Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par GOMEZ FELICIANO

Je vous propose aujourd’hui un zoom sur une direction particulièrement touchée par l’assaut d’incompétence déployée par la bande à Aeschlimann. J’ai nommé la direction de la Vie des Quartiers. Chronique de la liquidation de tout un service

 

Une grande ambition pour les quartiers

La direction de la vie des quartiers est née de l’expérience que nous avons pris le temps de mener sur le terrain. Au regard des dysfonctionnements graves que nous avons constatés dans l'animation de proximité à notre arrivée en 2008, les directions de la politique de la ville et de la jeunesse ont reçu la mission de redynamiser  les différentes structures tout en restant attentives  à ce qui pourrait être la meilleure organisation pour une animation efficace des quartiers et l’accompagnement des projets des habitants.

De cette démarche méthodique est née  l’idée d’une direction de la vie des quartiers. Il faut du temps pour qu’aboutisse et s’épanouisse une telle ambition. J’ai piloté la naissance de cette direction; j’en ai fixé les orientations ainsi que les objectifs opérationnels en accord avec le maire et mes autres collègues, dans la concertation, l’écoute, l'attention aux besoins des habitants tout en veillant à ce que les agents soient associés et moteurs des mutations souhaitées.

Née il y a à peine plus de deux ans, cette direction a mené à  bien ses objectifs : la Maison Aimé Césaire transformée en Centre Social Municipal en janvier 2014; développement des maisons de quartier Poincaré et  Numès ; développement des actions vers le Nouveau quartier des Bords de Seine ; projet d’ouverture d’une maison de quartier dans le quartier Voltaire ; projets de web télé, de théâtre, de danse, de la Junior Association, les séjours pensés et réalisés comme un projet éducatif par les ados des structures et les jeunes adultes, les cours de gymnastique d’entretien, d'arabe, d'anglais…, la création des animations hors-les-murs fédérant associationset services municipaux, les succès des fêtes des Hauts d’Asnières et des Grésillons… En peu de temps, cette direction nouvelle a fait la preuve de son efficacité et est devenu un interlocuteur référent pour les partenaires de la ville.

Nous pensions avoir donné durablement à la villle l’outil efficace qui lui manquait, sans doute encore à parfaire et à développer.

 

Une ambition compromise

Mais c’est précisément à cette direction que la nouvelle majorité municipale s’en est prise avec une rare violence. Aussitôt installée, ils ont mis fin au contrat de la principale responsable d’Aimé Césaire en l’absence de la directrice en congés de maternité. Comment peut-on espérer motiver une équipe en commençant par en couper la tête ?   Décider de se séparer d’un agent qui n'a pas démmérité n'a jamais motivé personne. Et pourtant ils récidiveront un peu plus tard en mettant fin au contrat du responsable de la Maison de quartier Poincaré. Et voici deux structures importantes des Hauts d’Asnières sans direction pour mener à bien les projets de l’été.

Mais puisque l'appétiti vient en mangeant, ils ont choisi de se faire les dents sur la directrice de service aussi.Celle-ci a rendu les armes, lasse de lutter contre des forces qui se cachent derrière des élus qui n’osent se dévoiler. D’après mes informations, ils auraient cherché à lui changer de service. Mais au nom de quoi ? Qu’est-ce qui rend urgent l’affectation d’une directrice de service qui a toutes les animations de l'été sur les bras ?  Quelle autre raison pourrait motiver cette insistance à lui changer de poste si ce n'est une aveugle et inconséquente mise en œuvre de calculs politiciens à courte vue, la conséquence de marchés inavouables conclus avec des alliés politiques tapis dans l'ombre?

 

Une destruction déjà à l'oeuvre

La destruction des structures de proximité est donc un saccage méthodique dont on peine à connaître les motivations réelles. Commencé par l’encadrement, ce sac a fini par atteindre les agents. A la seule Maison Aimé Césaire, cinq agents sont en arrêt maladie et une sixième a démissionné sans demander son reste. L’ambiance malsaine qui s’est rapidement installée a fini par avoir raison de leur santé physique et mentale. Tel agent a été agressé verbalement par une ancienne employée du centre et cela devant une élue qui aurait laissé faire. Telle autre aurait subi le même sort avec un plus de violence. Et toujours aucune réaction des responsables politiques pour défendre leurs agents. A ce jour au moins une plainte a été déposée pour agression sur son lieu de travail pas un agent de la vie des quartiers avec plusieurs jours d’incapacités de travail à la clé.

Après l’annulation des animations hors les murs, faudra-t-il annuler les séjours préparés de longues dates par les ados et jeunes adultes faute de personnes capables de suivre les dossiers et de les faire aboutir ? La Maison de quartier Poincaré a d’ores et déjà reporté son séjour. Les structures seraient en sous encadrement chronique ce qui ne manquent pas de poser des problèmes réglementaires.  Les séjours séjours prévus par la Maison Aimé Césaire sont de plus en plus compromis. Des jeunes qui y ont travaillé toute l’année se plaignent d’être mis à l’écart au profit d’autres. Les familles commencent à s’en émouvoir.

La situation dans les maisons de quartier est alarmante. Un animateur rencontré au hasard d’une promenade m’indique que seulement une dizaine de jeunes fréquentent sa structure là où il y en avait plus d’une trentaine par jour l’été dernier. Tel autre animateur s’alarme de ce qu’une association, toujours la même, se trouve greffée aux manifestations de sa structure sans qu’il y ait eu discussion préalable sur les termes de cette collaboration. Par deux fois, des adjoints au maire auraient fait, elles-mêmes, des courses de merguez au nom de la ville pour des manifestations pour lesquelles les structures étaient partie prenante. Selon quelle procédure cela était-il possible ? Comment se sont-elles fait remboursé leurs frais ? L’une des manifestations a donné lieu à la revente de ces produits ? Quelle régie a géré ces recettes ? Que sont-elles devenues ? Sans parler des risques sanitaires encourus.

 

Un vrai gâchis à court terme

De tous les désastres promis par le saccage de la direction de la vie des quartiers, celui qui fera un mal irrémédiable à la ville et surtout au quartier des Courtilles sera la fin du centre social Maison Aimé Césaire. Or cette fin est inexorable si rien n’est fait pour la soustraire rapidement à la malfaisance des incapables qui veulent en faire leur objet personnel.

Les jeunes et les parents d’horizon divers se retrouvent-ils pour imaginer ensemble un projet d’inclusion, à la fois ludique et éducatif appelé « un repas presque parfait », clin d’œil évident à une célèbre émission ? Ce projet se transforme en « un ramadan presque parfait » sans que personne n’y trouve à redire. Une telle initiative de la part d’une structure municipale, qui plus est un centre social, doit être soutenue et encadrée par un projet pédagogique dument validé et auquel sont conviés des personnes susceptibles de rassembler largement dans le but d’ouvrir les esprits à l’accueil de l’autre différent par une connaissance plus approfondie de ce qu’il est.

Ce lundi 28 juillet, j’ai vu quatre femmes et leurs enfants assis dans l’entrée de la Maison Aimé Césaire, célébrant ensemble la fin du mois du Ramadan et ce en présence d’une animatrice du centre qui a délaissé pour l’occasion les autres enfants dont elle a la charge pour casser la croute.

Dans le même temps, personne n’a pensé à faire de l’animation programmée au Mourinoux ce même lundi 28 juillet, une grande fête en consonance avec la joie et le bonheur de la communauté musulmane du quartier. Je me suis rendu à ce qui était prévu pour être un temps fort de cet été.  Malgré l’effort notable de l’opération Tremplin, force a été de constater qu’il ne se passait pas grand-chose. Même les maisons de quartier n’ont pas pu mobiliser leur public. Pendant qu’une élue en faction était accrochée à son téléphone visiblement peu intéressée par ce qui se passait autour. Misère !

 

Pour l’honneur des agents

Je m’en voudrais de finir cet article sans défendre l’honneur des professionnels avec qui j’ai travaillé. J’ai recruté la directrice de la vie des quartiers alors qu’elle postulait pour la direction de la politique de la ville. J’ai vu que son profil correspondait à ce qu’il nous fallait. Je ne me suis pas trompé. Quand on veut créer, il vaut mieux le faire à partir de bases solides selon des méthodologies rigoureuses. On ne crée pas dans le flou et l’indécision où prospèrent ceux qui adorent l’à-peu-près et le n’importe quoi. Pour avancer nous avons dû nous séparer d’agents rétifs au projet. Pas suffisamment de toute évidence.

J’ai rencontré chacun, chacune des cadres à partir des CV qui m’ont été transmis par les ressources humaines. Ces sélections sur CV ont été faites en raison de profils de postes préalablement définis et validés selon les règles. Aucun agent recruté à cette direction ne l’a été en raison d’un appui, d’une recommandation, d’un copinage quelconque. Ce sont des professionnels avec de bons CV et une grande motivation pour faire avancer les projets de la ville. C’est ainsi qu’ils se sont comportés.

Les agents de la direction aujourd’hui attaqués de toute part n’ont jamais pris parti dans la campagne électorale. Ils payent cher le prix de leur professionnalisme, de leur intégrité et de leur attachement à la fonction publique. Ils n’ont jamais travaillé que pour les habitants, tous les habitants sans exclusive, notamment ceux qui pensent à leur quartier et non pas d’abord à leur intérêt personnel. La nouvelle majorité semble ne pas apprécier ce profil d’agents. C’est dommage.

 

Nos maisons de proximité sont apparemment en des mains incompétentes qui ont réussi à en éloigner des professionnels aguerris. Ce serait dommage, qu’après tant d’années de travail des habitants, des partenaires et des agents, la patience des habitants soient à nouveau mise à l'épreuve, alors qu'on touchait au but. Il est plus que temps de sortir de la bêtise où s’enferme la municipalité.

Commenter cet article

serrurier paris 10 30/07/2014 17:28

Je vous vante pour votre critique. c'est un vrai état d'écriture. Continuez


serrurier paris paris& serrurier paris paris; S. Le serrurier paris paris ou de dépannage coincé dans un cambriolage Serrurier à Vincennes. Serrurier paris sont formés dans l?entrée

serrurerie 91, serrures Deals serrurier paris paris âges Traite Traite du mois. Offres spéciales Serrurier Paris 15. Serrurier ou professionnalisons tous vos besoin utilisante. Nos équipe serrurier paris paris 5, verrouillage cas de France. Pied de serrurier paris paris, dépannage en Île de serrurier paris paris ou serrurier paris paris claquée, la serrurerie Premiers confier tout comme (serrure.

Superginette 30/07/2014 13:36

Bonjour,

C'est vrai que l'animation pro ne s'improvise pas
Mais çà, les élus et leurs copains qui chapeautent notre quartier, ne l'ont pas compris
Gare au retour de bâton
Il est vrai que laïcité doit être respectée et ce n'est pas le cas
Nous le savons par expérience, et c'est dommageable pour tous les habitants
Et je pense que la liste des départs « forcés » du personnel de certaines structures qui osent encore fonctionner de façon démocratique et apolitique est loin d'être close
de même que l'on peut redouter la fermeture de certaines structures également
Notre quartier des Courtilles est d'un triste et il va l'être encore plus !
Il est devenu un quartier communautariste et gare si on ne fait pas partie de cette communauté
Beaucoup de gens, retraités, comme moi on envie d'aller voir ailleurs si la vie est meilleure, plus saine et plus
joyeuse
Dommage, il faisait bon vivre dans notre quartier avec l'ancienne équipe !

kader 30/07/2014 09:41

Ce que fait cette mairie c es scandaleu! Que de la basse politique