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  • : Le blog de GOMEZ FELICIANO
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  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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politique

Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 08:44

Quand Maryam enchante la République

Elle est noire. Elle vit entre sarcelles et Villiers le Bel. Elle porte le foulard par conviction religieuse. Elle fait de l’athlétisme sans trop se prendre au sérieux. Elle vient de rafler trois médailles aux championnats d’Europe de Barcelone dont l’une en or sur le 200m. Et quand elle chante la Marseillaise, c’est en dansant.

Ceux qui opposent convictions religieuses et émancipations féminines, ceux qui font de l’islam une verrue pour la République peuvent aller voir ailleurs. Soumaré enlève son foulard pour courir et la remet après course. Maryam enlève son foulard pour chanter la Marseille avec autant de ferveur qu’elle entonnerait un hymne à son Dieu.

Maryam Soumaré n’est pas un symbole. Elle ne veut pas l’être. A nous qui les connaissons parce que nous les côtoyons au quotidien dans nos quartiers, à nous qui vivons dans ces quartiers, elle nous fait juste penser à toutes ces filles qui vivent dans un accord parfait leur corps, leur religion, leur passion, avec la république au cœur.

Ainsi sont-elles par milliers dans notre pays. Ainsi soit la République.

 

Quand Sarko déchante la République

Nos 18 médaillés sont convoqués (on dit invités) à l’Elysée pour que brille dans leur or, argent et bronze, le petit homme terne qui y végète.  

Je ne sais pas ce que leur dira le président. Mais qui se soucie encore de ce que dit le président. Pour nos athlètes triomphants, ce sera juste un mauvais moment à passer, pas plus pénible que les durs entraînements qui les ont menés au sommet de l’Europe.

L’équipe de France de foot avait donné l’occasion à tous les hérauts de la France Blanche de prophétiser sur leurs fantasmes d’un pays aux abois, malade des couleurs qui la composent, ces couleurs d’ailleurs qui menacent sa blanche candeur.

J’espère qu’à l’inverse, les amoureux de la France métissée ne vont pas emboucher leur vouvuozéla pour nous assourdir de leur ode au symbole d’une France Black Blanc Beur au regard de la moisson de médailles venu de Catalogne.

 

Une nouvelle discipline olympique: la chasse aux Roms

 

Quand ils sortiront de là, ils découvriront le nouveau sport national. Brice Hortefeux aura ouvert la chasse aux Roms, Manouches et autres Tziganes. Pendant qu’il leur chantera les merveilles de la France sportive et colorée, il réfléchira au moyen de déchoir de leur nationalité ceux qui venus d’ailleurs épouser la France, n’auront pas le bon goût de ressembler à cette nation pure et sans tâche, ceux qui n’amélioreraient pas leur race au contact de la sublime Hexagone.

 

Ainsi va la République. Celle qui déchante sous Sarkozy comme celle qu’enchante la joie contagieuse de Maryam, Christophe, Kafétien et tous les autres dont personne jamais ne citera le nom.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 12:51

Bonne fête à tous les travailleurs d’ici et d’ailleurs.

Une pensée particulière pour les centaines de milliers de travailleurs que Sarkozy a éloignés du travail par une politique économique et sociale désastreuse. Eux ne sont pas à la fête. Ils avaient cru en la promesse mirifique du camelot des faubourgs de Neuilly. Travailler plus pour gagner devait être la nouvelle marche de notre siècle. On sait ce qu’il en est devenu.

Une pensée pour tous nos retraités. Après de longues années de labeur ils pensaient se reposer et jouir tranquillement de la reconnaissance de la Nation. Leur rêve s’apprête à se transformer en cauchemar, un cauchemar où s’agite un lutin nommé…

Une dernière pensée, profonde et sincère, pour tous les traders de la terre, ces valeureux ouvriers de la finance mondialisée, ainsi que pour leurs patrons, banquiers dévoués à l’essor économique de notre planète. Je ne vous dis pas quelle pensée j'ai pour eux en ce jour. Mais vous la devinerez bien aisément !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 07:34

Fillon Pompier ou Pompe funèbre

Désormais quand on voit apparaître M. Fillon au devant de la scène, c’est que le président de la République a déserté un front des combats qu’il a lui-même engagés. On le vit fuir la queue entre les jambes devant les maires de France en furie, incapable de venir défendre sa réforme des collectivités locales et de la taxe professionnelle. Il fit preuve du même courage par procuration quand son fabuleux débat est devenu un bâton excrémenteux. Ainsi est gouvernée la France : le chef du gouvernement attend une procuration du chef de l’Etat pour réparer les dégâts occasionnés par le premier.

 

Un ministre humilé

Dans cette affaire d’où le président essaie de s’extirper en se cachant derrière son premier ministre, c’est un ministre de la République qui a été humilié et ridiculisé devant tout le peuple. Oui, Besson a perdu la face. Quelle tristesse de voir ses mains jointes à côté du premier ministre, tel un pénitent résigné à boire le calice jusqu’à la lie. Quand d’une voix monocorde et sinistre, le premier des ministres finit d’annoncer les mesures « révolutionnaires » sorties de ce remue-méninge à succès, le peuple hésita un instant entre les larmes et les rires et prit rapidement le parti de rire aux larmes. Besson en fit les frais. Il l’a voulu.

 

Des ministres qui s'humilient

Dans la France de la démonétisation totale de la valeur ministérielle, qu’y a-t-il alors d’étonnant à ce que des ministres s’engueulent sur la place publique ? Estrosi contre Lagarde, Hortefeux contre Alliot-Marie, Hirsch contre Besson, Besson contre Lemaire… Il ne se passe plus de jour sans que la presse ne se fasse l’écho d’un nouveau dysfonctionnement au sommet de l’Etat. Dans leur gentillesse les médias appellent cela un couac. Un couac ce qui pour le commun des mortels ressemble de plus en plus à de l’incompétence ?

 

Hystérie législative

Et cette incompétence se porte comme un charme soutenu par une hystérie législative où tout fait divers doit donner naissance à une nouvelle loi. Hortefeux vient de nous vomir le 20ème dégueulis sécuritaire de l’ère Sarkozy. On y promet l’enfer aux délinquants anti-vieux. Et voici le couvre feu pour les moins de 13 ans non accompagnés ! Et si vous avez 13 ans plus un jour, ça passe ? Où sont les vraies réponses aux vrais problèmes de notre sécurité ? Où sont les policiers circulant tranquillement à pied dans nos quartiers ? Après avoir diminué le nombre de flics, on nous promet des caméras de surveillance ! Avez-vous déjà vu une caméra descendre de son lampadaire venir empêcher qu’un vieux se fasse agresser par un gamin de moins de 13ans après le couvre-feu ?

 

Le grand succès du gouvernement : les gardes à vue

A part le chômage la seule chose qui progresse dans ce pays, ce sont les gardes à vue. 800 000 gardes à vue en 2009. Voilà le glorieux bilan de la police de notre bien aimé gouvernement. Pendant que nos vaillants policiers veillent sur les gardés à vue (souvent des automobilistes un peu récalcitrants) la délinquance va bon train dans nos cités. Et l’année 2010 commence sur des chapeaux de roue. Des enfants de 14 ans conduits  au poste, menottés et gardés pendant 10h d’horloge… Et le gouvernement s’aperçoit soudain qu’il il y a trop de gardes à vue…Ne sommes-nous pas bien gouvernés ?

 

Quand le ministre est hors la loi il change la loi

On change les lois pour Récemment, depuis les plages de Corse, on conduisit en centre de rétention, en dehors de toute légalité, des migrants échoués là par leurs passeurs. Les tribunaux se sont interposés et ont libéré tout le monde au nom de la loi que le gouvernement a choisi d’ignorer. N’écoutant que son cœur, Besson va changer la loi pour retenir qui il veut partout où il veut ! Nous somme décidément trop bien gouvernés !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 09:31

Lisez cette missive envoyée par la garde des sceaux à son homologue de l'intérieur.
Trois jours après avoir été remis à sa place, le véloce ministre qui produit des lois plus vite que la sécurité, devra lire cette lettre dont l'amabilté ne laisse aucun doute. Je conseil à tous les auvergnats du maghreb de ne pas croiser son chemin dans les jours à venir.
Dans la série notre pays est bien gouverné vous avez une nouvelle illustration: 
c'est ici

En clair, pour diminuer les statistiques de la délinquance, Monsieur Hortefeux omet d'attrapper les délinquants. Quelle efficacité ce Brice!

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 17:29

Ce soir se tiendra en la  mairie de notre bonne et vieille ville d’Asnières,  le débat sur l’identité nationale voulue par M. Besson.


Que cela soit dit et redit. Ce n’est pas la mairie qui l’organise.


Car si nous considérons qu’un tel débat n’est pas infamant, nous jugeons cependant que les conditions dans lesquelles il se déroule (les fins inavouées auxquelles il est sensé servir  ainsi que la période que nous vivons faite de grande détresse économique et sociale et en plus une période électorale) ne sont pas propices à en assurer la sérénité et à lui garantir des fruits qui servent l’intérêt supérieur de notre Nation.

A titre personnel, et à l’instar du maire de notre ville, j’appelle à l’arrêt de ce débat devenu honteux au regard de ces conditions-là. Car ici comme ailleurs, Sarkozy et ses affidés, par je ne sais quelle prouesse, ont réussi à transformer en n’importe quoi ce qui, en d’autres mains, aurait pu être un formidable moment d’élan national où nous nous tournons les uns vers les autres pour nous élever mutuellement. Au lieu de quoi, tel un torrent de boue, ce débat continue inexorablement son chemin, chavirant ses immondices de haine et d’ostracisme, emportant sur son passage, pan après pan, des éléments constitutifs du mur dont nous avons fait notre unité nationale et notre fierté républicaine.


J’ai lu sur un blog ami qu’on faisait reproche à la municipalité d’ouvrir ainsi large les portes de la maison commune à l’étape asniéroise de ce remue-merde.
On nous y conseille à mots couverts qu’il eût fallu délocaliser le débat dans une salle secondaire, signifiant par là notre désaccord.

Je ne sais pas dans quelles conditions la salle de mariage a été attribuée. A-t-elle été expressément demandée par l’organisateur ? N’y avait-il que celle-là de libre ? Pour moi, peu importe.

Car malgré tout le respect que je dois à mes amis de l’autre rive du fleuve politique asniérois, il n’y a pas plus adaptée à ce débat que la grandeur et la magnificence de notre maison commune.
Seule la grandeur de ce lieu est en mesure de dire l’insignifiance et la nullité de la voie perverse sur laquelle Sarkozy et les siens ont décidé d’entraîner notre peuple.
Le contraste saisissant qui ne manquera de se faire jour entre la splendeur du lieu et la laideur de qui s’y dira fera éclater avec plus de vigueur l’égarement voulu par le chef de la Nation pour le peuple confié à sa conduite.
Seule la maison commune peut en ces périodes troubles accueillir cette querelle mesquine voulue par le chef de la famille pour diviser les enfants de la même patrie.


Et si quelque chose de noble pouvait encore sortir de ce débat, il ne sera pas dit qu’à Asnières la municipalité ne lui a pas donné la chance d’éclore. Car bien en peine est l’esprit qui en ce haut lieu communale de l’égalité, de la liberté et de la fraternité, ne parvient pas à s’élever à la hauteur des idées hautes que nous nous faisons de la République, héritage sacré dont notre mairie est localement  le symbole et le temple.


Certes, au regard du député de la circonscription qui organise ce débat, on peut craindre le pire.


Mais la République vit de notre espérance. Ne la lui refusons pas.

Je ne serai pas à ce débat. Bien entendu. Car à l’autre bout de la ville, les locataires d’un immeuble social sont au bord du désespoir. Ces gens de peu subissent depuis plusieurs mois nuisances et malfaçons au titre de la rénovation qui leur est due de leur immeuble. Ils ne demandent que le respect de leur bailleur et de la dignité pour leur condition de vie.
De la dignité et du respect : voilà une perspective beaucoup plus réjouissante pour une rencontre citoyenne, même si je sais d’ores et déjà que je ne serai pas à la fête. Mais c’est toujours la joie au bout du compte, partout où les damnés se rebiffent et se redressent pour vivre debout dans la République.
Ce soir j'irai porter si je peux un peu d'espoir, voire de l'espérance, à quelques habitants du quartier des Courtilles. C'est ainsi que pierre après pierre, nos ancêtres ont construits l'identité de ce pays.

 

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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