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Publié par GOMEZ FELICIANO

Ceux qui, comme cet soutien de la majorité, n'aiment pas que l'on parle éthique en politique, vont encore me trouver moralisateur.  Mais à l'allure où vont les choses dans notre ville et par respect de nos concitoyens, il va quand même falloir qu'on en parle un peu. C'est l'objet de cette humble contribution, ou comment la panique de tout perdre fait perdre à la majorité tout horizon morale. Leur philosophie : "Je nique la morale et je l'assume"

Ceux qui, comme cet soutien de la majorité, n'aiment pas que l'on parle éthique en politique, vont encore me trouver moralisateur. Mais à l'allure où vont les choses dans notre ville et par respect de nos concitoyens, il va quand même falloir qu'on en parle un peu. C'est l'objet de cette humble contribution, ou comment la panique de tout perdre fait perdre à la majorité tout horizon morale. Leur philosophie : "Je nique la morale et je l'assume"

Après le Nord et l’Est de la ville, notre inévitable maire s’annonce dans les autres quartiers d’Asnières : un tour express. Les jours étant comptés, il n’a plus le temps de s’installer une semaine entière dans un quartier comme ce fut le cas dans les Hauts d’Asnières. Il prendra même le temps de s’arrêter devant l’hôtel de ville, la preuve s’il en est besoin qu’il s’agit bien d’une campagne déguisée. Quel besoin en effet de planter une maison dite de proximité devant la maison elle-même ? La preuve paradoxale aussi que la municipalité s’est bien éloignée de ses administrés, puisqu’il lui faut planter une tente rouge devant la maison commune pour rendre visible ceux qui sont sensés y être accessibles à tous.

#ASNIERES J-7: "pa-nique" ta morale publique

La météo à l’assaut de la tente rouge ?

Et si la météo maussade, comme un mauvais présage, venait contrarier cette campagne qui ne dit pas son nom ?

En attendant de savoir pour qui ce temps sombre annonce des lendemains qui déchantent, on est déjà certain que ce passager caprice météorologique va nuire un jour ou deux à la tente rouge municipale, ainsi qu’à la restauration mobile aux relents de merguez brûlées qu’elle traîne dans son sillage. Les Elus, esseulés sur les trottoirs de notre ville en attendant l’électeur à embobiner, devront se munir de cirées jaunes et risquer une pneumonie si l’équipe en sursis ne dispose pas d’une autre stratégie pour s’accrocher au pouvoir en dehors de celui utilisé ces derniers jours pour profiter à fond des moyens municipaux.

La fin prématurée de l’auberge espagnole à la mode municipale ?

Pas si sûr. Mais il faut l’espérer.

A lire et à regarder une affiche placardée dans les halls d’immeuble et sur les places dans les Hauts d’Asnières ces derniers jours, nous craignions en effet que notre inénarrable maire n’ait déjà changé de perspectives professionnelles pour donner désormais dans la restauration. Mais par n’importe laquelle : la véritable et non légendaire auberge espagnole, celle où l’on trouve tout à condition de l’apporter soi-même. Jugez-en plutôt.

#ASNIERES J-7: "pa-nique" ta morale publique

Au restaurant du maire, « Venez avec votre plat préféré » ! Mais à la mode Aeschliman, il y a un supplément gratuit : barbec à volonté. C’est écrit, là en haut à gauche de l’affiche : « c’est gratuit » !

#ASNIERES J-7: "pa-nique" ta morale publique

On se tordait volontiers autour du barbec du maire (« j’y vais, je bouffe et je vote pas pour lui » disaient les plus retors). La poilade allait aussi bon train sur la toile et les réseaux qui ne désignaient plus notre édile que du nom épicé de Maire-Guezz. On serait tout de même un peu chafouin si la météo mettait ainsi fin à la seule attraction de notre ville depuis douze mois, depuis la disparition des directions de la vie des quartiers, de la politique de la ville et de la vie associative ! Le spectacle n’était pas en soi réjouissant, mais les acteurs, tellement gauches et risibles qu’on eût cru des rôles de composition, finissaient par attendrir nos cœurs par leur touchante naïveté à croire qu’on attrapait l’électeur avec une grillade charcutière.

Non au renoncement moral et au triomphe du cynisme

Nous avions pris le parti d’en rire et l’éclat du soleil y était sans doute pour beaucoup. Puis vinrent les nuages et la pluie pour nous rappeler la gravité de ce dont nous sommes témoins et ne devons pas oublier.

Rappelons-le, devant nos yeux ahuris se produisait le triste spectacle d’élus usant et abusant du bien public à des fins partisanes. A y réfléchir, il y a plus de raison d’en pleurer que d’en rire.

Le maire d’Asnières a décidé de descendre en rappel dans les bas-fonds de la politique politicienne et il a bien l’intention d’y entraîner tout le monde. Sa majorité aux ordres, où il n’en reste plus un pour relever les autres, majorité tétanisée par la peur de devoir bientôt céder les écharpes auxquelles ils sont accrochés comme à leur propre vie. Cette majorité-là n’est déjà plus la spectatrice impuissante d’agissements illicites mais le complice actif et souriant d’un détournement quotidien de l’esprit de la loi pour un profit particulier et partisan en dehors de toute prise en compte de l’intérêt général et de la morale publique.

Et puisque l’opposition se refuse à la suivre dans cette descente infernale, puisque l’opposition déjoue systématiquement tous les pièges tendus par notre joueur d’échec, il faut la salir. Quand par exemple il est refusé au député d’être représenté par l’un des élus d’opposition à une cérémonie officielle, c’est pour être le premier à dénoncer l’absence de l’opposition et du député à cette même cérémonie. Et ces vilenies, il faut s’attendre à les voir fleurir. La tentation est grande d’user des mêmes méthodes pour rendre coup pour coup. Mais il faut résister de toutes ses forces par respect des électeurs, par respect de soi.

L’auberge Espagnole comme méthode de l’action politique : démagogie et clientélisme

« Venez avec votre plat préféré » ! « C’est gratuit ! » Ces phrases ne sont pas que de simples accidents de communication à mettre sur le compte d’une panique somme toute compréhensible, quand vous craignez de devoir rejouer des élections à propos desquelles vous êtes accusés de n’avoir pas joué franc jeu, quand vous avez gagné de peu et qu’il semble que ce soit en exerçant des pressions sur les électeurs, quand vous êtes menacés de devoir retourner devant l’électeur pour le convaincre de voter pour vous tout en lui expliquant qu’il devra revoter par votre faute… Oui ils ont peur. Et il y a de quoi.

Mais cette peur aurait dû avoir pour première conséquence d’inciter à plus de prudence, si ce n’est à un changement radical, au moins de façade, histoire de donner le change quant aux pratiques toujours à la lisière de la légalité, toujours à contre-courant de la moralité. La panique n’a pas consisté dans le cas d’espèce à retrouver un peu de sagesse. Car leur peur n’est pas inspirée par le souci de la loi et de la morale ni la crainte d’y contrevenir. Ils ne sont préoccupés que d’une chose : ne pas perdre le pouvoir. Alors qu’importe la loi et la morale qui la préside ! Qu’importe la morale publique et ses exigences de probité ! La fin justifie les moyens, fussent-ils des moyens publics, les impôts des Asniérois ! Qu’importe s’il faut marcher sur la conscience des fonctionnaires en les mobilisant sur des tâches de propagande politique au mépris de leurs missions d’intérêt général !

Pietrasanta a dénoncé ces agissements par un tract distribué sur nos marchés ce dimanche, malgré la pluie, signe que les faits sont graves et inadmissible.

Téléchargez ici le tract de l'oposition

La boîte à promesses est rouverte. Venez, vous dit-on, apportez ce vous préférez, vos désirs les plus chers. Oui, dans le programme électoral d’Aeschlimann vous trouverez ce que vous apporterez. Il y a à manger pour tout le monde. Normal, c’est qui vous apportez la bouffe. L’addition aussi est pour vous.

Et si le Conseil d’Etat nous offrait l’occasion d’arrêter les frais, pourquoi ne la saisirions-nous pas ?

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