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  • : Le blog de GOMEZ FELICIANO
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  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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asnières

Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 23:39

grande roueRencontrée hier au hasard de notre promenade hebdomadaire dans les Hauts d’Asnières, une dame interpelle vivement le maire et lui tient à peu près ce discours : « Je n’ai pas encore eu la chance de vous rencontrer. Excusez-moi de vous fondre dessus comme cela, mais l’occasion est trop belle et j’avais envie de vous parler. Au passage merci pour l’augmentation de la taxe d’habitation » Ironie d’entame de dialogue qui nous a valu tout de même cinq bonnes minutes de remontrance avant que notre interlocutrice n’aborde le fond de son grief : « il n’y a rien qui bouge à Asnières ! Nous voulons que ça bouge ! Nous ne pouvons pas continuer de vivre à Asnières et d’avoir nos activités et nos loisirs à Colombes, Levallois ou Gennevilliers ! » Difficile d’en placer une avec elle ! Mais après deux minutes d’explication du maire régulièrement entrecoupée par ses soins, elle concéda : « Eh bien, monsieur le maire, vous devez dire et communiquer un peu plus sur ce que vous faites. Il faut que les choses avancent plus vite. J’ai envie que ça bouge dans la ville pour nos enfants… ! »

Pour vous tous qui êtes comme cette femme voici les informations que le maire a pu porter à la connaissance de notre interlocutrice  dans ce dialogue ; une sorte de chronique du week end.

 

Inauguration d’une épicerie solidaire la veille

Depuis le vendredi 18 décembre au  4 rue Louis Armand, la ville dispose d’une épicerie solidaire avec l’appui de la Fondation Carrefour et par l’entremise du réseau associatif Pacte. C’est donc le Pacte départemental, Pacte 92, qui porte avec le Centre d’Action Sociale (CAS) de notre commune cet ambitieux projet de solidarité active destiné aux plus fragiles de notre ville. Une épicerie qui bénéficiera dans les tous prochains jours à 300 familles asniéroises et qui ne se contentera pas de secours alimentaire mais animera des ateliers de nutrition, santé et hygiène pour ceux qui y seront accueillis.

 

Inauguration du marché de Noël

Ce vendredi 18 décembre illumination de noël 1c’est une foule nombreuse qui a bravé le froid glacial pour assister à l’inauguration du marché de Noël de la ville d’Asnières. Placé sous le signe des Antilles et sous le parrainage de Firmine Richard, grande et talentueuse actrice, il n’aura pas fallu longtemps pour que chacun oubli le gel de ses orteils pour cueillir au son de la musique des îles les morceaux de soleil qui pleuvaient par milliers. Et plus d’un m’assurèrent avoir vu le maire esquisser quelques pas de danse quand Firmine Richard entonna « Fé mwen un ti’bo » de la Compagnie Créole. Si vous avez une vidéo de cet instant mémorable, je suis preneur ; pour la postérité.

Oui, pour la deuxième année consécutive la marché de Noël de notre ville, sous l’ère de la nouvelle majorité, innove et assume crânement ses ambitions pour une grande ville. Et déjà il fait oublier le ridicule de la dizaine de chalets installés auparavant devant l’hôtel de ville pour trois jours. Je commençais moi-même à oublier ce que c’était avant.village pere noel

C’est une rencontre faite aux côtés du maire dans les allées du marché hier samedi qui me l’a fait toucher du doigt. Un groupe se promenait comme nous dans les allées du marché. Un homme reconnut le maire. Il lui présente dans le groupe une femme. Elle est venue lui rendre visite. C’est une ancienne asniéroise. Celui qui nous la présente  est asniérois de récente date. Elle, n’avait connu que l’ère Aeschlimann. Lui, n’est témoin que de la nouvelle ère, celle de Piétrasanta. Et c’est elle qui, visiblement émue, apprenait à son ami que le marché de Noël, ce n’était pas cela à l’époque où elle vivait à Asnières. Et lui de lui expliquer combien cette année est encore mieux que l’an dernier qui était déjà très bien. Il avaitpoppys visiblement quelque peine à imaginer comment c’était avant malgré les efforts de son amie pour lui expliquer. Mais c’est connu, le pire, il faut le voir pour le croire.

Hier samedi, sur le marché, les Petits Chanteurs d’Asnières étaient de tour de chants. Le récital de 30 minutes a littéralement transporté l’ensemble des personnes présentes.

Un hommage mérité à tous les différents services de la ville qui ont œuvré à cette réussite.

 

Inauguration de la salle de Projection au centre Robert Lavergne.

C’est ce samedi 19 décembre que la salle de projection du centre Robert Lavergne a rouvert ses portes. Depuis 17ans, cet instrument de culture et de lien social abandonné était considéré par la plupart d’entre nous habitants des Hauts d’Asnières comme l’un des symboles de l’abandon global que nous subissions. Sa réouverture ne pouvait être considérée que comme une bonne nouvelle annonçant la conjuration définitive et progressive du mauvais sort qui nous était fait par ceux qui nous prenaient pour pas grand-chose.

Alors qu’ils se pressaient vendredi soir par dizaine pour l’inauguration du marché de Noël avec leurs amis, les élus de l’opposition n’ont pas trouvé de disponibilité sur leur agenda pour assister à la renaissance culturelle des Hauts d’Asnières. Même pas la Conseillère Générale du Quartier. Sans doute une question de priorité.

 

Arbre de Noël de Trait d’uniontrait d'union

Ce même samedi 19 décembre, le centre municipal de proximité Trait d’Union réunissait les enfants du quartier pour le goûter du Noël. Il était soutenu pour l’occasion par la Régie de Quartier qui assurait la logistique et par le bailleur OSICA qui a fourni la structure gonflable où les enfants se sont amusés toute l’après-midi. Là aussi le froid et l’enneigement de la place Levau n’ont pas eu raison de la volonté des enfants et des familles d’être ensemble pour faire bouger leur quartier.

 

Arbre de Noël du Conseil des familles du Freycinet

Noël CFF4Dimanche 20, c’était au tour de l’association Conseil des Familles du Freycinet d’organiser son arbre de Noël autour des enfants du quartier. A 14h30 ils étaient plus d’une cinquantaine à attendre la rencontre avec le P. Noël hébergé pour l’occasion dans les locaux du Club des Chardons : un  Ticket et un tampon servent de passeport vers cette rencontre espérée par tous les enfants ; émotion immortalisée par une photo, un cadeau généreux du Père Noël et c’est la route vers un goûter de chocolat chaud servi par les femmes de l’association  coiffées du célèbre bonnet rouge et blanc.

Quand on sait la difficulté qu’a rencontrée l’association pour organiser ce rendez-vous annuel avec les enfants du quartier, il n’y a aucune raison pour dire que ça ne bouge pas à Asnières. Même quand c’est difficile, ça bouge tout de même.

 

Des voeux de la part des élèves de CP de Descartes A et J. d'Ormesson

Voilà un week end qui porte l’espérance d’excellentes fêtes de fin d’année et d’une très bonne année à venir pour notre ville. Et si vous voulez entrez dans cette fête avec tout plein de cadeaux dans votre hotte, il vous suffira de faire un tour en suivant ce lien : http://www.ec-descartesa-asnieres.ac-versailles.fr/spip.php?article164  Les enfants de l’école Descartes et ceux de Jean d’Ormesson vous y ont laissé une belle poésie. C’est dans le cadre de la radio de l’école Descartes. Une belle initiative de l’équipe enseignante dont je vous reparlerai avec un grand plaisir.

Qui dit encore que ça ne bouge pas à Asnières ?

 

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 19:03
trottoir

Chaque fois que nous sommes confrontés à la neige, c’est la pagaille monstre dans notre pays : trains à l’arrêt, avions scotchés au macadam, automobilistes naufragés sur les routes et autoroutes et quelques cols de fémur en délicatesse au contact des trottoirs enneigés… Et on râle ; et on gueule ; et on maudit la SNCF, le gouvernement, les sociétés d’autoroute, aéroport de Paris et … ce salaud de maire qui n’a pas mis du sel sur les trottoirs !


Je peux comprendre que l’on s’en prenne aux sociétés d’autoroute qui s’en mettent plein les poches, à l’imprévoyance des aéroports et autre chemins de fer. Mais pourquoi s’en prendre au maire ?

S'il convient de se demander pourquoi au plan national  nous sommes confrontés tous les ans à la même situation sans jamais trouver la bonne parade, il est tout à fait injuste de s'en prendre à nos municiplaités, car à ce niveau les solutions existent, elles sont simples, et ne demandent qu'à être mises en application.

Lesgens qui vivent dans des pays beaucoup plus soumis aux caprices de la poudreuse que nous en ont fait la preuve depuis bien longtemps. Là-bas, et la règle est la même ici, quand il neige ce sont les riverains qui ont l’obligation d’enlever la neige des trottoirs devant chez eux. La règle est respectée et chacun sort sa pelle et débarrasse le trottoir si la neige n’est pas trop abondante. Selon qu’il y ait simplement de la neige ou qu’il y ait du verglas ils salent ou sablent.


le maire et les agents voirie

En France, nous préférons râler. Ne pas trouver la solution car cela nous empêcherait de râler. Et quand la solution existe, l’ignorer pour râler quand même. C’est ainsi qu’à Asnières, la mairie, comme la quasi-totalité des mairies, s’est substituée aux citoyens pour saler les trottoirs. Le maire a fait le tour des trottoirs pour s’assurer que tout a été bien salé. Il a fallu intervenir sur des domaines privés de copropriété ou de bailleurs sociaux. L’incivisme coûte cher. Mais ça nous permet de râler contre les impôts… Et si on peut râler, forcément…


agent salantJe me suis permis de faire ce petit rappel à la loi maintenant que l’épisode neigeux est passé pour que nous sachions quoi faire lorsque nous serons à nouveau confrontés aux intempéries. L’hiver ne fait que commencer. Le site de la ville nous le rappelle : « Nous sommes tous concernés ! C’est aux habitants qu’il appartient de prendre en charge selon le code civil, l’entretien des trottoirs le long de leur propriété. En cas de neige, le sable est préconisé lorsque les températures sont très basses. Le sel est plus efficace contre le verglas. En cas de neige et de verglas, la ville organise avec ses services et son prestataire le sablage et le déneigement des axes principaux de circulation et les trottoirs devant les bâtiments et les différents services municipaux. Les quais et certains axes à grandes circulations, dont les têtes de ponts sont de la responsabilité du département des Hauts-de-Seine. »

 

La mairie n'abandonnera pas la population qui n'a pas à être victime du renoncement aux responsabilités individuelles de quelques uns. Mais si nous nous y mettons tous, ce serait sacrément mieux, y compris pour nos impôts.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 18:48

Avec votre permission je voudrais revenir sur la question de la sécurité publique puisqu’il en a été question au dernier conseil municipal.

Une volonté de faire de la sécurité un souci partagé

La majorité soumettait un vœu à l’assemblée communale réclamant plus d’effectif de police nationale, le remplacement du commissaire adjoint et du commandant de police, tous deux récemment mutés, et une Unité Territoriale de Quartier (UTEQ)  pour les quartiers limitrophes de Gennevilliers (Luth), Colombes (Fossé Jean) et Asnières (Nord). Une population qui avoisine les 40 mille habitants pour ces trois quartiers et qui est soumise de temps en temps aux humeurs de bandes qui s’affrontent pour un oui ou pour un non. Le phénomène n’est pas en extension. Mais les élus ont compris que c’est maintenant qu’il faut agir avant que la situation ne s’empire. La majorité municipale a rappelé dans ce vœu l’ensemble des efforts par elle consentis pour contenir le phénomène. Ce vœu avait tout pour être consensuel.

La volonté de l'opposition d'en faire une affaire politicienne

C’est compter sans l’inconséquence de l’opposition en général et le cynisme de M. Aeschlimann en particulier, qui, une fois de plus a prouvé que pour lui la ruse tient lieu d’intelligence et que l’entourloupe  et la manœuvre politicienne valent mieux que le souci réel des difficultés des populations. Voici le récit des faits et la démonstration de l’imposture aeschlimannienne.

La conseillère générale du canton nord oublie ses électeurs au profit de ses bienfaiteurs

Il y eut deux interventions de l’opposition. Celle de Mme Chavinier d’abord. Elle nous dit en gros que nous n’avons pas à donner d’ordre au gouvernement, qu’il n’appartient à une municipalité de dire au président de la République ce qu’il a à faire. Drôle de conception de la démocratie. Avec Mme Chavinier au moins les choses sont claires. Depuis que le petit Sarkozy a pris les rennes du département, son slogan c’est : « touche pas à mon Sarkozy ». Tout ce que fait Sarkozy Nicolas est bien et ce qu’il ne fait pas aussi. Comme cela, madame reste dans les bonnes grâces du petit Jean en espérant attirer l’attention du  père. Pathétique. Les Asniérois du canton Nord, dont elle est conseillère générale, souffrent et elle ne pense qu’à soigner ses arrières.

Les contorsions jésuitiques de M. Aeschlimann pour se défiler

L’intervention de M. Aeschlimann ensuite n’a rien à voir avec la défense aveugle du sarkozisme sécuri-déficient de sa collègue d’opposition. L’avocat est beaucoup plus subtil. Il commence par nous dire que lui il voterait bien le vœu si nous enlevions tout ce qui concerne les efforts que nous attribuons à notre majorité. Le maire a accepté d’enlever du vœu la longue liste des actions entreprises avec sa mandature pour que l’opposition puisse le voter. Mais rien n’y fait. Il restait une derrière phrase qu’il fallait à tout prix enlever puisque cette phrase souligne globalement l’effort fait par la commune. Mais pour notre député ces efforts n’existent tout simplement pas. Mauvaise foi ? Certes. Mais il y a bien plus. Et c’est là la ruse. Se montrer soucieux de la sécurité des asniérois et rendre la majorité municipale responsable du fait que nous n’ayons pas trouvé un compromis acceptable par tous.

Les vraies raisons du refus de voter le texte

Mais voici la preuve de l’imposture, la démonstration que M. Aeschlimann n’a aucun souci de la sécurité des asniérois surtout ceux des Hauts d’Asnières. Bien au contraire. Il s’arrangerait bien d’un peu plus de difficulté pour les habitants.

Monsieur n’a jamais voulu voter ce vœu. Il ne le pouvait tout simplement pas le voter s’il lui reste un peu de logique et de la suite dans les idées. Car le député ne peut pas voter la baisse des effectifs de la police nationale à l’assemblée et le conseiller municipal réclamer la hausse des effectifs dans sa commune.

Le député ne peut pas louer l’action du gouvernement en matière de sécurité à l’assemblée et s’associer à un vœu municipal qui semble dire le contraire. Jugez-en vous-mêmes en cliquant sur ce lien : http://www.nosdeputes.fr/seance/500#table_5921

le double jeu d'un calculateur

Mais le pire reste à découvrir. Car c’est à ses manœuvres que l’on découvre à quel point M. Aeschlimann à l’esprit tordu. Dans une autre intervention à l’assemblée, datée du 30 juin dernier, il conditionnait carrément l’action du gouvernement dans les localités aux efforts faits par les élus locaux : « ne serait-il pas souhaitable d'établir un véritable cahier des charges de la sécurité, destiné à mettre toutes les communes devant leurs responsabilités, et leur octroyer aide et soutien lorsqu'elles mêmes font un effort suffisant ? Cela pourrait contraindre les moins motivées d'entre elles, et rendre enfin vertueuses des villes qui ne le sont pas. » Voilà ce qu’on a pu lire dans une question posée par M. Aeschlimann à M. Marleix, secrétaire d’Etat aux collectivités.

La philosophie sécuritaire de notre ancien édile est simple : la responsabilité régalienne de l’Etat en matière de sécurité est subordonnée aux efforts consentis par les communes. Et comme monsieur ne fait rien au hasard, il a pris le soin de fustiger plus haut dans sa logorrhée le manque d’effort des communes dont il est le député : « la circonscription dont je suis l'élu est composée de la ville d'Asnières et du canton sud de Colombes. Ces deux villes ont connu un changement de majorité lors des dernières élections municipales : elles ont, on s'en souvient, basculé à gauche. Aujourd'hui, l'une et l'autre souffrent de graves problèmes d'insécurité, avec de fortes hausses de la délinquance. Pourtant, en dépit des discours électoralistes, ces deux villes ont fait le choix de réduire considérablement les moyens municipaux de lutte contre la délinquance. »

N’est-il pas légitime d’affirmer que ce que Manuel Aeschlimann réclamait au gouvernement c’est la diminution des moyens au détriment de sa circonscription ? Puisque l’Etat devrait donner plus de moyen à ceux qui font d’effort, étant entendu que ni Asnières ni Colombes ne font d’effort, la conclusion ne s’impose-t-elle pas d’elle-même ? Comment croire alors à la sincérité de Aeschlimann Manuel quand il prétend quelques mois plus tard vouloir voter un vœu demandant l’augmentation des moyens pour notre commune ?

Mensonge éhonté dont la preuve est dans sa question : « Pourtant, l'une et l'autre mairies ne cessent de réclamer à l'État des moyens accrus en matière de sécurité, manière ô combien facile de faire porter le chapeau des hausses récentes de faits constatés à votre gouvernement ! Nous savons tous les efforts fournis par le chef de l'État et par M. le ministre de l'intérieur, afin de lutter contre les voyous de tout poil. » En d’autre terme, au mois de juin dernier M. Aeschlimann affirmait que pour ce qui est de sa circonscription, l’Etat en fait déjà trop. Croyez-vous encore que Aeschlimann ait jamais eu l’intention de voter ce qu’il appelle lui-même une manière ô combien facile de faire porter le chapeau de l’insécurité au gouvernement ? Si vous voulez la totalité de l’intervention, c’est ici.


Ne soyons pas dupes. A Asnières il y a ceux qui sont décidés à lutter pour la tranquillité de leur commune et ceux qui œuvrent dans l’ombre du mandat qu’ils ont reçu du peuple pour que le désordre ne soit pas résorbé afin qu’ils puissent en profiter cyniquement. Les premiers usent de leurs maigres ressources pour palier à la défection de l’Etat et à l’abandon des territoires. Les seconds travaillent à la raréfaction des moyens de l’Etat pour mieux vendre aux populations martyrisées par leurs manœuvres politiciennes, l’impuissance orchestrée des élus locaux dont ils espèrent récupérer la place. C’est abject. C’est à vomir !

Monsieur le député ne peut pas continuer à jouer au Dr Jekyll et Mister Hyde avec la sécurité des Asniérois.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 00:09

 Madame sourit sur affiche

Par ces temps automnaux où les feuilles de nos arbres retournent à la terre nourricière préparer le regain du printemps, nous avons vu fleurir sur nos panneaux les affiches au sourire commercial de Marie-Dominique Aeschlimann. Feuilles mortes pour feuilles mortes, nous préférons celles-là qui annoncent l’espérance du printemps à celles-ci qui nous replongent dans des cauchemars dont le souvenir et les effets continuent de traumatiser nos esprits et les caisses de notre trésorerie alourdie par 177 millions d’euros de dette. En bas de sa bobine sur papier glacé est inscrite cette injure à notre intelligence : « une élue proche de vous » ! Et moi je suis le pape !

 

Pendant que son mari peaufine l'image d'un présumé criminel de guerre


Pendant ce temps, son mari devenu avocat, embrasserait les grandes causes. C’est au détour d’un confidentiel de Jeune Afrique que j’apprends que notre ancien maire comptait désormais parmi l’armada des avocats de Jean-Pierre Bemba actuellement en délicatesse avec la Cour Pénale Internationale. 

Tout le monde n’est pas au courant des affaires africaines. La complexité des conflits de l’ex-Zaïre aujourd’hui République Démocratique du Congo est telle qu’on ne saurait reprocher à quiconque de n’y rien comprendre. Bemba n’est pas n’importe qui. La CPI lui reproche d’avoir trempé dans les crimes survenus au cours des nombreux conflits qui ont ensanglanté l’Afrique centrale par la grâce de son Mouvement de Libération du Congo de triste mémoire.

Les charges qui pèsent contre lui sont lourdes. II a été arrêté en Belgique le 24 mai 2008 suite à un mandat établi par la CPI  en raison d'accusations de crimes sexuels, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Il est transféré à La Haye en juillet 2008.

Pour se familiariser un peu plus avec le nouveau client de nottre député, il faut savoir que Bemba est un héritier riche et fortuné de la sinistre époque de la dictature de Mombutu. Candidat aux dernières élections congolaises (il a été battu au second tour obtenant 42% des suffrages), les observateurs ont évalués à près de 20 millions de dollars US, l’argent dépensé pour sa campagne. La surface financière du monsieur attire donc beaucoup d’avocats. Mais loin de moi l’idée que cette fortune soit la seule cause qui mobilise autant de cabinets d’avocats de par le monde. Le goût de la justice, la défense des peuples d’Afrique spoliés par des dirigeants indélicats et surtout de la paix en Afrique doivent jouer un grand rôle dans le choix de ce client si méritant par le cabinet Schnerb. Surtout que comme Sarko, Bemba est un grand ami de Khadafi qui lui a fourni armes et munitions dans sa tragique incursion en Centraffrique.

Mais tout ceci sous réserve que le confidentiel de Jeune Afrique soit véridique.

Le voici in extenso : «  Dans la perspective de l’ouverture, en avril 2010, de son procès devant la Cour pénale internationale (CPI), Jean-Pierre Bemba étoffe son équipe de défenseurs avec le recrutement de Me Manuel Aeschlimann, du cabinet parisien Olivier Schnerb. Député des Hauts-de-Seine, celui-ci fut le conseiller de Nicolas Sarkozy (qui est le parrain de son fils aîné). Il n’a prêté serment en tant qu’avocat qu’en mars 2008, après sa défaite aux municipales à Asnières, dans la proche banlieue parisienne. Dans l’affaire Bemba – qu’il a rencontré pour la première fois le 22 octobre –, Aeschlimann devra surtout veiller à l’image de son client et sera à pied d’œuvre dès le 2 décembre. C’est en effet ce jour-là que la CPI doit se prononcer sur la mise en liberté provisoire de son client… »

Après avoir pour ainsi dire pantouflé dans un cabinet rémunéré par la municipalité quand il en était le maire, voici Me Aeschlimann chargé de peaufiner l’image Bemba. Le peuple Congolais saura lui être reconnaissant pour cette grande œu vre humanitaire.

L’épilogue provisoire de ce début d’aventure africaine s’est pour l’instant soldé par un échec. La demande de mise en liberté provisoire de M. Bemba a été rejetée le mercredi 2 décembre dernier par la CPI. Bemba restera donc en prison. N'attribuons pas cela à la jeunesse de l'expérience professionnelle de Me Aeschlimann. A sa décharge il n'a pas à assurer la défense de son gros client.

Il faut reconnaître que le député-avocat a fort affaire pour l’image de son client. La CPI s’était déjà prononcée en août dernier pour sa mise en liberté provisoire en attendant sa comparution. Décision aussitôt frappée d’appel par le procureur OCampo. Mais ce qui a causé beaucoup de dommage à l’ancien vice-président congolais, c’est qu’aucun des Etats contactés pour l’accueillir provisoirement ne voulait d’un hôte aussi embarrassant.

Allez ! Courage Manuel ! Si tu n’y arrives pas on ne t’en voudra pas. Mais c’est un gros client. Faut pas lâcher l’affaire !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 01:17

 La démagogie est une maladie incurable que certains n’hésitent pas à soigner avec de fortes doses de cynisme. J’en ai eu la preuve hier encore en conseil municipal.

C’est arrivé au détour d’une délibération sur les questions d’urbanisme. Mme Fischer venait de présenter différentes affaires ayant trait à la rénovation des hauts d’Asnières. C’est l’occasion choisie par Aeschlimann pour soumettre un amendement à la délibération propsant entre autre de modifier les plans actuels de la future halle du marché des Quatre Routes pour que celle-ci puisse à l’occasion se transformer en salle des fêtes pour accueillir les mariages des habitants des quartiers nord de la ville.

 

Intention louable croit-on ! Mais démagogie immonde cachant un mépris insigne pour nous les habitants du quartier.

 

Le mépris ?

Du mépris bien sûr ! Puisque pour nous, Monsieur pense qu’il nous suffira de pousser les étales de poisson et de cacher les crocs de boucher pour faire nos fêtes ?

Du mépris encore quand on laisse entendre que nous ici, nous n’avons besoins de rien d’autre si ce n’est une salle pour nos mariages. C’est connu. Dans ce nord peuplé d’arabes et de noirs, nous ne savons rien faire d’autres que la fête…

Du mépris enfin quand on fait le projet de nous mettre une salle à nous dans notre quartier, pour que nous n’en sortions pas, pour que nous n’allions pas déranger les bonnes gens qui vivent dans les autres quartiers de la ville.

Des salles pour offrir des lieux conviviaux  de rassemblements divers aux asniérois, c’est toute la ville qui en manque et pas seulement sa partie septentrionale.

 

De la démagogie ?

Je l’affirme. Puisque l’intension de monsieur n’était pas de satisfaire quelque besoin que ce soit de qui que ce soit. Il a eu neuf ans pour le faire et il n’a pas bougé le petit doigt.

Le projet qu’il nous demande de modifier aujourd’hui, c’est lui qui l’a préparé et nous qui nous efforçons de l’améliorer pour répondre au maximum aux attentes du quartier. Dans le projet qu’il a laissé, nous n’avons trouvé aucune trace d’une volonté quelconque de faire de la halle du marché une salle polyvalente.

 

Du cynisme ?

Cynique l’exception de générosité la bouche en cœur quand on cherche à mettre sur le dos de la majorité la faute d’un rejet de solution, solution dont on sait par ailleurs qu’elle est irréaliste, voire surréaliste.

Cynique l’usage que l’on fait des souffrances d’une population en lui proposant des solutions qui la rabaissent.

Cynique cette manière de faire de la politique en proposant à une partie de la population des solutions particulières faites pour la flatter aussi efficacement qu’elle la tient à l’écart du reste de la communauté communale.

 

Garder monsieur votre générosité par devers vous.

Le hasard du calendrier voulait que je vienne en conseil municipal juste après un Conseil d’Ecole. Les parents que j’ai vus ne m’ont pas demandé une salle pour leur mariage. Ils m’ont demandé quand la salle de projection sise au centre Robert Lavergne allait rouvrir. Ils ont manifesté leur joie de voir l’école de leurs enfants complètement repeinte et propre. Ils étaient tous là, les titulaires et les suppléants. Rien n’obligeait ces derniers à être là si ce n’est l’avenir de leurs enfants. Elle est là la vraie générosité. Ils sont là les vrais besoins. Rien de plus, rien de moins qu’ailleurs. Pour leurs enfants ils réclament un meilleur cadre de vie, de meilleurs dispositions pour leur éducation, et un accès plus grand à la culture et aux choses de l'esprit.

Et ils danseront à même les trottoirs. Et ils se marieront dans les squares. Pourvu qu'on puisse être avec eux pour garantir l'avenir de leurs enfants. Ici comme ailleurs, il y a juste des gens ordinaires. Extraordinaire, non?

 

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : asnières
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