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Publié par GOMEZ FELICIANO

La peur au ventre, les artistes du cirque Aeschhlimann font leur tournée dans les Hauts d’Asnières. Sortez bonnes gens ! Les magiciens des promesses improbables sont de sortie tout près de chez vous. Les équilibristes des vérités successives et contradictoires sont de retour dans votre quartier. Vous ne les avez pas vus depuis un an ? Rassurez-vous ! Vous allez en souper jusqu’à plus soif ! Ils ne vous lâcheront plus. Le maire, sa femme, sa cour et leur tente rouge vous aiment à en mourir. Ils sont ici, ils sont là. Ils sont partout. Tous les jours. C’est pas de l’amour ça ? C’est-y pas de la proximité ? Ils adooooorent les Hauts d’Asnières.

Ce n’est plus de la proximité. C’est du squat !

Voici le progamme du Cirque

Voici le progamme du Cirque

A en croire ce document édité aux frais du contribuable, la tente rouge de notre très proche maire passera pas moins de cinq fois tout près de chez nous d’ici vendredi prochain. Si on compte les trois derniers passages (vendredi, samedi, lundi), depuis le 17 avril, jour de l’audience au Conseil d’Etat ayant préconisé l’annulation de l’élection de notre inestimable maire de proximité, la tente rouge aura été tous les jours dans le quartier des Hauts d’Asnières, sauf le jeudi où elle s’en sera effroyablement éloignée pour s’établir… place des Bourguignons. Mieux, la tournée du cirque municipale s’achèvera là où elle a commencé : aux Quatre Routes. Heureuse place de notre quartier, qui, en une semaine, sera honorée de trois visites de notre auguste édile accompagné de sa cour docile.

Mais qu’on se rassure, tout ceci n’a rien à voir avec les probables élections à venir. Tout ceci n’est qu’activité normale d’une municipalité sympa qui a pris l’habitude de passer une semaine entière dans nos quartiers. Tous les Asniérois ont un souvenir précis de ces rondes fréquentes de leur bon maire et de sa fine équipe dans leurs quartiers. Tout le monde sait que chaque fois que la tente rouge débarque dans un quartier c’est pour une semaine entière. Il y a des tas de lieux dans notre ville qui, depuis un an, ont vu s’installer trois fois en une semaine la tente rouge. Rien que de très ordinaire donc? Mon oeil!

Voilà comment sous nos yeux incrédules, un dépositaire de l’autorité publique détourne à son profit les moyens municipaux pour anticiper une campagne de plus en plus inévitable. Voilà comment, trompant l'esprit qui préside la loi en jouant avec la lettre qui l'exprime, ceux qui doivent être des exemples de probité, sous prétexte de ne rien faire d’illégal, s’affranchissent de la morale et de l’éthique, et cela dans un quartier dont ils ont pris l’habitude de stigmatiser les habitants, surtout les plus jeunes, pour leur prétendue incivilité ou délinquance.

Et j’interroge. J’interroge la Manif Pour Tous et ces bigots qui se targuent de morale mais se font complices de pratiques aussi déloyales que celles-là. Catholiques ces méthodes?

J’interroge mon cher ami, mon très respectable ami, membre de cette équipe municipale et responsable influent de la mosquée, qui regarde ailleurs quand l’éthique se fait malmener ? Je peux l’interroger ici sans le prendre en traite, puisque j’ai eu à en parler directement avec lui.

J’interroge Josiane Fischer et ses positions anciennes sur cette tente rouge et l’usage qu’en faisait le maire qu’elle combattait. Mais là aussi, elle a déserté le champ du combat éthique. A quoi ne renoncerait-on pas pour une écharpe, à plus forte raison quand on en a deux ?

J’interroge Laurent Martin Saint Léon et ses postures gaulliennes qui ne sont plus qu’impostures, depuis que sa détestation des socialistes l’a conduit, queue basse et ventre à terre, au pied d'un maître dont il lèche aujourd'hui les chaussures, quand hier encore il se plaisait à vomir dessus ?

Ne pas être à cheval sur la morale, ou même s’asseoir dessus: Voilà leur mot d'ordre ! Renoncer aux principes et à soi pour conquérir et conserver le pouvoir à n'importe quel prix! Quelle médiocrité!

Un maire blanc comme neige

Mais irréprochable est notre bon maire. Foi du Rapporteur Public du Conseil d’Etat, ainsi qu’il l’affirme dans le tract diffusé par sa cour sur les marchés ce dimanche : « Le Rapporteur Public a aussi précisé que les éventuelles pressions n’étaient en rien imputables à Manuel Aeschlimann, dont la responsabilité ne peut être mise en cause à ce sujet » !

Pauvre Manuel Aeschlimann. Il y a des gens, sans doute de faux amis, qui lui veulent tellement du bien qu’ils finissent par lui faire du mal. C’est vrai quoi. Qu’est-ce qui leur a pris d’aller faire pression sur les électeurs ? Pourquoi veulent-ils autant de bien à M. Aeschlimann ? Il aurait sans doute gagné avec des milliers de voix d’avance sans cette pression aussi inutile que nuisible ! Non?

C’est vrai, on n’a pas pu faire la preuve que Manuel Aeschlimannn était l’organisateur de la fraude électorale qui a conduit le Rapporteur du Conseil d’Etat à recommander l’annulation des élections de mars 2014. Rien ne prouve qu’il fût au courant de ces pressions nombreuses qui ont convaincu le rapporteur public de l'irrégularité des opérations de vote. Autant que je me souvienne, dans son mémoire en défense, M. Aeschlimann n’a pas nié ces pressions ! Il s’est contenté d’en relativiser la portée et tenté vainement d’en équilibrer les conséquences en imputant à Piétrasanta et sa liste des faits imaginaires non retenus par le tribunal. Mais la seul question qui vaille est celle-ci : qui a profité des irrégularités ?

Monsieur Propre, monsieur Innocent, monsieur victime-de-mes-amis-qui-me-veulent-du-bien, monsieur La Vertu ... Bref notre Saint Maire fait rire le tout Asnières, mais ne le sait pas encore.

Et on se dit : vivement que le Conseil d'Etat nous libère, que la campagne s'engage. Alors la tente rouge sera rangée et dans la clarté du face à face avec les Asniérois, plus rien ne sera caché, tout se saura, preuves à l’appui.

Pour l’instant, le cirque continue. Mais déjà les spectateurs font défaut comme sur cette triste photo. Et la peur, chaque jour un peu plus, dans leur camp, gagne du terrain

Pour l’instant, le cirque continue. Mais déjà les spectateurs font défaut comme sur cette triste photo. Et la peur, chaque jour un peu plus, dans leur camp, gagne du terrain

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