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Publié par GOMEZ FELICIANO

Le deuxième volet de notre bilan d’incompétence du règne Aeschlimann va s’intéresser à l’état des services de la ville. Dans ce domaine, nous ne sommes pas loin de la catastrophe. Mais le couple régnant fait tout ce qu’il peut pour masquer cette triste réalité. Rumeurs, mensonges, polémiques nauséeuses, voilà les leurres habiles lancés pour distraire la populace pendant que dans l’ombre une attaque inavouable s’opère contre le service public.

La défiance généralisée

Fait rarissime à la mairie d’Asnières, le dernier conseil municipal a été informé de la volonté de la nouvelle municipalité de mettre fin aux fonctions de deux directrices générales adjointes. Comme à son habitude, Maître Aeschlimann, qui a une très haute opinion de ses compétences juridiques, a voulu faire passer cette procédure comme une banalité, un fait ordinaire. Voir. En tout état de cause, à Asnières, la procédure est inédite sur la période récente. Piétrasanta et son équipe, j’en étais, n’ont pas procédé ainsi, ce qui vaut à Aeschlimann de retrouver à son arrivée des directeurs généraux qu’il avait recrutés.

La procédure est certes légale. Mais elle est réglementée. M. Aeschlimann n’a pas voulu donner d’autres explications à ces fins de détachement si ce n’est que la municipalité voulait donner une autre orientation à son action. Au demeurant, il a affirmé lui-même, parlant des agents en question, que leurs « qualités professionnelles » n’étaient pas en cause, et qu’ « elles se sont montrées dignes » lors des discussions qu’il a eues avec elles. On se demande alors au nom de quelles orientations nouvelles on se sépare d’agents dignes et professionnels.

C’est potentiellement beaucoup d’argent pour mettre fin à un détachement sur emploi fonctionnel. L’opposition devra vérifier que cela s’est fait dans les d’une bonne gestion des deniers publics. Le maire et sa majorité devront assurer la population que la ville n’a pris aucun risque coûteux pour nos finances.

Quant aux agents qui s’en vont, ce sont deux personnes d’une rare compétence qui ont démontré largement leur capacité à servir l’intérêt général et le bien public. Je leur souhaite de trouver des horizons plus apaisés d’un service public serein, à l’abri de considérations bassement politiciennes.

Mais le cas de ces deux directrices n’est que l’arbre qui cache la forêt de l’ambiance délétère qui règne depuis plusieurs mois dans les services. Les syndicats s’en sont alarmés récemment. Nous reproduisons le document publié par l’un d’entre eux. Nous avons essayé de reproduire au mieux ce document dans sa forme initiale. Nous en avons volontairement occulté l’identification du syndicat.

Ce document n’est malheureusement qu’une illustration parmi tant d’autres. Dans certains services, notamment à l’enfance et à la petite enfance, il y a eu des mouvements sociaux ou à tout le moins des préavis ont été déposés. Un véritable malaise s’est installé partout dans les services, certains parlent même de mal-être. Les arrêts maladies se multiplient. Un directeur général adjoint des services, connu pour sa rigueur et son professionnalisme, aurait été au bord de la rupture à un moment donné. De nombreux cadres s’en sont allés et d’autres cherchent à partir. Et comme on ne prête qu’aux riches, la nouvelle rumeur qui court dans les services serait qu’un nouveau Directeur Général des Services aurait été recruté, mais qu’au dernier moment il aurait refusé de venir à Asnières… Légende urbaine, sans doute sans fondement, mais qui illustre bien l’ambiance qui règne au Royaume d’Asnières. Méprisable !

 

Le saccage des services

L’humour et le rire aideront sans doute les agents à tenir dans cet univers devenu impitoyable. Mais on n’oublie pas que pendant ce temps ce sont des pans entiers du service public qui prennent l’eau.

La longue et insensée séquence sur les rythmes scolaires a laissé des traces au service de l’éducation où l’encadrement fait défaut. C’est alors que les familles sont en vacances qu’arrive dans leur boîte aux lettres le dossier d’inscription aux activités périscolaires, à la cantine et au centre de loisir. Au retour des vacances, ils devront inscrire leurs enfants dans la précipitation sans trop savoir à quelles activités ils auront droit. Les services, déjà anémiés, devront faire face à un afflux massif de dossiers à traiter dans un délai record.

D’ici cette catastrophe annoncée, les enfants, les jeunes, et les familles auront passé un été atone, sans grandes animations dans les quartiers, si ce n’est des improvisations bâclées de sorties-consommation de loisirs à 2 euros, sans aucune ambition pédagogique ni enjeu de cohésion. Tout le bonheur de cet été se sera reposé sur les actions et services que nous avons créés et qui auront résisté à l’incurie et à l’incompétence généralisées qui se sont installées à la tête de la ville : la cellule d’animation de la direction de la culture, le cinéma en plein air, les animations Tremplin Sport et Tremplin Culture de la direction de la politique de la ville...

Le service de la vie des quartiers, littéralement laminé, a vu toutes ses animations annulées, comme je le contais par le menu dans un précédent article. Les nombreuses associations conviées à cette fête de l’été sont encore abasourdies par l’inanité de cette décision.

Quant à la vie associative, c’est du jamais vu à Asnières. Malgré les initiatives des associations, les panneaux d’affichage officiel et institutionnel restent désespérément vides, s’ils ne sont pas artificiellement garnis de flyers d’événement passés ou lointainement à venir. Il est impossible pour la ville de relayer les actions des associations afin d’y attirer la population. Les préférences de la municipalité vont dorénavant à des manifestations où l’on brûle des merguez et sert l’apéro, comme l’attestent les mine réjouies de nos élus sur leurs publications sur les réseaux sociaux.

Le premier été de ce mandat est assez éloquent de tout ce qu’ils ne savent pas faire. Mais pire encore, ils ont fait la démonstration qu’ils peuvent beaucoup détruire en peu de temps. Effrayant.

 

Le retour du népotisme et des copinages

Mais pendant que la population et les services sont soumis à rudes épreuves, on soigne les amis. Ainsi, le fils d’un élu vient d’être embauché dans les services. Interrogé sur cette embauche en conseil municipal, le maire, loin de le contester l’a justifiée, attestant ainsi de sa réalité. Ce garçon qui n’a jamais su faire la preuve de son professionnalisme ni de son sens du service public, avait été mis à la porte des services après plusieurs avertissements. Le voilà de retour dans les effectifs. Son cas était sans doute très urgent. Plus urgent ceux des jeunes des quartiers à qui on a promis du travail à la mairie avant les élections et qui se demandent désormais comment joindre le maire.

Les nombreux agents qui ont vu leurs contrats non renouvelés savent désormais qu’ils sont partis pour faire de la place à d’autres. Après le fils de faudra-t-il embaucher le frère de, le beau-frère de, l’ami de… ? Dans son mandat précédent, on avait déjà eu affaire à des pratiques similaires. Nous y avions mis fin. Et voilà que le népotisme et le clientélisme font leur retour. Immoral.

 

Le service public est une vocation et une mission. L’amour du bien commun et le souci de l’autre, le désir de faire du commun, de faire « Commune » au nom de et dans la République, la préoccupation constante de l’équité par un traitement juste et égal de tous sans distinction, voilà les valeurs que nous avons défendues pendant six ans de mandat. Voilà le souffle qui nous a animés et que nous avons essayé de partager avec les services de la ville, généralement avec succès, à l’exception notoire de quelques rares poches de résistance arc-boutées à une médiocrité addictive. Les agents du service public ne demandent qu’une chose : accomplir leur mission dans la sérénité au service du public. Avec le soutien des politiques, pourquoi pas ? Ils sont les premiers garants de ce service. Mais quand ces politiques deviennent un handicap pour l’accomplissement des missions, pire, quand la puissance politique se comporte en force destructrice du service public, on bascule carrément dans l’absurdité. Si ce cauchemar naissant devait durer, il est à craindre que notre ville ne s’en relève pas.

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