprésident ? Se curer les dents avec ? Pourvu que notre Capitaine Crochet, endormi par ses Lexomil, ne s’oublie pas au point de se torcher avec sa main de fer !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 23:21

Des ministres humiliés !

Un ministre défend bec et ongle ce à quoi il ne croit pas parce que le président selon son bon vouloir a décidé que ce sera ainsi ; le même ministre est obligé de se dédire quelques jours après pour justifier l’exact contraire de ce qu’il avait affirmé et là aussi parce que le président, contraint par les remous de l’opposition et sans doute éclairé par quelques sondages dont il a le secret, a changé d’avis ; cette nouvelle position du président, rappelons-le, était celle défendue initialement par le ministre avant d’avaler son chapeau. Nous sommes en 2010. Vous êtes en France. Et c’est Sarkozy qui nous gouverne.

 

Proglio, le surhomme ami du président !

Pour ceux qui n’ont pas suivi le film, voici la brève histoire de cette nouvelle pantalonnade au plus haut sommet de l’Etat.

Henri Proglio, ami du chef de l’Etat, a été débauché de Véolia, entreprise privée, pour présider aux destinées d’EDF, entreprise publique. On lui garantit son niveau de salaire de chez Véolia, soit 1,6 million d’euros, ce qui par rapport à son prédécesseur fait une belle hausse de 40%, que nous retrouverons un jour ou l’autre sur nos factures. Quand on aime on ne compte pas. Son ami le président a même accepté qu’il garde la présidence du conseil d’administration de Véolia. Et cerise sur le gâteau, cet homme merveilleux devrait toucher 400 mille euros de jetons de présence en tant que président de Véolia. Elle est pas belle la vie ?

 

Le président, ami capricieux du surhomme Proglio !

Et voilà ce que députés de la majorité et ministres n’ont cessé de défendre dans les médias depuis des jours. Tous les hommes et les femmes sensés de ce pays se sont déjà posé les bonnes questions et trouvé la juste réponse à cet objet non identifié de la gouvernance entreprenariale. Tous ont déjà découvert qu’il y a là quelque chose d'inacceptable. Pas nos gouvernants.

EDF est-elle une si petite entreprise qu’on puisse la piloter en continuant à faire joujou avec un autre mastodonte de l’industrie française ?

Proglio est-il un tel génie que piloter deux grandes entreprises à la fois relève pour lui du possible ?

Et s’il est un tel génie, pourquoi Véolia  a laissé partir ce prodige hors norme ?

Et pourquoi Véolia continuerait à lui verser généreusement des centaines de milliers d’euros, juste pour une fonction non exécutive ?

A toutes ces questions, il n’y a aucune réponse qui puisse satisfaire la raison. Tout dans cette histoire n’est que fait du prince qui nous gouverne, un caprice, un enfantillage de plus à mettre au débit du petit maire de Neuilly qui ne se sent plus de jouer dans la cour des grands.

 

Merci au parti socialiste !

Et tout serait passé comme lettre à la poste, dans l’indifférence générale, avec des médias regardant ailleurs tétanisés par les millions d’annonce publicitaire qu’ils pourraient perdre à insister sur cette anomalie, n’eût été la vigilance et la ténacité de l’opposition.

Le parti socialiste et ses députés viennent d’arracher à Proglio les 400 mille euros de Véolia. Et de juste ! Mais là n’est qu’une partie du le scandale. Le plus criant, malheureusement, demeure encore. Non, nul ne peut diriger EDF, deuxième capitalisation boursière française, et présider aux destins d’une autre grande entreprise. Non, un tel attelage n’est porteur d’aucun projet industriel lisible pour notre pays. Oui, évidemment, c'est un joyau de l'industrie nationale qu'on met en péril.

Ce que les Français ont compris depuis longtemps, notre petit timonier national ferait mieux de l’admettre afin de mettre un terme définitif à ce qui pour chacun de nous n’est rien de plus qu’un copinage de plus au plus haut sommet de l’Etat. On peut manquer de hauteur. Et le président de la République a déjà fait à maintes reprises la preuve que sa hauteur de vue rase souvent le sol. Mais cet entêtement dans l’incompréhensible pose question. Il y a du pathologique dans cette attitude et nos ferions mieux de commencer à nous inquiéter.

 

L’invité vedette de TF1

Mais comme toujours en Sarkozie, quand ça va mal, on va voir Bouygues le parrain du petit, pour passer à la télé. Et cette fois on a mis les petits plats dans les grands. Lundi 25 janvier, notre grand homme se fera servir la soupe sur sa chaîne préférée. Sur TF1, il sera interviewé en hors d’œuvre par Laurence Ferrari. Gageons que ses battement de cils déstabiliseront le chef de l’Etat au point de lui faire avouer quelques vérités que nous attendons tous. La soirée présidentielle se poursuivra en terre conquise avec Jean-Pierre Pernault qui lui servira le plat de résistance au milieu d’un panel de Français bien de chez nous comme il sait en dégoter. Demain, c’est sûr le président va s’entretenir avec des vrais gens de la vraie France dans une célébration à sa gloire présidée par le pape du 13h.

 

Jean-Pierre au plus haut du ciel  et Sarkozy au plus ras du sol !

Il n’y a pas de doute que Jean-Pierre Pernault nous aidera à comprendre le déficit qui se creuse inexorablement (combien ça coûte), le chômage qui fait des ravages (les bons vieux métiers de notre France profonde qui se perdent), l’insécurité qui se fait de plus en plus violente (un sujet qu’il connaît sur le bout des doigts pour l’avoir si bien traité lors des présidentielles de 2002), les graves incertitudes qui pèsent encore sur la santé des banques, ce que font nos soldats sur divers fronts de par le monde. Il n'oubliera pas de questionner notre président sur sa diplomatie au moment où le proche et moyen orient sont à nouveau au bord de l’explosion. On saura enfin tout sur l’échec de Copenhague, les déboires de la taxe carbone, les approximations de gestion de la crise de la grippe A. Jean-Pierre aidera le président à nous expliquer un contexte social pollué par le débat sur l’identité nationale (il adore ça l’identité nationale), avec son cortège de stigmatisation des musulmans de France.

 

Nous sommes en 2010 et vous êtes en France sous le règne de Sarkozy. Vous êtes dans le pays où le président de la république passe à la télé pour faire de l’audience. Il ne compte même plus sur la magie de son verbe pour y arriver. Non ! Il sait sa parole dévaluée. Alors il va chercher le présentateur de journal le plus suivi en espérant que les ménagères qui regardent Pernault à midi, regardent Sarkozy à côté de Jean-Pierre à 20h30. On en rirait si on ne savait pas que ce type est sensé diriger une grande Nation, la nôtre ! Pathétique !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 23:31

Bienvenu au petit Solal

Les âmes sensibles redoutaient mon coup de marteau sur l’encore  frêle tête du petit être qui vient de naître dans la maison Sarkozy. Je ne suis pas cruel et vais épargner, pour l’instant, l’innocent rejeton du prince Jean. Comme à la crèche de Bethléem, nous nous demandons tous: que sera donc cet enfant ? Comme si la réponse n’était pas évidente. C’est certes une tare assez difficile à porter que de naître d’un père de 23 ans en troisième année de première année de fac. Handicap somme toute surmontable quand on a la chance d’être engendré par deux héritiers, et quels héritiers : Sarkozy d’un côté et Darty de l’autre. Que de « Y ». Avec des patronymes  pareils, il sera champion de scrabble, assurément. Allez, bonne chance Solal. Mais n’oublie pas de porter un casque. Si mes coups de marteau sur ton grand père devaient déraper…

 le globe trotter des voeux

Notre bien aimé président a fait un saut dans l’hémisphère Sud pour présenter ses vœux aux ultra-marins. Ils en sont tout retournés. L’homme qui envoyait des SMS pendant l’audience du roi d’Arabie fait 12h  d’avion pour trois heures à Mayotte et quelques autres à La Réunion. Les ultra-marins apprécieront certainement le fait qu’il y ait des vœux à la télé pour les Français et un autre spécial pour eux, comme si eux étaient des Français tout spéciaux. A l’heure du débat sur l’identité nationale, c’est une attention qui ira droit à leur cœur comme un coup de poignard !

Pour les photos de cartes postales qu’affectionne notre grand timonier soient belles rien ne vaut une halte à Mayotte, terre reconnaissante d’être faite le 101ème département de notre empire. Le risque majeur c’est La Réunion, avec ces indécrottables communistes exotiques. Alors le courageux empereur a choisi une ville bien tenue par la droite locale, St-Pierre, loin de la rebelle St Denis, chef-lieu et préfecture,  pour y faire son show.  Comme le président de tous les Français est venu accessoirement soutenir quelques candidats UMP du cru aux régionales avec l’argent du contribuable qui lui a payé son avion et son séjour, il ne pouvait pas se permettre le risque de voir troubler son escapade et gâcher sa photo par quelques agités ingrats ne pouvant apprécier la grâce qui leur est faite d’accueillir le Grand Sarkozy.

 Sarkozy devra partir en 2012 si nous vous lons éviter une révolution

Pendant ce temps, on nous a annoncé discrètement que le déficit de nos finances s’est encore aggravé au mois de décembre. La France s’est donc un peu plus endettée que ce qui était prévu. A ce rythme, quand Sarkozy partira du pouvoir en 2012, car il devra partir pour notre bien à tous, la dette de cette grande nation aura atteint 100% de la richesse que nous produisons chaque année.

Ceux qui connaissent l’histoire de ce beau pays en tremblent déjà d’effroi. Ceux qui la connaissent un peu moins n’ont plus qu’à se référer à l’année 1788. Qu’ils fassent la comparaison entre les finances du Royaume d’alors, sous la direction du grand argentier de Calonne et nos finances d’aujourd’hui. Si les mêmes causes devaient produire les mêmes effets, alors nous vivons aujourd’hui une époque pré-insurrectionnelle. Pour faire face à la situation, il va falloir trouver l’argent quelque part. Et puisque promesse est faite aux fortunés qu’il ne leur sera fait aucun mal, nous n’avons plus qu’une alternative : préparer les armes (pacifiques s’entend) de nos combats contre l’injustice qui se prépare, ou faire provision de kleenex puisqu’il ne nous restera que nos yeux pour pleurer.

 Le règne de l'inconscience

Dans ces conditions, on se demande à quoi jouent Sarkozy et les siens. On dirait qu’ils ont perdu tout sens de la mesure et de la bienséance. Mesurent-ils à quel point la situation fragile de notre équilibre sociale est menacée de ruine ? Les entendez-vous ? Remarquez-vous leur légèreté, leur désinvolture, leur quasi inconscience ? Y a-t-il un capitaine à bord de ce bateau ivre et sans boussole?

 Estrosi ou l'assomption de la bêtise

Avez-vous entendu M. Estrosi jurer que Renault n’ira pas fabriquer ses Clio en Turquie ? « Lorsqu’on vend une voiture Renault en France, on ne la fabrique pas à l’étranger »  affirme-t-il, martial ! Lemec qui dit ça est ministre de l’industrie, je vous le rappelle ! Plus de deux tiers des voitures Renault vendues en France sont déjà fabriquées à l’étranger. Le ministre le sait-il ? Pourquoi le laisse-t-on parler de ce qu’il ne sait pas ? Pourquoi le laisse-t-on susciter un espoir dont il sait avec certitude qu’il sera déçu ?

 Amara ou la désinvolture de l'impuissance

Avez-vous entendu Fadéla Amara nous refaire le coup du nettoyage au kärcher ? Cette sortie hasardeuse est-elle sensée nous faire oublier le plan espoir banlieue qui manque cruellement de moyen ? Devons-nous, ébahis par l’audace de la secrétaire d’Etat, passer par pertes et profits, les millions retirés au Fond Interministériel pour la Prévention de la Délinquance ? La sous-ministre ignore-t-elle la poudrière sur laquelle nous sommes assis, nous, élus de terrains qui tenons encore vaille que vaille ce qui reste de lien social ? Inconscience, ignorance ou  imposture ?

 Lagarde ou l'orgueil de la vacuité

C’est jurer ! Lagarde va frapper très fort au porte-monnaie les bonus des banques et leurs traders n’ont qu’à bien se tenir ! Saura-t-elle apaiser la déception des Français, quand ceux-ci découvriront que sur les milliards distribués, la taxe exceptionnelle façon Lagarde ne sera que de 360 millions environ ; qu’il faudra en déduire plus de 250 qui iront au fond de garantie des dépôts ; 250 millions que les banques soustrairont donc de leur cotisation ?! Que dira-t-elle aux Français avec son sourire Colgate, quand dans quelques mois, le système s’enrayera à nouveau ? Inconscience, ignorance ou  imposture ?

 Sarkozy ou le triopmphe de la petitesse

Vous avez entendu Sarkozy lui-même s’en prendre aux journalistes de France retenus en otage en Afghanistan ? Etait-ce vraiment le moment pour le président de lancer cette polémique aussi inutile que dangereuse pour nos compatriotes ? Sa haine recuite des journalistes de France 3 justifie-t-elle une telle condamnation pour nos compatriotes en dangers ? Celui qui a tant adoré les victimes ne voit en ces journalistes ennemeis que des coupables d’imprudence. Il a oublié sa fonction et son devoir d’Etat pour céder à la violence de ses sentiments. Qu’est don devenu sous le règne de Sarkozy cette pratique républicaine de l’union sacrée autour de l’un des nôtres tant qu’il se trouve en danger ?

 Kosciusko-Morizet pour nous rappeler l'essence du sarkozisme

Inconscience, ignorance ou  imposture ? Assurément les trois. A des doses différentes selon les éminentes personnes qui président au sombre destin de ce pays. Dans ce pays un membre du gouvernement, Kosciusko-Morizet pour ne pas la nommer, a dit ceci : « la consommation devient une recherche d’accomplissement de soi, quelque chose qui relève plus de l’être que de l’avoir ».Dire cela en plein marasme économique, en plein essor du chômage, en pleine expansion de  la pauvreté ! Et personne parmi ses collègues, ni même le chef du gouvernement  pour en relever l’énormité et l’absurdité. Pour eux ça doit être une évidence. Comme ce fût autrefois évident pour Marie-Antoinette que le peuple qui manquait de pain mangeât de la brioche.

 

Le sarkozysme n’a donc pas changé de nature : l’avoir et le paraître font office d’être. Le désespoir pousse le peuple à la colère. Et les chefs essaient encore de faire illusion.  Oui décidément, inconscience, ignorance et  imposture sont l’étoffe de ce pouvoir-là !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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