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Publié par GOMEZ FELICIANO

Josi et Dédé sont en campagne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux-là ne sont pas près de redorer le blason de la politique. L’une s’est taillé une réputation plus que méritée de girouette, à suivre la première nul ne sait où il va. L’autre est entrain de se construire une glorieuse carrière de marionnette aux mains habiles du maître Aeschlimann, à l’écouter nul n’ignore de quel ventre vient le son qui sort de sa bouche. Ce ticket est sans aucun doute le plus grossier piège démocratique jamais imaginé, une machine à faire l’électeur contraint de se réfugier dans l’abstention. Mais c’est sans doute le but recherché. Alors, à une semaine des élections, appliquons-nous ici à déconstruire cette machination. Le Conseil Départemental, c’est du sérieux, c’est l’avenir de nos jeunes, le bien-être de nos vieux, le bon accueil de tous nos bébés.

Josi et Dédé, très loin des préoccupations des Asniérois

Pendant cette campagne, on les a plus souvent vus en photo qu’en vrai. Apeurés de devoir affronter une population qui a beaucoup de comptes à leur demander ? Sans doute, car celle-ci a beaucoup de griefs à opposer à leur gestion paresseuse de notre ville depuis des mois. Mais ces derniers jours, leur préoccupation était bien loin de l’inquiétude des Asniérois au sujet de l’augmentation de leur dette, du renvoi aux calendes grecques des grands projets pour notre ville. Oui, ils étaient plus préoccupés de savoir qui a le droit d’être UMP que de savoir ce que veulent les Asniérois.

Josi et Dédé refusaient à Cyrille Déchenoix, un candidat cocu du même camp qu’eux, le droit de mentionner l’UMP et l’UDI dans sa communication de campagne. Ils se sont tournés vers les tribunaux (oui les impôts des Français servent à cela aussi, encombrer la justice ordinaire par des querelles de chapelles) pour leur reconnaître ce droit à l’usage exclusif des sigles partisans de la droite. Le tribunal de Nanterre les a renvoyés à leurs chères études. Sans honneur et sans gloire, ils s’en sont retournés penauds, priant pour que ce premier revers retentissant ne soit pas le présage à d’autres déconvenues.

UMP/UDI #ASNIERES: guerre des étiquettes et bal des hypocrites

Le bal des hypocrisies

Mais que cache en réalité cette guéguerre d’étiquette. Les querelles d’étiquettes au sein d’une même famille cachent toujours quelque chose d’inavouable.

Au début de la campagne électorale, nous avons appris que c’était le duo Fischer/Déchenoix qui allait porter les couleurs UMP/UDI. Fort d’une promesse que lui aurait faite Aeschlimann en échange de son soutien aux municipales, Cyrille Déchenoix pensait donc repartir en campagne pour conserver son siège de conseiller départemental. Il en aurait même un temps reçu l’autorisation.

UMP/UDI #ASNIERES: guerre des étiquettes et bal des hypocrites
UMP/UDI #ASNIERES: guerre des étiquettes et bal des hypocrites

Un jour on a appris que, parce que Déchenoix allait bientôt être convoqué au tribunal dans une sombre affaire de conflit d’intérêt, Manuel Aeschliman refusait de lui accorder son soutien et voulait désormais investir André Mancipoz en lieu et place pour porter la couleur UMP.

Il obtint gain de cause et Déchenoix fut prié de ravaler sa casquette UMP. Josi changea de partenaire. Ce qui n’est guère étonnant pour une professionnelle du changement de pied. Dédé, en docile marionnette, obéit comme toujours à Aschlimann et fit comme on lui disait en reprenant la casaque bleue et rouge. Quant au sieur Déchenoix, il se rebiffa, maintint sa candidature et ses étiquettes. La suite de l’histoire se jouera dans les urnes, après le passage par le tribunal. Fort heureusement, la plupart des Asniérois savent qu’ils ont un autre choix à faire que d’arbitrer. Et voilà comment on transforme une élection en arbitrage de querelle de cour de récré. Les Asniérois devraient sortir massivement et renvoyer ces gens dans leur bac à sable.

Car malheureusement, cette histoire en tout point minable qui aurait pu aller rejoindre les nobreuses autres anecdotes risibles de notre vie démocratique locale, est un véritable épouvantail électoral, une machine à effaroucher les électeurs, qui en notre ville sont si souvent volatiles.

Accès de vertu ou calcul politicien ?

Cette affaire recèle en effet une énorme curiosité qui doit retenir notre attention pour aller regarder au-delà de la façade : Aeschlimann en défenseur de la vertu et de l’éthique publique ! Oui, c’est bien sous le prétexte de défendre la morale que lui, Aeschlimann a décidé de retirer son soutien à Déchenoix ainsi qu’il l’expliqua encore et encore à la presse. Je me suis pincé tant de fois pour être sûr de ne pas être dans un rêve éveillé que j’en ai des rougeurs partout (mais, rassurez-vous chers lecteurs, vu que je suis noir de peau, ça ne se voit pas).

Capture d'écran de la page du site Le Lab Europe1

Capture d'écran de la page du site Le Lab Europe1

Rappelons que c’est Aeschlimann lui-même qui, en pleine campagne des municipales révéla et attira l’attention des électeurs et de la justice sur ladite affaire pour laquelle Déchenoix serait attendu au tribunal. Quand, entre les deux tours des municipales, il apposait sa signature sur le document attestant de sa promesse de soutien à Déchenoix dans l’optique de recueillir le sien, il ne se formalisait pas du fait que celui dont il dénonçait la conduite lui apporte son soutien. Car après tout, si cette convocation s’avérait, ne serait-elle pas la suite logique de la dénonciation initiée par Aeschlimann lui-même ? Celui dont il accueillait le soutien hier, en connaissance de cause, ne serait pas digne aujourd’hui de recevoir le sien en retour et cela sans fait nouveau. Avouez qu’on connaît plus limpide et plus clair comme défense de moralité ! Non ?

Des principes vertueux à géométrie variable

Surtout que cet accès soudain de respect de la moralité publique n’a pas toujours été une grande préoccupation de notre nouveau père la vertu. La preuve ?

Vous pouvez aller relire cet article de mon blog passé inaperçu pendant la campagne des municipales et qui prend maintenant un autre relief. C’est l’histoire d’un mec qui, en sa qualité de maire, en dénonce un autre à la justice. Bien des années plus tard, celui qui a été dénoncé est condamné en première instance. Il fait appel. Pendant que l’appel court, le voilà colistier et élu avec le maire qui l’avait dénoncé.

Lettre de signalement de M. Aeschlimann contre M. Mocaer

Aeschlimann signale à la justice les agissements de M. Charles Mocaer qui était alors un des dirigeants de la Maison des Loisirs et de la Culture. M. Charles Mocaer sera condamné en première instance et interjettera appel. Il est à nouveau attendu par la justice pour son procès en appel. Il ne s’est pas présenté au tribunal à la fin octobre comme il aurait dû. Ni lui, ni son avocat. L’affaire fut renvoyée au mois de mars. Mais bis repetita. Un changement opportun d’avocat fait reculer le jugement de l’affaire. Et ce nouvel avocat n’est autre que M. Cellupica, collaborateur en son temps de M. Aeschlimann, notamment dans le mouvement 100% Asnières. Un Hasard ? Et la nouvelle échéance est pour le procès est au mois de mai, soit après les départementales et un peu avant la torpeur estivale. Encore un hasard ?

Celui qui serait le nouvel avocat de M. Mocaer

Celui qui serait le nouvel avocat de M. Mocaer

M. Aeschlimann a donc dans son équipe municipale, quelqu’un qui est vraiment attendu par la justice pour des faits graves. Celui-là siège à ses côtés et uuaux côtés de Dédé et Josi, laquelle Josiane Fischer était le dépositaire du pouvoir de M. Mocaer lors du dernier conseil municipal. Il nous est permis d’émettre l’hypothèse que les retards successifs du jugement en appel de M. Mocaer sont conseillés et suivis de près en haut lieu. Josiane Fischer cautionne ce double jeu ! André Mancipoz regarde où les mains de son marionnettiste tournent ses yeux.

M. Mocaer est présumé innocent jusqu'à son jugement définitif qui pourrait le blanchir au demeurant. Mais son cas et le processus qui l'a conduit devant la justice ressemble à s'y méprendre avec le processus qui conduirait à nouveau M. Déchenoix devant les tribunaux. Il est évident que la défense de la vertu de M; Aeschlimann à géométrie variable et de ce fait relève plus de la manipulation de l'opinion que d'un combat de conviction.

Avec ce jeu malsain de querelles inutiles et d’hypocrisie grotesque on ne peut pas penser faire revenir les électeurs dans aux urnes. Sauf si les électeurs viennent massivement dire non à cette mascarade en élisant des candidats libres et convaincus, solides dans leurs engagements et cohérents dans leurs actions.

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