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  • : Le blog de GOMEZ FELICIANO
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  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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politique

Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 22:32

Nous contemplons depuis quelques jours ce qui se passe au sein de notre parti et nous nous indignons, révoltons, désabusons, décourageons, disputons, invetivons.... Comme on dit en Afrique, quand les éléphants se battent ce sont les herbes qui en pâtissent. Et nous pauvres gazons torturés par les lourds piétinements de nos pachydermiques dirigeants, nous nous plaignons, sans doute à juste titre, qu'il soit fait autant de dégâts dans notre parterre de roses.

Mais ce soir, je ne voudrais pas aller me coucher sans essayer de répondre à cette question qui me taraude depuis 72h. Je dois me la poser par honnêteté intellectuelle. Je dois vous la poser par exigence de rigueur rationnelle. Et si tout n'était pas de leur faute ? Et si nous étions aussi fautifs qu'eux en cette affaire ? N'avons-nous pas collectivement voulu cela ? Après tout, n'est-ce pas nos votes successifs qui ont conduit à cette situation, construisant dans une logique implacable le présent scénario ?

Quelle logique ?

La même qui s'est emparée de tout le parti : la logique de la victoire, celle qui conduit inévitablement vers la constitution de camps antagonistes dans un premier temps et débouche ensuite inexorablement sur l'affrontement. De degré en degré il fallait bien qu'il en reste deux. A chaque étape de ce championnat à élimination directe, il fallait que le perdant choisisse son camp parmi ceux restés en lice.

Cette manière de résoudre nos problèmes est nouvelle. Certes, elle manifeste la volonté de tous de tourner définitivement le dos aux tissus synthétiques qui émanaient de nos congrès antérieurs; tissus qui, au demeurant, ressemblaient plus à du patchwork qu'à une élaboration affinée issue d'un consensus le plus haut sur les débats décisifs qui ont agités le pré-congrès et le congrès lui-même. Mais nous avons poussé le balancier tellement loin que nous nous sommes retrouvés à l'autre extrême.

Alors, là où les raisons devraient se confronter pour se convaincre mutuellement, des camps s'affrontent pour vaincre ou mourir. Là où il fallait tenir conclave jusqu'à ce que la raison triomphe, on se précipite devant caméras et photographes pour prendre à témoin l'opinion. Car dans la stratégie de la victoire tous les coups sont permis.

Ce congrès a manifesté plus que jamais notre volonté de débattre sur le fond. Et cette volonté devait se traduire naturellement par des clivages importants. Car je reste persuadé que, contrairement à tout ce qui se dit et s'écrit dans la presse, les divergences étaient profondes sur des questions fondamentales pour l'avenir du parti. Cependant, il aurait fallu que nous accompagnions cette volonté forte d'une haute exigence rationnelle et morale quant aux choix successifs que nous faisions. Au lieu de quoi, arc-boutés que nous étions, pour une large part d'entre nous, à la justesse de nos positions et de nos motions, nous avons fait preuve plus qu'il n'en faut d'une partisannerie de clocher autour de nos champions, durcissant nos lignes, renforçant nos remparts pour la bataille finale.

Et dans ce champ de bataille inédit, les rôles se sont vite distribués : Martine faisant office de générale en chef d'une armée défaite réfugiée dans la forteresse Solférino assiégée par l'intrépide armée Royal.

Parce que nous ne savons plus nous parler, il ne nous reste plus qu'à nous battre. A moins que notre Conseil National renoue les fils de la discussion. Après tout, n'est-il pas un parlement, un endroit où on se parle ?

Là ou ailleurs, il va falloir se parler. Surtout ne pas oublier d'inviter la raison à la table des discussions.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 21:58

A l'en croire, nous devrions voter, revoter, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle gagne. La motion E n'a pas séduit une large majorité des militants qui ont fait d'autres choix. Qu'à cela ne tienne. Puisque qu'elle n'a pas convaincu, elle vaincra. Pourquoi faire une synthèse ? A quoi bon rassembler ? Pourquoi concéder quand elle peut les faire céder tous par la force des urnes? Le premier tour n'a pas apporté la victoire, mais une avance confortable. Tout va bien madame la marquise. Le deuxième tour devrait couronner le combat glorieux d'une femme seule et finir de graver dans le marbre l'épopée, la chevauchée fantastique de notre nouvelle Jeanne d'Arc.

Et voici qu'on annonce notre salvatrice autoproclamée perdante pour seulement 42 voix. Comment elle, Ségolène, peut-elle être battue à 42 voix près ? Comment elle, qui a été désignée candidate par ce même parti à plus de 60% des militants peut-elle se laisser berner par des fraudeurs qui veulent sa perte pour 42 voix ? Comment elle, qui a capitalisé tant de millions de voix aux présidentielles peut-elles se laisser abattre par 42 minables voix ? D'où viennent-elles ces voix ? Comment peuvent-elles compter ces voix ? Comment peuvent-elles seulement exister ces voix ? Pourquoi d'ailleurs y aurait-il des voix au parti socialiste, ce parti qui a perdu son honneur, dixit l'oracle de Poitou ? Pourquoi devrait-on consulter ces voix socialistes qui ne savent pas donner la seule réponse valable à toute question : Ségolène ?

Ceux qui ne l'ont pas encore compris en ce soir de samedi 22 novembre 08, après le passage de Ségolène sur TF1, devraient pourtant s'y résoudre : nous avons de nombreux problèmes à régler, certes. Mais il y en a un qui apparaît désormais plus important que  tous les autres. Car à force de vouloir être à tout prix la solution unique à tous nos problèmes, Ségolène est devenue un problème pour la  démocratie interne de notre parti. Depuis ce matin, elle et ses fidèles vont de plateaux de télévision en antennes de radio, de colonnes de journaux en page de blog pour dire tout le mal qu'ils pensent de notre parti et de son outil précieux de décision démocratique. Cet outil était béni lorsque la motion E est arrivée en tête. Cet outil était remarquable lorsque il y a deux jours encore il donnait une avance considérable à Royal. Mais voilà, entre le jeudi et le vendredi il s'est passé quelque chose d'inacceptable : Ségolène a perdu.

Le discrédit jeté depuis lors sur le parti m'écœure et  à mes yeux frappe à tout jamais d'indignité ceux qui le profèrent.

La prise en otage de l'aspiration profonde des militants à se mettre en ordre de marche pour s'opposer et proposer m'exaspère et en dit long sur les priorités égotiques de ceux qui prétendaient hier encore nous mener dans un combat collectif contre la droite.

De nous promettre les tribunaux pour régler nos affaires internes prouve l'inaptitude de Ségolène et de ses thuriféraires à rassembler la famille pour y laver le linge sale.

De ne pas savoir perdre dans la dignité est à mes yeux le signe  lindubitable de l'incapacité à engager les combats les plus risqués et les plus décisifs.

Osons nous l'avouer. Ségolène ne porte pas vraiment d'intérêt au parti socialiste. Cela était vrai avant la présidentielle, même si tout le monde semble l'oublier. Elle avait pris ses distances avec le parti, jouant parfois clairement l'opinion contre le parti. Cela est encore vrai aujourd'hui. Plongée dans ses propres rêves, enfermée dans son auto-contemplation narcissique elle ne voit plus rien si cela ne ressemble à sa personne ; elle n'entend plus rien si ce n'est sa propre voix. Alors que peuvent valoir 42 voix si elles ne peuvent être la sienne, si elles ne peuvent être siennes ?

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 23:13

Chère Martine,

Chère Ségolène,


Je reviens de faire mon devoir militant. A l'heure où je vous écris, je ne sais pas laquelle de vous l'emportera. Mais quelle que soit celle de vous qui sera élue, c'est déjà une nouveauté pour notre parti dirigé depuis toujours par des hommes. C'est un événement en soi. Mais cela ne suffira pas, vous le savez mieux que moi. Au-delà de sa victoire, l'élue de ce soir devra triompher d'elle-même, de ceux qui l'entourent et de la défiance des militants.


Il va falloir triompher de vous-même chères camarades, car il y a en chacune de vous quelque chose à laquelle je ne peux me résoudre quand je pense à ce parti nouveau auquel j'aspire de tout mon être.

Martine, la ruse ne peut tenir lieu d'intelligence. Mais comme je sais la grandeur et la profondeur de ton intelligence j'en conclus que c'est elle qui s'est muée en ruse chez toi. Il y a en cette manière de faire de la politique, où l'habileté tacticienne s'arroge les prérogatives de la raison et de la conviction, quelque chose de surannée, de rance, de pourri, comme une corruption de l'intelligence. Tu as joué ta carte, jusqu'au bout, obstinément, envers et contre tous. Au risque de mettre en danger tes convictions, tu as éliminé un à un ceux qui auraient pu être pour toi des partenaires. Dans un habile jeu de poker menteur tu as fait quitter la table à Bertrand. Tu viens de sortir Benoît. Te voilà enfin face à Ségolène. Ce duel, tu l'as voulu, tu l'as construit, tu l'as tellement rêvé. Quel pied ce serait de battre Ségolène, toi et personne d'autre. Et tu espères que ta témérité soit tenue pour de l'audace et qu'ainsi soit gommée ta hasardeuse aventure qui peut s'achever ce soir par une victoire de ta rivale, victoire d'autant plus belle que tu en serais le trophée. Il va falloir vaincre en toi cet orgueil insensé.

Chez toi aussi Ségolène, cet orgueil est à l'œuvre, mouvant, mutant, d'autant plus sournois et dangereux qu'il se dissimule tantôt sous la féminité, la maternité ou la victimisation permanente. Cette manière que tu as de toujours te présenter comme une faible chose, fragile mais courageuse, contrariée mais entêtée, esseulée mains forcenée, seule contre tous, tous des méchants et toi seule gentille... Cette manière que tu as de considérer ce  parti que tu désires le plus comme pas grand-chose, ce rien qui deviendra tout et même tout autre par la seule grâce de ta domination sur elle, ce parti de nuls et d'infréquentables, qui sera transfiguré par le seul effet de ta victoire...

Martine et Ségolène il va falloir vaincre en vous vos ardeurs et votre orgueil messianiques.


Il va falloir ensuite triompher de votre entourage. Sans doute, Martine as-tu en la matière la tâche la plus difficile. Tu as autour de toi des gens qui ont tellement fait du mal au parti. Ces gens n'ont jamais agi au sein du parti sans d'abord penser à la manière dont cela pourrait profiter à leur courant. Ce n'est pas demain la veille que tu feras de ces courants divergents un même fleuve portant le paquebot socialiste vers une destination certaine. Tu as le choix entre les vaincre pour le bien du parti et son avenir ou les surveiller du coin de l'œil pour protéger ton destin et ton avenir personnel.

Ségolène, tu n'es pas à l'abri des dents qui derrière toi rayent pour l'instant le parquet. Elles s'aiguisent  prêtes à te dévorer. Il n'est pas écrit marche à l'ombre sur le front de Dray. A son âge l'heure de l'émancipation a déjà sonné plus d'une fois. Combien de temps penses-tu qu'il acceptera de jouer les seconds rôles ? Je ne te parlerai pas de Vals. Seul le sujet pense de lui-même qu'il est intéressant. Peillon ? Peut-être se contentera-t-il un instant de jouer ton ombre portée. Mais c'est un philosophe. Et chez nous autres formatés par cette discipline, la raison revient toujours au galop, car elle est une seconde nature. Ceux dont tu devras triompher absolument Ségolène, ce sont ces milliers de militants qui te suivent de meeting en spectacle, tous ceux-là pour qui tu as raison quoi que tu fasses, quoi que tu dises. Tous ces gens qui ont congédié la raison et la conviction pour la communion sans condition, l'affection sans limite, l'effusion énamourée, l'émotion en surdose permanente... Tu as le choix entre l'entretien de cette quasi religion et la sortie de ce cocon douillet dégoulinant de sentimentalisme où tu te complais et te délectes. Car si tu gagnes, il va falloir que tu grandisses.


Il va falloir enfin triompher de la défiance des militants. Il ne vous a pas échappé, ni à l'une ni à l'autre que votre victoire, dans un cas comme dans l'autre n'aura été de soi. Nous militants, nous serons obligés de supporter demain une première secrétaire qui ne nous aura jamais avoué lors de la campagne des motions qu'elle était candidate au poste de premier secrétaire. Toi Ségolène tu as poussé l'hypocrisie jusqu'à affirmer que tu remettais ta candidature au frigidaire. Martine, le froid du Nord aura suffit à la garder au frais. C'est peut dire que votre élection ne soulèvera pas l'enthousiasme que nous autres militants attendions. Il existe désormais dans notre famille des antagonismes profonds qui ne peuvent plus se résumer à des questions de personnes, sauf dans des articles paresseusement écrits par des journalistes pressés de rendre le papier qui fera vendre la feuille de chou qui les salarie. Les militants sont déboussolés, désabusés, désarmés face au spectacle qui s'achève et attendent que vous leur donniez de bonnes raisons de se remotiver. Moi en tout cas je ne me sentirai pas transporté par aucune de vous deux. J'attendrai donc de voir. Je regarderai de très près les premiers actes qui seront posés. J'analyserai à la loupe comment les postes de responsabilités sont distribués. Je ne ferai pas de chèque en blanc. Je me comporterai d'abord et avant tout comme un opposant interne. J'accepte de ne pas avoir raison aujourd'hui avec la forte espérance de ne pas l'avoir davantage demain. Car si demain je devrais avoir raison contre vous, cela voudrait dire que tout est à refaire. Mais en avons-nous encore la force et les ressources ?


Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 22:11

A l’heure où je mets en ligne cet article s’achève le vote pour la désignation du premier secrétaire du parti auquel j’appartiens, le parti socialiste.

A l’heure où je poste cet article, je ne sais pas si on doit dire c’est fini ou ça recommence.

A l’heure où je vous écris, une chose est certaine dans notre parti : tout peut arriver y compris le pire.

Le spectacle qui nous a été livré depuis des semaines prend fin et je ne sais même pas si je dois être rassuré. Cette pièce devenue ridicule, tant les acteurs se sont montrés en-deçà du rôle tragique qu’ils se sont arrogé, cette triste comédie s’achève. Et jamais je n’ai été aussi inquiet de l’avenir de mon parti. Nous devrions tous lever les yeux et guetter l’aurore d’un ciel nouveau  plein de promesse et d’enthousiasme. Au lieu de quoi, honteux, amer et meurtri, je regarde obstinément le bout de mon soulier, implorant le ciel qu’il mette sur mon chemin quelqu’un de la rue de Solférino à qui je pourrais le planter dans l’arrière train. Voilà ce qui me reste d’espérance en ce jeudi 20 novembre.

Je sais d’ores et déjà  que demain au matin un camp aura gagné contre un autre.

Je sais qu’il y aura des heureux et des amers.

Je sais qu’il y aura des vainqueurs et des vaincus.

Je sais que demain au matin je devrai m’inventer une raison de continuer à être socialiste. Je la trouverai cette raison. Je finis toujours par la trouver. Elle me trouve toujours, cette raison. Je suis venu au parti socialiste avec elle, ma raison. Je suis allé au parti socialiste pour elle, ma raison. Et quand de temps en temps tout autour il n’y plus que passion et déraison, je la cherche, elle me cherche. On se trouve, on se retrouve.

Ma raison vomit les artefacts stratégico-combinatoires des renards qui peuplent notre parti. Cambadélis, Bartolone, Fabius, Montebourg… les militants ne s’y tromperont pas si c’est vous qui l’emportez.

Ma raison répugne à s’assujettir aux messes fusionnelles des délires émotionnelles où officie désormais une femme à la fois prêtresse, déesse et sacrifice, parfois même victime expiatoire dans ses transes, chantant des hymnes à la fra-ter-ni-té. Non Ségolène, la fraternité n’est pas le miroir où l’on s’admire meilleur que toute la fratrie.

Ma raison se refuse à proposer pour aujourd’hui des solutions qui hier n’ont pas produit du fruit. L’échec du libéralisme financier et économique ne garantit pas le succès des propositions que tu fais, Benoît, pour l’orientation du parti.

La France attend que demain nous inventions le socialisme qui porte ses espérances. Ce serait déjà heureux si nous donnions dès ce soir un premier secrétaire au parti.

Et que les manhes de Jaurès, Blum, Mittérand veillent sur nous.

 

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 18:25

Des mots et des noms, des personnes, des situations ou des choses qui ont pour la plupart suscité chez moi  colère, révolte, indignation et, à propos desquels, avec le recul, j’ai pris le parti de rire un peu, beaucoup ou pas du tout. Je vous livre un abécédaire de l’année politique qui s’achève, un abécédaire où parfois ma ville d’Asnières prend place. Bonne lecture.

Asnières ce 01/01/08 – F. GOMEZ

A 

Augmentation :

Vous avez échappé provisoirement à celle de la TVA grâce à la campagne législative des socialistes. Vous n’éviterez pas celle du gaz comme vous subissez déjà celle des carburants. Vous casquerez la franchise médicale et la hausse du timbre. Votre porte-monnaie se souviendra longtemps du prochain contrôle technique de votre voiture.

Mais il y a l’augmentation qui nous fait rêver tous : 172%, soit l’augmentation du salaire du président de la République.

Aeschlimann :

Homme politique de droite, anciennement conseiller de Sarkozy, mais dont on dit qu’il n’a plus ses entrées auprès de celui qui est devenu le président de tous les Français. Député dont les interventions dans l’hémicycle sont très rares, il est aussi le maire UMP de la commune d’Asnières-sur-Seine. Son nom partage le même initial que Affaires et Antidémocrate.

 

B 

Bourdin :

Le nom du journaliste de RMC qui a fait tomber tous les candidats à la présidentielle dans le piège de ces questions.

Bourde :

Nom donné à la mauvaise réponse de la candidate socialiste à la question de Bourdin. Ne s’applique pas à la mauvaise réponse du candidat Sarkozy.

Banlieue :

Depuis l’automne 2005, Sarkozy n’y va plus. On se demande bien pourquoi.

Bulletin :

Papier servant à voter que n’utilisa pas Cécilia Sarkozy lors du second tour des élections présidentielles.

 

C 

Cour Régionale de Comptes :

Ces quatre mots peuvent provoquer des réactions inattendues dans la ville d’Asnières-sur-Seine

Cauchemar :

Celui du maire d’Asnières s’appelle Cour Régionale des Comptes.

Cécilia-Carla :

On s’en fout.

 

D

Dati :

Femme d’origine modeste élevée au rang de modèle d’intégration. Faite ministre, elle exerça beaucoup dans Gala et Match mais rarement à la justice dont elle ne s’occupa qu’à temps partiel. Elle a beaucoup déçu. Pourquoi est-ce si naturelle de parler d’elle au passé ?

Désir (d’avenir) :

Celui d’un avenir dont on n’a jamais su ce qu’il promettait.

Dette :

Seule performance reconnue au maire d’Asnières sur Seine. Il paraît même que la ville devra s’appeler Asnières-sur-Dette.

Drucker :

Marque de brosse à reluire.

E

Elections :

Celles de 2007 ont déçu. Il n’y a plus qu’à changer de vote en 2008

Elections toujours :

Les municipales à Asnières en mars 2008 devraient voir la défaite du maire actuel.

El Kabach (Jean-Pierre) :

Adjectif ou nom commun se rapportant au métier du journalisme de droite quand il s’exerce avec flagornerie.

 

F

Fouquet’s :

Cantine populaire où vous pouvez fêter votre victoire électorale. Prenez tout de même soin de n’inviter que vos électeurs dont le bulletin de vote vaut des millions.

Fillon :

Pour ne pas oublier que la France a un premier ministre.

Fadela :

Toujours ni pute ni soumise ?

 

G

Gouvernement :

Dans les circonstances actuelles, synonyme de plateau télé, c’est-à-dire des gens qui attendent leur tour pour faire leur promo selon un conducteur réglé par la production. Jusqu’ici la super production Sarko tient à peu près la route.

Gauche :

Qu’est-ce que c’est ?

Guaino (Henri) :

Nom d’un conseiller et porte-plume de Sarkozy qui lui écrivit que le peuple noir n’est pas suffisamment ancré dans l’histoire. La France est bien conseillée.

Gallo (Max) :

Ecrivain compulsif autoproclamé historien pour qui la France n’a qu’une seule et grande histoire : celle qu’on raconte aux sourds-aveugles. On sait pourquoi Sarkozy et lui s’adorent.

 

H

 

Hortefeux :

Pour ceux qui aiment la République et les valeurs de la France ce nom est synonyme de honte.

Haine :

Sentiment dont on gratifie parfois l’étranger et qui se résume de manière galante en ces termes : la France on l’aime ou on la quitte.

Hollande (François) :

Homme politique le plus intelligent de sa génération. On ne sait par quel mystère il porte mieux aujourd’hui l’autre nom de la Hollande : Pays-Bas ; très, très bas. Peut-être ne fallait-il pas confier le parti de la rose à un mec qui porte le nom de la patrie de  la tulipe.

Honnêteté :

Mot disparu du vocabulaire politique depuis Jospin.

 

I

Intimité:

Instrument de promotion personnelle du président de la République.

 

Intimité toujours :

A Asnières, notre maire nous présenta ses vœux de 2007 avec une photo de sa femme et de ses enfants.

 

J

 

Journalistes :

Ils devraient chercher des réponses aux questions qui se posent. Ils  se contentent de reproduire des réponses à des questions qu’ils n’ont pas posées.

Justice :

Palais promis aux citoyens d’Asnières qui s’opposent à leur maire.

Jospin :

Probablement l’homme politique le plus détesté à gauche et à droite. Probablement le seul premier ministre de ces trente dernières années à pouvoir se prévaloir d’un bilan économique et social convenable. Y aurait-il un rapport entre ceci et cela ?

 

K

Kadhafi :

Illustre hôte de notre président.  Celui-ci illustra à l’occasion son indigence en matière de politique internationale.

Kouchner :

Grand homme de gauche qui se fit tout petit dans un gouvernement de droite pour s’occuper d’affaires qui lui sont complètement étrangères.

Karaoké :

Soirée présidentielle en compagnie d’Enrico Marcias et Didier Barbelivien.

 

L

Luxe :

Autrefois mot servant à désigner le raffinement de l’artisanat français. Aujourd’hui synonyme de la vulgarité avec laquelle les puissants étalent leur richesse. On dit Sarkozy aime le luxe pour ne pas dire Sarkozy est ostensiblement vulgaire.

Louxor :

Depuis le passage de Sarkozy et Carla on prononce luxure.

Laporte (Bernard) :

Champion du qui perd gagne.

 

M

 

Manuel :

Prénom du maire d’Asnières.

On trouve dans le manuel tous les trucs et astuces pour faire passer les vessies pour des lanternes.

Marie-Dominique :

Prénom féminin. A Asnières c’est en passe de devenir le nom qu’on donne à une grosse berline de fonction.

Mégaphone :

A Asnières, objet devenu indispensable en conseil municipal pour certains opposants. Mais n’allez pas croire que le maire de cette commune est devenu sourd au cri de ses concitoyens !

Mouton :

Probablement le mot qui a fait gagner les élections à Sarkozy. Celui qu’il trouva dans la baignoire des musulmans lui rallia tout plein de voix du Front National. Mais il paraît qu’il ne fait que dire tout ce que tout le monde pense tout bas.

Moderne :

Dans la langue du pouvoir sarkoziste est moderne ce qui se montre. Il suffit de dire : avant ça se faisait en cachette. Maintenant c’est transparent. Finissez votre phrase en disant : c’est moderne. On vous croira sur parole. Dans le genre moderne vous pouvez donc citer : le loft story, l’île de la tentation….

 

N

Noirs (les) :

Thuram nous révéla que Sarkozy n’aimait pas beaucoup les gens de cette couleur. Un enregistrement fait à l’insu du même, après les émeutes de 2005, nous apprit qu’il n’avait pas une très haute idée de la solidité de la famille africaine. Un discours fait à Dakar acheva de nous convaincre que Sarkozy a vraiment un problème avec les Noirs.

Noah (Yannick) :

Le Français le plus populaire à ce jour. Mais c’est sans doute sa liberté de dire ce qu’il pense qui en fait le charme. Il y a donc un mec dans ce pays qui gagne beaucoup d’argent et ne dit pas du bien de Sarkozy. On espère pour lui qu’il a un bon avocat fiscaliste

O

Ouverture :

Mot servant de couverture pour dissimuler la concupiscence de ceux qui pour un plat de lentille sous les ors de la République ne rechignent pas à renoncer à eux-mêmes. L’ouverture est en fait une couverture.

Omniprésident :

Néologisme destiné à décrire la suractivité d’un président affairé à ne rien faire, et se mêlant de tout. Il court, il court le furet….

 

P

Pernault (Jean-Pierre) :

Ce type fera l’objet de nombreuses études dans les années à venir. Quand le vide est porté à une telle plénitude, on ne peut que s’incliner devant le mystère. Ce type est le modèle achevé de raffinement du rien.

Poivre d’Arvor (Patrick) :

Autre présentateur de journal télé. Ce qu’on aime chez lui c’est sa marionnette sur Canal Plus.

Panneau :

Dans les communes on en trouve qui sont dits d’affichage libre. A Asnières cette liberté d’affichage est à l’usage quasi unique de l’UMP local et du maire.

Piétrasanta (Sébastien) :

Nom qui représente beaucoup  pour les Asniérois qui veulent changer le destin de leur ville.

Pour le maire, c’est plutôt un cauchemar.

Q

Questions :

Il va falloir faire l’inventaire de celles posées à Sarkozy par El Kabach pendant la présidentielle. Des grands moments de neutralité journalistique.

Quotidiens (les) :

Nouvel objet de luxe que veut s’offrir tout milliardaire Français soucieux de son rang.

 

R

Rapport :

Ne prononcez pas ce mot à côté du maire d’Asnières

Royal (Ségolène) :

Sur l’île de Ré, quelqu’un prit le nom comme celui d’une impasse. Au parti socialiste, ce nom évoqua, et évoque peut-être encore, un boulevard vers l’avenir. Mais le propre de l’avenir est d’être incertain. C’est peut-être cela l’impasse de la voie royale.

RTT :

Dans l’ère Sarkozy on traduit : Remets-Toi au Travail.

Rugby :

Le président de la république misa beaucoup sur la coupe pour relancer l’économie nationale. Ne dites plus ballon ovale mais boule de cristal.

Rolex :

Marque prestigieuse d’horlogerie devenue signe ostentatoire de la richesse des parvenus. Marque préférée du président Français.

 

S

Socialisme :

Champ de ruine ou chantier en construction, tout dépend de votre humeur du matin.

Strauss-Kahn :

Probablement le socialiste le plus brillant encore en activité. Mais il brille à Washington.

Solferino :

Cimetière d’éléphants.

T

Toulon :

Ville où, pendant la campagne présidentielle, Sarkozy donna ses lettres de noblesse au discours lepéniste.

TF1 :

Résidence secondaire de Sarkozy. Demandez Jean-Pierre P., le maître d’hôtel.

Travail :

C’est redevenu la devise de la patrie. On attend toujours le retour du maréchal.

 

U

Université :

La droite s’en occupe. On craint le pire.

UMP :

A Asnières certains des militants de ce parti portent la cagoule pour aller coller des affiches. Sarkozy nous a promis la disparition du FN. Dans ma commune c’est presque fait. C’est maintenant que ça devient inquiétant.

 

V

Vérité :

Les Asniérois savent désormais qu’ils ne peuvent pas l’attendre de leur maire.

Verts (espaces) :

A Asnières, les espaces verts sont à Gennevilliers et à Villeneuve la Garenne.

Verts (les) :

Ils devaient représenter l’écologie politique. Ils nuisent autant à l’écologie qu’à la politique.

Voynet (Dominique) :

Figure emblématique des Verts. Tout est dit.

 

W

Walt Disney :

Du nom de celui qui créa les parcs d’attraction  du même nom. On lui doit le bonheur de notre président. Merci M. Disney pour tout ce que vous faites pour les enfants. Le petit Nicolas est très content de sa poupée.

Wilkinson (Johnny) :

Un type qui porte un nom de rasoir et qui lamina l’équipe de France en demi-finale de la coupe du monde de rugby. On sait pourquoi Chabal ne se rase pas.

Wikipédia :

Encyclopédie populaire et interactive du net où certains élus indélicats trouvèrent le moyen de trafiquer leur bio. Je connais un élu local qui aurait procédé à ce trifouillage.

 

X

Xian :

Ville chinoise célèbre pour son armée en terre cuite découverte dans la tombe de l’empereur Shi Huangdi. Sarkozy fit une promenade à travers les rangées des célèbres statues lors de sa visite dans l’empire du milieu. Il connaît cette sensation de s’agiter seul dans un gouvernement immobile.

 

Y

Yade :

Ministre parmi les plus diplômés du gouvernement Sarkozy. Mais pour certains elle doit son ministère à sa jeunesse (trentenaire), pour d’autres à sa plastique (elle est belle), d’autres encore l’attribuent à sa couleur (noire). Le problème de Rama Yade, c’est que Sarkozy n’a jamais dit qu’il l’a nommée pour son intelligence et sa compétence.

Yacht :

Grand navire de plaisance généralement luxueux où un chef d’Etat nouvellement élu peut se retirer pour habiter sa nouvelle fonction. Ne dit-on pas qu’une nation est un navire qui a besoin d’un bon capitaine pour l’amener à bon port ? Qui osera dire que Sarkozy n’a pas le sens des symboles ?

 

Z

Zémmour (Eric) :

Journaliste écrivain sévissant dans la presse, à la radio et à la télé. Il donne l’impression de tout savoir. En fait il ramène tout à la seule chose qu’il sait : la France est Grande, blanche, chrétienne et éternelle. Et Zémmour est son prophète.

Zorro :

Surnom parfois donné à Sarkozy  au regard de son hyperactivité et de son prétendu volontarisme. Cruelle comparaison : tout le monde sait donc que Sarkozy c’est du cinéma.

 

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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