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Publié par GOMEZ FELICIANO

Seule et triste conclusion possible face à l’attitude de la municipalité ces dernières semaines : oui Aeschlimann a tourné le dos à la République. Voici les manifestations récentes de cette fièvre antirépublicaine qui a saisi notre municipalité.

Simples constats

11 janvier ? Quel 11janvier ? Ni le maire, ni sa femme n’ont daigné se joindre à la maigre foule qui a bien voulu suivre le maire adjoint à la sécurité pour aller à la marche républicaine du 11 janvier dernier. Bien évidemment rien ne l’y obligeait. Il se pourrait même qu’à titre personnel il soit contre une telle manifestation. Mais alors en tant que maire de tous les habitants, ne devraient-ils pas s’en expliquer.

Des attentats ? Quels attentats ? A ce jour, rien, absolument rien sur les organes officiels de communication de la mairie pour condamner ces attaques odieuses contre notre démocratie. Mais là, aucune position personnelle ne peut venir excuser ce péché par omission. Condamner un attentat commis contre la République et ces valeurs n’est pas une injonction morale, mais un simple devoir Républicain. Sommes-nous, oui ou non, en droit d’attendre de notre maire qu’il soit la première autorité républicaine de notre ville et, qu’à ce titre, en notre nom à tous, il porte publiquement notre réprobation unanime ?

Pas de manifestation à Asnières. A ce jour, aucune manifestation officielle, aucun rassemblement public, aucun geste symbolique posé à Asnières pour signifier le rejet des Asniérois du terrorisme, leur attachement au vivre ensemble, leur solidarité avec les victimes, leur défense des valeurs de la République, leur refus des amalgames… Rien !

Des troubles à la minute de silence ? Pa vus ! Alors que des sources multiples ont signalé la perturbation de la minute de silence du 8 janvier dans des écoles Asniéroises par des animateurs de la ville, aucun communiqué municipal pour démentir ces rumeurs et rétablir l’honneur de notre ville ou pour condamner ces faits s’ils sont avérés avec le même souci de l’honneur des Asniérois. Rien !

Des concertations ont-elles été engagées avec les associations, la communauté éducative, les citoyens de tous bords pour mesurer les conséquences pour notre ville de cette épreuve nationale, faire le point, libérer la parole, évaluer la situation, se projeter vers l’avenir ? Rien !

Des religieux dans les écoles !

Notre vénérable maire, son épouse et quelques-uns de leurs affidés ont invité en mairie les autorités religieuses asniéroises. L’opposition n’était pas conviée à cette réunion. L’unité républicaine partout vécue et affichée en France n’a toujours pas franchi les frontières asniéroises ce 15 janvier dernier. Prêtres catholiques, Pasteur protestant, Rabbin juif, Imam de la mosquée, tous étaient présents pour une longue séance de câlino-thérapie, séance au cours de laquelle le Pape Manuel et la mère abbesse Marie-Dominique, sous le regard vigilant des élus manif pour tous, ont rivalisé d’ingéniosité pour leur dire tout le bien qu’ils pensaient des religions et de leurs valeurs. Nos autorités religieuses se sont vu faire deux propositions qui, dès le lendemain dans les colonnes du Parisien, étaient devenues deux décisions. Aussi hallucinantes qu’improbables, mon journal m’en est tombé de la main en lisant ce qui a été décidé à cette fameuse réunion : organisation d’un rassemblement des différents cultes présents sur la commune pour une cérémonie interreligieuse d’hommage aux victimes et mise en place d’un comité constitué de religieux intervenant dans les écoles pour assurer une formation sur le fait religieux.

Le coup était parfait. Notre maire était à la manœuvre parce que, précise-t-il au Parisien, « la municipalité doit être un élément coordinateur au service des valeurs de tolérance. » Mon œil.

Une cérémonie religieuse qui ne fait pas l’unanimité

Le rassemblement religieux dont il a été question lors de la fameuse réunion du 15 janvier a été programmé pour le 21 janvier. Mais curieusement il n’a pas eu lieu, la mairie ayant fait appeler les différents représentants des cultes pour l’annuler. Autant que vous le sachiez, cette annulation n’est pas due au hasard.

D’après nos informations, des désaccords au sein des représentants de la communauté catholique sur la conduite à adopter face aux propositions du maire seraient à l’origine de ce cafouillage. L’un d’eux porterait sur la puissance organisatrice et invitante. La municipalité ne voulait pas être celle qui organise et invite. La raison en était qu’il s’agit d’un hommage interreligieux. Mais l’un des représentants catholiques ne l’entendait pas de cette oreille. Le drame qui a frappé la République interroge certes les religions. Mais il dépasse largement le cadre religieux et c’est faire peu de cas de tous nos concitoyens non-religieux, voire anti-religieux qui ne se retrouveraient pas dans une telle démarche. Pour lui, ce serait normal que ce soit la municipalité qui organise et invite, les confessions religieuses s’y associant de la manière la plus appropriée et respectueuse de tous les asniérois de tous bords. La fermeté de ce prêtre, fervent défenseur du dialogue interreligieux et membre actif du dialogue islamo-chrétien, dans sa volonté de n’agir que dans un cadre républicain et non dans celui d’une cérémonie exclusivement religieuse serait la cause principale de l’annulation du rendez-vous du 21 janvier.

Aux dernières nouvelles et comme l’indique l’invitation ci-dessous, la cérémonie interreligieuse est prévue le 2 février.

Le nom du prêtre dont il est question plus haut ne figure pas sur l'invitation envoyée par le maire. On ne m’y verra pas non plus. Et j’en connais des amis cathos, engagés de longues dates dans le dialogue interreligieux, qui sont révoltés par cette attaque contre la république autour des cadavres de ceux qui n’avaient qu’un combat : la République, celle qui garantit aux uns la liberté de croire, aux autres le droit de s’en moquer, mais qui réunit les uns et les autres dans la même fraternité laïque.

Le maire d’Asnières une fois de plus, aura montré toute l’étendue de sa petitesse.

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