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Publié par GOMEZ FELICIANO

Faut-il laisser passer le conseil municipal du 13 novembre dernier comme une lettre à la poste ? Ce serait ne pas prendre toute la dimension des marqueurs politiques fondamentaux que sont certaines décisions prises lors de ce conseil. Elles sont les symboles d’une méthode, d’un système, les symptômes d’un échec

Dérive des dépenses de personnel

Aeschlimann a passé toute la campagne municipale à fustiger un prétendu dérapage des dépenses de personnels de notre équipe. Adossé à l'expertise supposée (j'y ai cru moi aussi, mais de moins en moins) de son fidèle Mancipoz, excellent à mettre en texte le mensonge officiel dicté par sa mauvaise foi, il a récemment mis en scène un audit officiel qui aurait confirmé tout le mal qu’il disait de notre gestion, avec au premier plan, l’explosion des frais de personnel. Payé grassement (65000 euros tout de même), cet audit aurait tort de contrarier un si généreux client. On allait voit ce qu’on allait voir. Nos champions de la gestion efficace, nos virtuoses de la finance locale allaient mettre de l’ordre dans la maison Asnières.

Mais, face à l’épreuve de la gestion dans la vie réelle, le vernis faussement vertueux de nos vierges effarouchées n’a pas tardé à craquer. Les chiffres ne prennent pas des postures. Aussi la majorité s’est-elle trouvée contrainte de modifier en novembre le budget primitif qu’elle a voté en avril pour affecter des crédits supplémentaires de 1.350.000 euros, excusez du peu, à la ligne des charges de personnel. Il n’a pas fallu sept mois pour que Aeschlimann fasse la preuve de son inconséquence et de son incapacité à gérer.

A titre de comparaison, comptes administratifs à l’appui, vérifiable par tous donc, voici le bilan de notre gestion du personnel : tous les budgets des charges de personnel que nous avons élaborés depuis 2008 ont eu un taux de réalisation compris entre 96 et 99.9 % à l’exception de celui de 2011 qui a été réalisé à 100,1 % soit un dépassement de 0.1 %. Nous avons su élaborer les budgets du personnel avec sincérité et nous les avons toujours exécutés avec rigueur.

Comme à leur habitude, ils ont essayé de faire croire que ce dépassement est dû à l’insuffisance des crédits prévus par l’ancienne majorité. A supposer que cela soit vrai, ce qui n’est évidemment pas le cas, ces gens auraient donc voté un budget dont ils ne maîtrisaient pas les grandes masses et découvriraient après 7 mois d’exercice qu’il faut provisionner à nouveau. Avons-nous raison de confier les finances de la ville à des ingénus ?

Signalons au passage que le fameux et très cher audit, dont plus personne ne doit désormais ignorer l’existence, préconisait une diminution drastique des charges de personnel quitte à faire une coupe sombre dans les effectifs. Voici ce que recommandent les auditeurs : « Ramener la masse salariale à son niveau 2011, soit une baisse de 3,6M€, sur la durée du mandat apparaîtrait comme raisonnable et nécessaire. Ce gain serait rendu possible par une diminution des effectifs comprise entre 120 et 150 agents sur la durée du mandat par rapport à l’effectif 2013. » Vous avez bien lu. L’audit dont M. Aeschlimann est si fier, lui demande de baisser les charges de personnel et de diminuer les effectifs. Sa première décision est de les augmenter. Bel exemple de cohérence.

Mais on n’en est pas à une incohérence près. Que l’on m’explique comment cette dérive est possible alors même que de nombreux agents, surtout parmi l’encadrement, les plus hauts salaires donc, ont depuis longtemps quitté les services et que beaucoup de ces postes restent à ce jour vacants ? Comment a-t-on explosé les dépenses de personnel, alors même que partout se fait ressentir le manque cruel d’agents ? Il y a comme un mystère dans cette gestion, le même qui nous a conduit aux bords du précipice il y a quelques années. Devons-nous rester spectateurs impuissants d’une incurie menaçante pour nos finances ?

Abandon des solidarités

Nous avons eu la confirmation en conseil municipal que l’épicerie solidaire allait fermer.

Le principe de l’épicerie solidaire, c’est la dignité de l’accueil dans le respect de ceux qui connaissent quelque difficulté, qui ne demandent pas la charité, mais ont momentanément recours à la solidarité de la collectivité pour passer le cap des temps difficiles. Avec le soutien de la fondation d’une grande enseigne de distribution, les accueillis pouvaient bénéficier de produits alimentaires à des coûts très abordables. Ils pouvaient trouver là un accompagnement personnalisé, divers outils de médiations vers les services de santé, hygiène, logement, emploi et même des conseils et soins en esthétique, tout pour qu’ils ne perdent ni espoir ni estime d’eux-mêmes.

La nouvelle municipalité a estimé que ce service n’avait plus lieu d’être. Elle s’en est justifiée en invoquant des raisons aussi dégradantes pour les accueillis qu’injurieuses pour les nombreux bénévoles et professionnels qui se donnaient sans compter au service des autres. Car les accuser entre autre de distribuer des produits périmés, ce n’est rien d’autre que les couvrir d’infamie.

Lors du conseil municipal, M. Aeschlimann a laissé entendre que c’est une structure associative qui prendra la suite. Quelle est cette association ? Quelles sont ses compétences ? De quelle expérience dispose-t-elle ? Quels sont ses moyens ? Qui sont ses bénévoles et ses professionnels ? Qui sont ses partenaires ? Questions visiblement trop secondaires pour que M. Aeschlimann daigne nous dire le nom de ladite association. Nous mènerons l’enquête et nous vous informerons.

Que ce soit clair pour tout le monde : rester les bras croisés face au massacre des solidarités élémentaires n’est pas dans mon tempérament. Je me battrai et ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà me contacter.

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