Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par GOMEZ FELICIANO

Ceux qui connaissent les mœurs politiques de notre commune savent que lorsque Manuel Aeschlimann sort la tente rouge, c’est que la météo politique est mauvaise. Son intrusion massive et répété dans les Hauts d'Asnières ces derniers jours n’est donc que la tentative désespérée de s’abriter préventivement d’un orage qui se forme au-dessus de sa tête et de sa majorité.

Vendredi dernier, nous avons en effet eu connaissance, de manière officielle, des conclusions du rapporteur du Conseil d’Etat suite à notre recours en annulation des élections de mars 2014. Celui-ci recommande l’annulation desdites élections. Il est donc fort probable que nous retournions aux urnes à Asnières. Et voici notre Aeschlimann et sa cour déjà en campagne, délaissant pour de bon les affaires asniéroises.

#Asnières : Menace d'orage électoral et déjà une averse de mensonges

Le tract diffusé ce dimanche sur nos marchés est un prototype des mensonges éhontés auxquels nous serons soumis dans les prochaines semaines. Mais nous les démonterons les uns après les autres, en espérant que cette fois, le peuple échaudé y regarde à deux fois et prête un peu plus attention à la lumière que nous apportons dans les méandres obscures de la Pravda aeschlimannienne.

Mensonge N° 1 : Maintien de la baisse des impôts locaux ?

Je donne rendez-vous à chaque Asniérois en face de sa feuille d’imposition l’automne prochain. Si les taux d’impositions sont restés ce qu’ils étaient l’an dernier, la prise en compte de l’actualisation de la valeur locative qui sert de base au calcul n’a pas été déduite comme ce fut le cas l’an dernier. La baisse était déjà factice l’an dernier, puisqu’elle ne représentait en moyenne que 75 centime par foyer, même pas une baguette de pain dans une vraie boulangerie. Elle carrément mensongère cette année.

Ce qui n’empêche pas la propagande municipale de nous asséner une fois de plus : « le budget 2015 c’est : première baisse historique des impôts à Asnières depuis 32 ans ». Le Budget 2014 était déjà une première baisse historique depuis 32 ans. Celui de 2015 aussi, et toujours depuis 32 ans. Un copier-coller communicationnel répétitif et lassant auquel il conviendra de mettre fin rapidement, si le Conseil d’Etat nous en offre l’opportunité.

Comme l'indique ce tableau, p. 10 du document officiel ayant servi au débat d'orientation budgétaire, la ligne des contribtions directes fait un bon de plus de 500 mille euros en 2015. La ligne dest impôts et taxes, la première, qui globalise tout le chapitre, bondit de plus d'un million d'euros. A part quoi, les impôts baissent.

Comme l'indique ce tableau, p. 10 du document officiel ayant servi au débat d'orientation budgétaire, la ligne des contribtions directes fait un bon de plus de 500 mille euros en 2015. La ligne dest impôts et taxes, la première, qui globalise tout le chapitre, bondit de plus d'un million d'euros. A part quoi, les impôts baissent.

Mensonge N° 2 : Les emprunts toxiques finis ?

C’est le chant du chœur des mésanges, entonné depuis des mois et des semaines. Pour ceux qui comme moi ont des adolescents à la maison, il faut toujours passer derrière eux quand on leur a intimé l’ordre d’aller ranger leur chambre afin d’y mettre fin aux désordres qu’ils y ont semés. Pour contrôler le parfait ordre du rangement opéré, autant ouvrir les armoires et placards avec prudence et soulever les tapis avec précautions.

Aeschlimann est comme un ado qui a joué gaiment avec les finances de notre ville en y mettant beaucoup de désordre. Lassé qu’on le lui rappelle, il a fait un rangement à la manière des ados, sous l’œil complaisant de ses nouveaux baby-sitters, Mancipoz et Fischer.

Quand on entre désormais dans la chambre des dettes asniéroises, on ne voit presque plus d’emprunt toxique. Mais quand on ouvre le placard et qu’on regarde sous le tapis, le désordre reste entier et désormais la ville est prise à la gorge : 200 millions d’euros de dette dorénavant et de nouveaux emprunts à venir avec une capacité d’autofinancement réduite à néant. Les charges de la dette pèsent sur nos finances, les investissements sont divisés par deux, et ce qui s’appelle économie chez Aeschlimann n’est autre qu’une politique d’abandon des solidarités essentielles. Le budget du personnel explose avec des salaires mirobolants offerts à des amis recrutés à grands frais. Une vraie catastrophe.

Mensonge N° 3 : La baisse du prix de l’eau de 10%, une œuvre d’Aeschlimann ?

C’est sans doute ici le plus gros et le plus vil des mensonges de ce tract dominical. Oui, le prix de l’eau va baisser. Mais un tout petit peu; environ 15 centimes par mètre cube. Mais cela ne doit rien à l’œuvre de Manuel Aeschlimann et je l’attends quand il veut et où il veut, devant n’importe quel tribunal où il a l’habitude de trainer ses contradicteurs pour le confronter à son mensonge. Car sur ce sujet, ma colère est sans limite puisque les Asniérois ont été grugés par la Lyonnaise avec un Aeschlimann apparemment heureux que nous nous soyons faits cocus.

C’est dès 2013 que les villes alors de gauche du SEPG (Syndicat des eaux de la presqu’île de Gennevilliers) ont entamé un bras de fer avec le délégataire. Nanterre, Asnières et Colombes, seules villes de plus de 60 mille habitants du syndicat étaient à même de participer à l’étude conduite par L’UFC-Que Choisir, qui a conclu à un prix anormalement élevé du coût de l’eau dans nos communes.

Numéro de novembre 2013 d'UFC-QUE CHOISIR.

Numéro de novembre 2013 d'UFC-QUE CHOISIR.

On a constaté dans le même temps que les communes et syndicats où l’eau est gérée en régie publique, les coûts y sont nettement plus bas. Le troisième constat de l’étude, c’était que toutes les villes ont saisi l’occasion du terme des délégations de service pour renégocier à la baisse les tarifs de la vente de l’eau aux consommateurs.

Dès lors s’offraient à nous deux options : renégocier ou aller vers une régie publique du service de l’eau potable. Cette dernière option était clairement celle des villes de gauche. Elle n’a d’ailleurs été rejeté qu’à une courte majorité : 11 contre 13. C’est pour cela que l’autre option a été choisie et rapidement acceptée par le délégataire qui dès 2013 a acté le principe d’une baisse des prix pour les consommateurs. Vous pouvez d’ailleurs consulter ici le compte rendu que ma collègue d’alors, Mme Laurence Lenoir, alors en charge du dossier pour la municipalité, en a fait sur son site : http://laurencelenoir92.hautetfort.com/tag/sepg

Nous disposions là de tous les atouts pour une vraie négociation au profit des consommateurs. Il y avait largement de quoi obtenir plus que 10%. Ensuite et toujours selon l’étude de UFC-QUE CHOISIR, les syndicats qui ont brandi la menace d'un passage en régie publique ont obtenu une très large baisse. La droite a donc joué contre l'intérêt des consommateurs de nos communes. Mais cela ne nous autorissait nullement à nous contenter d'une pauvre baisse de 10%.

Asnières et les villes du syndicat des eaux de la presqu'île de Gennevilliers font partie des factures d'eau les plus chères. Dès 2013 la situation dénoncée par l'ensemble des villes.
Asnières et les villes du syndicat des eaux de la presqu'île de Gennevilliers font partie des factures d'eau les plus chères. Dès 2013 la situation dénoncée par l'ensemble des villes.

Asnières et les villes du syndicat des eaux de la presqu'île de Gennevilliers font partie des factures d'eau les plus chères. Dès 2013 la situation dénoncée par l'ensemble des villes.

La ville d'Orléans, qui n'était pas plus maltraitée que nous a obtenue 30% de baisse. La droite a bradé nos efforts en n'obtenant que 10% de baisse. Et Aeschlimann ose faire le fier.

La ville d'Orléans, qui n'était pas plus maltraitée que nous a obtenue 30% de baisse. La droite a bradé nos efforts en n'obtenant que 10% de baisse. Et Aeschlimann ose faire le fier.

Aeschlimann ment quand il dit avoir obtenu une baisse des prix de l'eau. D'abord il s'agit d'une baisse a minima. La Lyonnaise s'en tire très bien et reste assise sur une marge confortable sur le dos des consommateurs. Ensuite cette baisse était actée dès la fin 2013 et devait être intégrée dans les nouveaux accords en vue de la nouvelle délégation de service public.

Aeschlimann profite encore une fois et sans scrupule de l’action de son prédécesseur. Mais une fois de plus, pour n'avoir pas bien travaillé le dossier, il brade les chances de la commune d'obtenir un accord avantageux, exactement comme dans le cas des emprunts toxiques. Et en plus il se dépêche de tirer à lui une couverture qui n'est plus que peau de chagrin. C'est rageant de voir à quel point l'incompétence d'un élu peut coûter aussi cher à l'ensemble de ses concitoyens.

Commenter cet article