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Publié par GOMEZ FELICIANO

Lettre ouverte à mes sœurs et frères Béninois

Chère Sœur Béninoise, Cher frère Béninois,

Cette lettre que je t’adresse au lendemain de la publication des résultats du premier tour des élections n’est sans doute qu’un accès d’orgueil de ma part, la prétention imméritée que je pourrais, depuis les bords de la Seine, avoir quelque influence sur ton vote pour le second tour qui s’annonce. Néanmoins, aussi vaine que puisse être ma parole, laisse-moi la risquer néanmoins dans l’espace du débat public; et si ce n’est pour te convaincre, que ce soit au moins pour la satisfaction d’avoir échangé un temps avec toi en ces temps si important pour notre commune patrie.

Je te le dis dès maintenant pour que ta lecture s’arrête ici, si toi aussi tu es convaincu comme des milliers d’autres que Zinsou est l’homme à abattre pour vaincre et conjurer définitivement le yayisme malfaisant. En effet, après avoir pris une très modeste part à la campagne d’Aboudoulaye Bio Tchané, j’ai décidé sans hésitation aucune et sans attendre quelque consigne que ce soit, de voter Lionel Zinsou le 20 mars prochain.

Je ne vote pas Zinsou pour donner quitus à Yayi Boni de sa gestion du pays. Yayi Boni a fait beaucoup de mal à notre jeune démocratie. Il est la cause d’un sérieux retard de développement de notre Nation alors que nous avons eu en main, pendant ses dix ans de règne, tous les atouts pour amorcer un véritable essor économique, social et culturel.

Chère sœur, cher frère, ta colère est légitime et ton rejet du yayisme corrompu et prévaricateur, avec sa horde de prédateurs en tout genre de l’économie nationale et de nos maigres ressources est un sursaut salutaire pour notre pays. Mais ne nous trompons pas de remède. Il nous a tant fait de mal qu’à l’heure du diagnostic de notre état de santé, nous nous contentons de crier : « qu’il dégage avec sa bande », comme si les maladies qu’il nous a inoculées disparaitraient avec lui.

Si notre colère contre Yayi et sa clique est saine et salutaire, elle doit l’être dans un sursaut national pour combattre résolument tous les maux dont il est devenu le symbole le plus honni. Mais à vouloir remplacer les hommes par d’autres sans une véritable révolution des mœurs politiques qui ont cours chez nous, nous ouvrirons le champ à des désillusions plus graves encore. Et qui sait si nous nous en relèverons.

Talon, Ajavon, Koukpaki, c’est le Yayisme canal historique. Des amis d’hier qui l’ont fait roi, collaboré pendant des années à son œuvre malfaisante, installé la corruption partout où ils alignent et étalent leurs fortunes. Ils sont mal placés pour faire endosser à l’ouvrier de la dernière heure qu’est Zinsou, et à ses six mois de primature, la déconfiture systématique imposée à notre peuple pendant neuf années et plus.

Ma sœur, mon frère, tu veux rompre avec Yayi et tu es prêt, pour cela, à installer dans le fauteuil qu’il quittera quoi qu’il arrive, son ami d’hier, celui qui l’a installé deux fois sur ce même fauteuil, grâce à la puissance de son argent et qui s’est brouillé avec lui, non pas pour des raisons politiques, mais à cause de ce qui tue les amitiés les plus solides et fracasse les complicités des larrons les plus retors : les querelles d’argent et d’intérêts personnels. Celui qui s’est servi à deux reprises de ses milliards pour imposer Yayi au peuple, et la deuxième fois à coup d’un KO de sinistre mémoire, est aujourd’hui absout de ce mal impardonnable infligé à notre démocratie. Celui qui est venu dans les bagages de Soglo prendre possession de la production nationale du coton (pas étonnant que le même Soglo le soutienne aujourd’hui), qui a fui déjà une fois le pays quand Kérékou a voulu y voir clair dans ses affaires (il était alors en prison), nous revient aujourd’hui, revêtu de la candeur du vertueux et laborieux entrepreneur. Drapé de ses blancs boubous, il se présente en persécuté et martyrisé par un pouvoir machiavélique qu’il a lui-même institué. Mais cette fois, ses milliards ne contribueront pas servir le pouvoir d’un autre, mais le sien propre, parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et, après s’être acheté une virginité toute nouvelle avec son argent, il pourra bientôt y ajouter le pouvoir politique qu’il avait tant désiré possédé par procuration en faisant élire à d’autres.

A vouloir rompre avec Yayi, prendras-tu le risque d’introduire directement dans le fruit mûrissant de notre démocratie encore fragile, le vers qui a cherché, et souvent réussi, à pourrir les acteurs de la politique ? Qu’adviendra-t-il de notre démocratie, pouvoir du peuple et par le peuple, si nous consentons à la laisser confisquer par les milliardaires ? Si tu concoures à installer Talon à la Marina, alors tu auras fait le choix, non pas de la démocratie, mais du pouvoir des riches, l’exercice du pouvoir par les riches et pour les riches qui en découle, et qui a pour non ploutocratie. Cette ploutocratie larvée était déjà à l’œuvre sous Yayi. Allons-nous l’institutionnaliser ? Est-ce cela la rupture que tu désires ?

Notre peuple, appauvri, malmené, berné, baladé, abusé par Yayi trouvera-t-il enfin son compte en remettant le pouvoir entre les mains de celui qui hier encore trainait notre République devant les tribunaux pour lui réclamer des milliards qu’elle lui devrait ? Servira-t-il notre peuple ? S’en servira-t-il, lui qui en a déjà tant profité ? Est-ce vraiment lui le porte-étendard de tes idéaux de rupture d’avec les méthodes anciennes ?

Une fois Talon installé à la Marina, combien de temps faudra-t-il aux transhumants politiques, espèce florissante chez nous, pour accourir vers l’argent devenu roi en notre République ? Ignores-tu à ce point que le mal principal dont souffre notre classe politique, c’est l’appât du gain, le profit personnel, l’enrichissement facile et rapide ? Est-ce là la rupture que tu appelles de tes vœux ?

Chère sœur, cher frère, à ce moment précis, je pense à un homme que j’ai connu de très près et avec qui j’ai eu de longs échanges sur bien des sujets pendant mes longues années de séminaire : Mgr Isidore de Souza. Nous avons commémoré ce 13 mars l’anniversaire de sa mort. Et c’est ce jour qu’a choisi la cour constitutionnelle pour proclamer les résultats du premier tour. Tu n’es pas obligé, comme moi d’y voir un signe. Je ne crois pas au hasard. Je crois en la providence et je pense que Dieu, qui n'a jamais abandonné notre peuple, a disposé que ce père authentique de notre démocratie se mêle de la décision que nous avons à prendre. Je ne voudrais pas parler en son nom. Mais j’ai le droit de me demander et de partager avec toi cette question qui depuis hier hante mon esprit : à ton avis, entre Talon et Zinsou, pour qui aurait voté Mgr Isidore de Souza ?

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Jocelyne Frank Pinaudeau 16/03/2016 16:45

Mon cher frère et compatriote, cette question ne se pose pas. Contentes-toi de mener le combat pour la liberté la fraternité et l'égalité pour tous les français et franco africains.

Nous sommes tous les deux en France et la franco béninoise que je suis ne peux tolérer le parachutage forcé de notre compatriote binational Lionel Zinsou pour la magistrature du Bénin, notre 2e patrie.

Au Bénin, nous nous chargerons de mener le combat pour la fraternité la justice et le travail pour les béninois et les franco béninois.

Merci pour ta compréhension.

A chacun son combat et sa conviction...

Jocelyne Frank Pinaudeau 16/03/2016 16:18

La parodie de la bête face à la belle...

Posez-vous la question pourquoi ils l'ont lâché?

Ce minus qui se fait appeler dieu sur terre, alias yinwe yindie a traité tous ses anciens collaborateurs de petits gens.

Mais les petits gens sont les défenseurs du peuple béninois ; les petits gens sont aujourd'hui les héros de tous les béninois où qu'ils soient. Ils ont rejoint le peuple béninois pour dire non aux enfantillages de yayi, pour dire non à la prise d'otage de tout le pays, pour dire non à la domination et à la soumission d'un peuple libre souverrain.

- Yayi vous parle de l'argent de la drogue.
Qui peut mieux que lui parler de la drogue aux béninois? Pour en parler autant, il doit en savoir des choses sur l'origine de l'argent qu'il distribue aussi allègrement en ce moment à la présidence.

- Yayi vous parle de la coalition de la rupture, de ses anciens collaborateurs, de ceux-là même qui en ont gros sur le coeur, qui ont aussi des choses à déballer sur lui et qui aujourd'hui ne veulent plus cautionner ses dérives et ses récidives sur les violations de notre loi fondamentale.

Si les mêmes qui étaient avec lui hier se retournent aujourd'hui contre lui et dénoncent la mal gouvernance dont il est le seul comptable aux yeux des béninois, je persiste à le dire, c'est qu'il est arrivé à un niveau où les anciens collaborateurs n'en pouvaient plus de cautionner les dérapages au risque de devoir répondre au moment opportun pour leur part de responsabilité dans cette mauvaise gestion de notre pays. La question est de savoir pourquoi ils sont partis?
Leur réputation a pris un sacré coup pour avoir travaillé avec un manipulateur, un menteur et un faiseur de coups bas.

Il faut vraiment être un idiot pour suivre les inepties d'un névrosé qui se comporte comme un animal blessé qui ne veut pas battre retraite sans avoir donné un dernier coup de boule.

- Yayi vous dit qu'il a travaillé et qu'il a beaucoup travaillé tout le temps depuis 10 ans qu'il dirige le pays. Mais demandez-lui concrètement en quoi a consisté son travail depuis 10 ans qu'il gère le Bénin de manière improvisée, sans boussole et sans repères?

Nous nous accordons tous sur un point, il a surtout travaillé à multiplier les scandales les uns après les autres.

Quand il ne cherche pas les cobayes pour ses prises de décisions souvent arbitraires et inadéquates, il est de fait et d'emblée dans les accusations gratuites ou l'autovictimisation.

Lui qui n'est jamais au courant de rien, déclare qu'on veut se venger de lui. Il s'est toujours servi des autres pour faire ses 400 coups. C'est l'homme qui reste dans l'ombre pour organiser les sales coups bas et qui laisse les collaborateurs répondre de ses faits et gestes. Il a toujours eu le génie d'envoyer les autres faire le sale boulot pour mieux les soumettre à la vindicte populaire.

C'est l'éternel victime qui n'est jamais coupable.

Quand vous êtes dans l'insubordination vis-à-vis de lui et que vous lui refusez votre droit de faire ses quatre volontés ou de lui servir de serpillière et d'essuie pied, vous devenez l'antéchrist qui lui veut du mal.

Depuis que les anciens collaborateurs ont vu clair dans son jeu et ne veulent plus lui servir de paravent pour mettre à dessein son projet de vengeance pour nuire au peuple béninois, celui là qui lui a refusé un 3e mandat, il ne tient plus en place et multiplie les actions et déclarations publiques pour envoûter les patriotes et donner l'impression qu'il est un homme de paix.

Il est toujours dans une manipulation sauvage et bestiale de l'intelligentsia béninois.

Quel homme de paix menace ses patriotes de les opposer les uns contre les autres?

Quel homme de paix menace de bondir sur ses compatriotes?

Quel homme de paix menace ses compatriotes qu'il peut leur faire mal et même très mal?

Quel homme de paix traite ses compatriotes de bâtard, de vendeurs de drogue, de délinquants, de voyous et bandit de jonket?

Mémé Rosine Soglo nous aura prévenu sur les réelles intentions de votre homme de paix.

Éternel récidiviste des violations des lois et de la méconnaissance de notre constitution, il est trop mal placé pour parler des leaders de la coalition de la rupture.

Il est indigne du peuple béninois et de ses anciens collaborateurs, d'après lui, "tous des petits".

Ceux qui le connaissent le mieux pour avoir été ses collaborateurs disent que c'est un homme instable, incohérent.

Si ses anciens collaborateurs devraient chacun d'eux parler de yayi, vous en apprendrez encore des choses sur la bête.

Mais l'animal blessé est aux abois et cherchera refuge auprès de tous les compatriotes qu'il a vilipendé depuis 10 ans qu'il est au pouvoir.

Ne vous laissez plus manipuler et détourner de vos objectifs par la bête.

Son travail s'est limité à abreuver les béninois(es) de paroles mielleuses, d'amour flatteurs mais surtout d'injures et d'insultes les unes plus violentes que les autres.

Il ne devrait pas vraiment connaître ses anciens collaborateurs, car contrairement à lui, ils ne sont pas dans la manipulation du peuple béninois, ils ne sont pas aux abois, ils ne sont pas dans la persuasion en dépit des scandales qui ont marqué la gestion du pays.

Il ne s'est pas séparé d'eux mais ils l'ont laissé à ses tourments tel un animal blessé qui se débat en vain contre tous ses démons.

La révision de la constitution, parlons-en!

Aurait-il oublié que ce projet de révision de la constitution de notre pays a été introduit à l'assemblée nationale par lui même yayi et que ce projet n'a jamais été retiré de l'assemblée nationale?

Parce que ses collaborateurs d'hier ne veulent plus cautionner ses crises d'hystérie et sa mauvaise gestion du pouvoir d'état, il ne semble plus se contenir.

Quand le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier mais elle parvient toujours à bon port.

Le peuple béninois a été bafoué dans sa dignité avec des scandales financiers, des assassinats et des disparitions de personne.
Les détournements du trésor publique, de la sbee, de la sobemap, des fonds destinés pour la construction de l'assemblée nationale, de la centrale électrique Maria Agleta, le détournement des fonds du ppae2, pour ne citer que ceux-là sont tous l'oeuvre de yinwe yindie.

Les histoires dites de tentatives d'empoisonnement et de coup d'état étaient des sujets pour faire diversion et détourner l'attention des béninois sur la mauvaise gestion du pouvoir et des affaires d'état.

Pour ce qui est du PVI qui en est actuellement le principal gestionnaire ou garant?

Je me suis toujours demandé quels sont les apports actuels de ce PVI pour notre pays? Qui en sont les nouveaux promoteurs?

Quand les langues vont se délier et que ceux-là qu'il croit connaître mieux que quinconce vont nous sortir tous les dossiers sales de sa gestion scabreuse du pays ainsi que les cadavres qui pendent dans ses placards, le peuple comprendra que yayi a été le chef d'état le plus imbu de sa personne, le plus irrespectueux des textes, des personnes et des lois. C'est aussi le chef d'état qui aura menti aux béninois en s'associant avec des voleurs qui viennent dilapider sous son regard indifférent les deniers publics. Il change l'équipe des fossoyeurs de notre trésor public comme il changerait ses caleçons.

Des anciens ministres du gouvernement yayi ont pris le Bénin pour une marmite où chacun y va prendre sa part.

D'autres ont clairement fanfaronné que pour réussir aux concours de la fonction publique d'état, il fallait adhérer au groupe politique fcbe et devenir mouvancier.

Que n'a t'on entendu des collaborateurs les plus fidèles qui lui vouent adoration et soumission!

D'après l'un de ses collaborateurs : " quand yayi dit à gauche, tout le monde doit aller à gauche ; quand yayi dit à droite, tout le monde doit aller à droite ; quand yayi dit à terre, tout le monde se couche par terre...".

Un autre de ses dévoués esclaves nous dira : " on ne peut remplacer le roi de son vivant".

Les béninois l'ont adoubé, adulé et occulté. Ils en ont fait un dieu sur terre.

La bête est dans ses derniers retranchements, ses forces l'abandonnent...

Je vous prierais de l'envoyer au soir du 6 avril 2016 auprès des services psychiatriques pour se faire soigner de l'alcoolisme, de la démence et de la dépression nerveuse.

Si vous aimez la bête rendez-lui service en l'aidant à se soigner et à suivre une cure de désintoxication.

Il doit laisser les affaires d'état pour se soigner. La fin de son mandat lui en donne l'occasion.

Ses nouveaux amis et les plus fidèles esclaves ne l'aiment pas assez pour lui dire la vérité.

La nouvelle équipe de yayi compte dans ses rangs de nouveaux opportunistes.

Seuls les noms, les personnes et les visages ont changé.

Je compte sur vous mes frères et soeurs béninois pour votre prise de conscience pour une rupture radicale avec la gadoue et la gabegie érigées en système de gouvernance et pour accompagner ce nouveau départ pour un Bénin nouveau.

Yes we can!

Ensemble nous pouvons!