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  • : Le blog de GOMEZ FELICIANO
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  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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mairie d'asnières

Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 16:02

Ainsi donc, rien n’aura pu décider M. AESCHLIMANN à jouer la carte de la transparence : ni les mobilisations militantes, ni les pétitions citoyennes, ni les informations documentées de la presse, rien.

Nul doute que bientôt fleuriront dans nos boîtes aux lettres les propagandes en quadrichromie et sur papier glacé de notre maire ventant les mérites de sa bonne gestion, de ses impôts locaux imbattables, de sa sécurité exemplaire, de sa vidéosurveillance efficace…

Mais si ce que nous dit le maire à longueur d’année est exact, si ce que proclame sa Pravda locale, Asnières Info, est juste, il n’y a pas de doute qu’on les retrouve dans le rapport de la cour des comptes. Y a-t-il publicité plus grande pour un maire que de voir sa gestion ratifiée par la Cour Régionale des Comptes ? Mais nous savons tous, et les articles de presse et autres reportages radio le confirment, que ce qui est dans le rapport risque de contredire gravement le triomphalisme du maire. Nous pouvons être certains que si ce n’était pas le cas, notre édile, si habitué à s’auto congratuler, n’aurait pas raté l’occasion, à quelque mois des élections, de se mettre en valeur. Il ne l’a pas fait. Et pour cause.

Le 13 décembre en notre mairie d’Asnières-sur-Seine se réunira l’ultime conseil municipal de la mandature. Et nous asniérois, dans notre grande majorité, resterons dans l’ignorance de ce qu’a été la gestion de notre ville. La question est de savoir si cette leçon si éloquente de déni de démocratie nous suffira à faire en sorte que ce conseil soit le dernier que préside Aeschlimann.

Oui, notre maire compte être réélu. Son espérance est fondée sur le même cynisme équitablement partagé à droite comme à gauche. Ce cynisme municipal tient en quatre principes :

-          Le citoyen électeur n’élit pas son maire sur un projet ni sur un bilan : l’électeur est un sentimental, pas un cartésien.

-          Le citoyen électeur choisit son maire en fonction de ses intérêts particuliers. Saucissonner la population d’une ville en fonction d’intérêts catégoriels et donner satisfaction à chacune des catégories. L’électeur ne pense pas à l’intérêt général. Le citoyen électeur est un électeur consommateur. Il faut le considérer comme un client et lui donner ce qu’il veut, lui dire ce qu’il veut entendre.

-          Le citoyen électeur ne choisit pas son maire en fonction de ses convictions propres ni en fonction de la couleur politique du maire. Il choisit quelqu’un qui lui semble sympathique, avenant, qui a une bonne tête. Composez-vous un visage d’ange, une image de gendre parfait, maltraiter l’opposition et à sa première récrimination adopter votre meilleur profil de victime de bon-maire-que-l’oppostion-irresponsable-et-sans-projet-calomnie et vous augmentez vos chances d'être réélu.

-          Le citoyen électeur s’identifie à son maire. Il se sent insulter quand son maire est insulté. Plus on cherche à décrédibiliser son maire, plus il se sent agressé lui-même. Il aura donc tendance à confirmer et à amplifier son vote. Un maire qui fait une faute est un homme qui commet des erreurs comme tout le monde. Plus l’opposant s’en prend à lui plus il est indigne, parce que c’est indigne de s’en prendre ainsi à un homme faillible comme tout le monde, donc faible, donc excusable, donc innocent. Plus on reproche de choses à un maire, plus on augment ces chances d’être réélu : c’est la prime à la casserole. Et, à n’en pas douter, l’affaire du rapport de la CRC servira d’argument électoral au service de la réélection de notre maire.

Chers amis asniérois, ce sur quoi j’essaie d’attirer votre attention, c’est qu’on nous prend pour des buses. Mais il n’y a pas de raison pour que ça dure.

Il nous appartient d’exiger désormais, dans un monde moderne, une manière nouvelle de faire de la politique, de respecter ses concitoyens.

Il nous appartient de crier haut et fort que nous ne voulons plus du cynisme en politique.

Il nous revient d’envoyer aux hommes politiques ce message simple : nous ne voulons pas que vous nous ressembliez. Nous voulons que vous nous ameniez vers les sommets où nous voulons tous nous rassembler.

Nous devons manifester dans les élections à venir que nous ne choisissons pas un maire, non pas en tant qu’il est un-homme-comme-tout-le-monde, ce qu’il est, mais en tant qu’il porte l’ambition d’une communauté humaine qui nourrit le désir profond d’être une communauté à nulle autre pareille.

Nous voulons d’un maire qu’il porte l’âme de notre ville, son souffle, qu’il soit le reflet de notre destin commun.

Où nous a mené Aeschlimann ? A-t-il le souffle pour nous emmener plus loin ?

Voilà les deux questions essentielles de l’élection municipale à venir. La première porte sur les résultats de l’action menée, la deuxième sur le crédit du projet proposé au regard de celui qui le propose. Mais ces questions, Aeschlimann suppose que nous ne nous les posez pas et que nous les lui poserions encore moins.

 

IL A TORT.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : mairie d'asnières
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Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 10:56
Le lundi 3 décembre, Le Parisien a laissé filtrer  quelques informations sur la teneur  du rapport  de la chambre régionale de la cour des comptes sur la gestion d'Asnières de 1999 à 2006. D'autres organes de presse ont fait de même. Sous d'autres cieux plus démocratiques, je pourrais commenter sur ce blog les informations qui nous sont ainsi livrées. Mais à Asnières, ville bananière et ubuesque, le maire a déjà sorti ses menaces de poursuite judiciaire. Apparemment il doit disposer d'imposants moyens financiers pour ainsi ester en justice à tout va.

Faisons donc mine de ne pas savoir ce que nous savons. Allons plus loin. Faisons l'hypothèse que les médias ont menti quant au contenu du rapport. Pire, ces journalistes irresponsables se seraient laissé manipuler par des gens mal intentionnés colportant et diffusant un faux rapport. Allons jusqu'à l'absurde. Ce rapport ne serait qu'une fiction dont se serait saisie une opposition municipale de mauvaise foi en panne d'idée et de projet.

N'est-ce pas notre droit d'électeurs et de citoyens de nous tourner vers notre maire pour qu'il nous dise la vérité ? Est-ce normal qu'un maire laisse ses administrés intoxiquer par une presse manipulée, une opposition mal intentionnée et une blogosphère devenue histérique ?

Monsieur le maire, vous nous devez des comptes.

    - Vous nous devez des comptes parce que votre communication ne laisse en rien supposer qu'un tel rapport n'existe pas. Puisque le rapport existe bel et bien sa publication n'eût-elle été la seule manière de nous faire connaître la vérité. CETTE VERITE VOUS GÊNERAIT-ELLE ?

    - Vous nous devez des comptes parce que vous êtes un élu du peuple. Et un élu doit rendre des comptes à ses électeurs. La politique, dans ses aspirations à la modernité, est exigente en matière d'éthique. La première éthique d'un chef d'exécutif est celle de la responsabilité, mot dont la racine vient du verbe répondre. REPONDRE DE VOTRE ACTION EST UNE EXIGENCE AUTANT POLITIQUE QU'ETHIQUE. NE PAS REPONDRE EST DONC DE L'IRRESPONSABILITE.

    - Vous nous devez des comptes, parce que les asniérois vous ont fait confiance. La confiance n'est pas un chèque en blanc. Mais un contrat où chacun des partis en présence s'engage à respecter sa part de responsabilité. Quand l'un des partis émet des doutes sur le respect des engagements de l'autre, il est utile qu'ils se parlent. VOUS AVEZ OPPOSER VOTRE SILENCE A LA DEMANDE DE NOMBREUX ASNIEROIS. VOUS ESTIMEZ-VOUS AU-DESSUS DU PEUPLE QUI VOUS A ELU ?

ON PEUT TOUJOURS MENTIR POUR DISSIMULER UNE VERITE. MAIS COMME DISENT LES LATINS VERUM EST DIFFUSIVUM SUI (LA VERITE SE DIFFUSE D'ELLE-MEME). ET SI VOUS N'EN ÊTES PAS CONVAINCU, OUVREZ L'EVANGILE ET VOUS Y VERREZ ECRITS QUELQUE PART : "IL N'Y A RIEN DE CACHER QUI NE SERA REVELE AU GRAND JOUR".


Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : mairie d'asnières
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