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  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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Sarkozy

Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 23:55

En concluant la semaine dernière mon journal de la semaine, j’avais pronostiqué le vide prévisible de l’oral présidentiel à l’aube de la semaine de labeur qui s’annonçait. Plus qu’un vide ce fut un trou noir. C’est l’impression laissée par l’homme volcanique qui, trois ans plus tôt, au cours du même exercice,  prit le contrôle de la télévision publique, de Carla Bruni, de la Géorgie et se paya la tronche de Joffrin.

Sarko a encore changé

A ce rythme de transformisme accéléré, il faudra consulter. Le Sarko-Nouveau-En-Conférence-de-Presse, c’est un allien sous lexomil, modeste et rampant, reconnaissant même des erreurs… au sujet de la Tunisie. Et c’est ce président Ramolo qui se propose de monter à l’assaut de la finance internationale, président pluriel des G8 et G20 qui s’avance presqu’en s’excusant vers la Chine et les Etats-Unis, promettant ici une taxe sur les transactions financières, là une réforme du système financier et ailleurs une refonte des taux de change…

Vain programme du vain président du G Vain

D’évidence, il ne croyait pas un seul mot de ce qu’il disait. Son but était ailleurs. Il était plus soucieux de montrer à la France qu’il rêve de conquérir à nouveau, sa nouvelle mutation en homme tranquille, posé, humble et tout ce que vous voulez, espérant que nous nous laisserons prendre au piège de cette métamorphose d’hiver. Cette énième mue achève paradoxalement de nous consolider dans l’idée que le rien a définitivement installé son règne au sommet de l’Etat. Pour que le chef de l’Etat en vienne à parier sur sa présidence du G Vain pour raidir à nouveau sa courbe de sondage qui flanche dangereusement,  c'est qu’il y a péril. Le G Vain n’a aucune existence juridique. Le G Vain n’est l’émanation d’aucune volonté des peuples. Le G Vain ne peut prendre aucune décision qui contraigne les autres Nations. Depuis sa création, rien de décisif n’en est sorti pour le bien de notre humanité. Et cela pour la simple et unique raison que, Dieu excepté, personne ne crée à partir de rien. Or le G vain n’est rien. Donc rien ne peut exister à partir du G vain. C’est en vain que Sarkozy fait son cinéma et il le sait.

Une semaine après sa conférence de presse, plus personne n’en parle. Et moi je m’oblige à en parler parce que je vous l’ai promis. Les mois qui nous séparent de 2012 vont être longs.

 

Sarkozy devra bientôt s'excuser aussi pour n'avoir pas su pour l'Egyte

Tandis que notre virevoltant président s’envolait vers Addis-Abeba  où se tient le sommet de l’Union Africaine (Ben Ali chassé du pouvoir, il est sans doute aller faire son marché au dictateur), l’Egypte s’enflamme et notre gouvernement joue à nouveau les équilibristes. Sarko nous avait expliqué au sujet de la Tunisie que ç’aurait été malvenu de la part de l’ancienne puissance coloniale que nous sommes de donner des leçons au peuple tunisien. Soit. Mais l’Egypte ? On peut y aller non ? On ne les a pas colonisés les Egyptiens ? Napoléon a bien fait un tour dans les sables au pied des pyramides. Mais c’était il y a longtemps. On peut se lâcher là  non ? Attendons de voir ce qu’il nous inventera quand l’histoire nous aura une fois de plus dépassés. C’est tout de même terrible pour une grand Nation d’avoir un président à la traîne de l’histoire qui se fait sous nos yeux.

 

Nous avons un petit président. Aucune allusion à sa petite taille. N'empêche  qu'il est un grand problème pour un pays comme le nôtre. Il sera  sans doute heureux d'apprendre que je lui ai trouvé quelque chose de grand.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 23:15

Il est de ces télescopages d’événements, où l’insignifiance de nos manœuvres politiciennes franco-françaises prend un éclat aveuglant.

Aung San Suu "qui" ?

La grande affaire de ce repos de fin de semaine aurait pu être la libération d’Aung San Suu Kyi. L’espoir que soulève le retour à la liberté de cette opprimée dépasse largement les frontières de la Birmanie où règne une junte cynique qui rançonne son peuple avec l’aide des multinationales. Le poids de cette frêle femme pétrie de culture occidentale et rêvant de démocratie pour son peuple aurait pu faire se soulever sinon la terre entière du moins notre pays, cette patrie des droits de l’homme. Qu’a dit le communiqué de l’Elysée ? A-t-on entendu notre premier ministre ? Et notre cher (désormais ex) ministre des affaires étrangères qui y fit un séjour et un rapport pour Total ? Aung San Suu Kyi, ici, on ne connaît pas.

Sarkozy, président du G Vain !

L’autre grande affaire de la semaine aurait pu être notre président revenu de Séoul auréolé de sa nouvelle mission de sauveur du monde. Naboléon, roi du G20, roi du monde, Messie interplanétaire appelé à régler le désordre monétaire qui menace l’économie mondiale ! Un triomphe ! Et là, rien ! Ni trompette, ni tambour ! Celui qui est passé maître dans l’art de l’autoglorification s’en retourne dans son palais et passe à autre chose.

Fillon III, le retour !

Car la grande affaire, celle qu’il ne faut pas manquer, celle qu’il faut régler de toute urgence c’est de remplacer Fillon par … Fillon. Grand Guignol a encore frappé et la meute journalistique, friande des amusements du roi, s’est transportée comme un seul homme aux portes de l’Elysée, bravant la pluie, le vent et le froid, pour nous assommer de directes sur un portail qui s’ouvre et se referme, des voitures à gyrophare qui vont et qui viennent. Cette pantalonnade qui dure depuis tant de mois s’achève piteusement et il se trouve des gens pour en faire un événement. Le prince s’amuse et on essaie de nous faire croire qu’il travaille. Et au bout d’une très longue journée, nous apprenons que Juppé et Bertrand sont redevenus ministres ! Vous parlez d’une révolution !

La capitulation du président.

On nous dit que Sarkozy a voulu se rendre mettre du calendrier. Ainsi se justifierait la formation en plein week-end d’un nouveau gouvernement pour la France. Qu’il aurait pris ainsi tout le monde de vitesse surprenant tous ceux qui attendaient le nouveau gouvernement pour le début de la semaine. Un remaniement que le président lui-même a annoncé il y a plus de cinq mois, qui a généré tant de mélodrame au sein de la majorité, ouvert une campagne inédite entre un premier ministre et son ministre d’Etat, livrant à la Nation le spectacle inédit d’un président hésitant sur un choix stratégique fondamental pour le pays ; une séquence où il a été fait la preuve que l’homme de l’Elysée ne maîtrisait plus grand-chose et qui se vérifie aujourd’hui dans un choix qui lui est imposé par la conjonction des sondages et de la volonté des députés ; si c’est cela maîtriser un calendrier, alors celui de Sarkozy ressemble de plus en plus à un calendrier de vacances, comme vacance du pouvoir.

La vacuité du pouvoir…

Mais puisque que apparemment nous avons toujours un président de la République et le premier ministre qui va avec, puisque ce soir il a été décidé de reprendre les mêmes et de continuer, puisque contre toute évidence et malgré la réalité de la manière dont les affaires de ce pays sont gérées, le pouvoir n’est pas juridiquement vacant, nous devons nous résoudre à en reconnaître la vacuité.

Le pouvoir sarkoziste est désormais vide de sens. Plus personne ne sait où nous mène le grand enfant qui nous gouverne, ce président qui s’est amusé pendant de longs mois à voir s’affronter ses ministres. Vacuité du sens car on se perd en conjecture sur la signifiance de la reconduction des mêmes quand le peuple réclame à cor et à cri une nouvelle donne. Vacuité du sens quand un président fait à ce point la preuve qu’il ne dispose d’aucune alternative crédible pour sortir le pays de l’ornière où il l’a conduit.

Et la vanité d’un homme.

Mais la vanité d’un homme et de lui seul explique cette tragicomédie qui se joue sur nos écrans télévisuels. Cette nouvelle séquence qui s’ouvre, loin d’apporter une réponse efficace aux maux du peuple, n’a d’autres objectifs que de préparer une élection présidentielle dont 18 mois nous séparent. Le temps s’est arrêté à l’Elysée. En ce dimanche pluvieux d’automne, c’est à un long hiver politique que nous soumet le chef de l’Etat. Plus rien ne se passera si ce n’est pour construire les tactiques qui reconduiront notre grand homme au palais du Faubourg Saint Honoré.

Le gouvernement qui nous a été servi à la messe des journaux de 20h n’est pas là pour résoudre les problèmes de la France. Sa mission : sauver le soldat Sarkozy. S’il peut.

Avant de revenir dans les prochains jours sur nos nouveaux ministres, permettez que je verse une larme de crocodile sur les ministres de l’ouverture disparus, Kouchner, Bokel, Amara… et sur la conseillère municipale de Colombes, Rama Yade, minorité redevenue invisible.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 08:28

 

Silence Sarkozy ne fête pas sonanniversaire

A l’Elysée ce 6 mai, trois bougies vacillaient sur un gâteau. Elles ont attendu désespérément le souffle de l’heureux du jour. Mais l’homme du mouvement perpétuel n’a plus de souffle. Et ses thuriféraires disent que ce n’est pas le souffle qui lui manque ; que c’est la hauteur et la discrétion qui s’imposent désormais.

Sarkozy croit que nous allons gober cela. Que le peuple médusé par cet accès soudain de discrétion et de feinte humilité va finir par croire que notre divin président a pris, enfin, la mesure de sa fonction.

Mais avertis par les nombreuses tromperies, affûtés par les grosses ficelles de la communication présidentielle nous avons désormais la prudence d’un Sioux et ne nous aventurons dans la forêt noire (c’est le gâteau où s’ennuyaient les bougies) de l’agitation présidentielle qu’en avançant sur la pointe des pieds pour ne plus être pris au piège des mensonges du bonimenteur du faubourg  Saint Honoré.


Et de trois! trois années de perdues!

Oui si le président ne veut pas fêter le troisième anniversaire de son accession au trône, c’est tout simplement parce qu’il ne le peut pas. Les années passent et la vérité prend de plus en plus les allures d’une évidence : Sarkozy n’est jamais devenu président. Sarkozy nous fait perdre beaucoup de temps.

 

La hauteur en s'enfonçant!

Tenez ! En ce 6 mai du troisième anniversaire de notre divin maître à l’Elysée, le contexte mondial et surtout européen d’une menace de nouvelle déflagration financière lui offrait l’occasion de s’astreindre à la hauteur qui lui manque tant. J’eusse espéré que notre Napoléon de Neuilly dans une adresse à la Nation signifiât au peuple apeuré que notre économie est bien tenue, que l’Europe ne laissera pas tomber la Grèce, que le Portugal et l’Espagne ne courraient aucun danger… En un mot, anniversaire ou pas, nous étions en droit d’entendre de notre président de la République qu’il nous expliquât que si le monde va mal, nous nous en doutons, il sait de quoi il souffre et que lui et ses pairs connaissent le remède pour le sortir de là.

Mais notre Président Très-Haut est bien au-dessus de ces subalternes préoccupations ! Notre bon président a réuni les préfets, les commissaires, les inspecteurs d’académie pour parler de violence scolaire, d’absentéisme et de suppression d’allocation familiale.

C’est ainsi que notre petit président prend de la hauteur. Il fallait qu’il soit bien bas, notre pauvre président pour que s’élever revienne pour lui à se mettre au rang de directeur de cabinet de Brice Hortefeux ou Luc Chatel.

 

 

Trois ans, pas de bilan et déjà en campagne!

A ce rythme il lui faudra bien plus que cinq ans pour atteindre le rang présidentiel auquel il aspire, paraît-il.

Et c’est ce qui est inquiétant. Sarkozy en ce troisième anniversaire est déjà en campagne pour rempiler en 2012. Et quand il est en campagne, c’est bien connu, ce n’est jamais vers les cimes qu’il aspire. Trois années que nous vivons sans président. Et les deux qui viennent s’annoncent encore pires. Oui ce président nous fait perdre beaucoup de temps. Et s’il ne veut pas compter les années qui passent, nous,  ce sont les jours, les semaines et les mois que nous égrenons péniblement, avec la ferme espérance de sortir un jour ce long cauchemar.

Pu….rée ! Encore deux longues années !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 14:07

A ce qu’il paraît, elles seraient quelques centaines de femmes à travers la France à arborer le voile intégral. Le phénomène est-il en extension au point de susciter l’inquiétude pour les fondements de la République ? 

La stratégie de stigmatisation comme option de reconquête électorale

Dès le lendemain de la débâcle électorale du camp présidentiel, on entendit qu’il faillait de toute urgence légiférer pour retirer de nos rues et de nos bâtiments publics cette horreur que l’on décréta attentatoire aux valeurs de la République et bien en entendu contraire à la dignité de la femme. Forcément, s’il s’agit des valeurs et de la femme…

Mais mon petit doigt me dit que ni la République et ses valeurs, pas davantage la femme et sa dignité n’ont grand-chose à voir avec cette urgence législative. Si c’était le cas, le président et ses députés auraient écouté le conseil d’Etat qui a mis en garde contre une interdiction générale qui pour le coup contreviendrait aux dispositions constitutionnelles et partant aux valeurs de notre République.

Mais la Sarkozie tout à son travail sur les fondamentaux ne veut rien laisser à droite qui puisse profiter au Front National. Même si son calamiteux débat sur l’identité national qui tourna au procès en sorcellerie de l’Islam a fait la preuve que la stratégie de la stigmatisation n’est pas la meilleure pour vaincre le Front dans les urnes.

Il va donc y avoir une loi interdisant la burqa.Comment cette loi sera-t-elle accueillie et appliquée?

Les musulmanes républicaines

Nul doute, que les musulmanes républicaines qui la portent, et elles sont nombreuses, l’abandonneront par amour pour la République quand bien même elles auraient voulu concilier cet amour-ci et leur attachement à ce qu’elles pensent, à tort disent certains, être la meilleure pratique de leur religion. Elles feront, je n’en doute pas, le choix de la République.

Les prisonnières involontaires de leur voile

Quant aux autres, celles qui n’ont jamais eu le choix, celles qui se sont vu imposer cet habit, celles pour qui ce revêtement est une prison, elles savent déjà que leurs geôliers trouveront une autre prison pour les enfermer. Elles se désolent déjà de devoir troquer leur textile contre les quatre murs de leur domicile d’où elles ne sortiraient désormais que très rarement. Leur République et ses lois ne leurs seront d'aucun secours.

les fondamentalistes idéologues

D’autres enfin se réjouissent déjà de cette nouvelle sottise gouvernementale. Elles ont  fait de leur voile l’étendard d’un combat idéologique à la foi religieuse, morale et politique contre l’Occident et ses valeurs. Celles-là, aucune loi, aucune amende, aucun contrôle policier, rien, jamais ne les dissuadera de porter leur niqab car le martyr est au bout de leurs tracasseries.

Hortefeux fait du zèle avant la loi

Voyez cette pauvresse contrôlée au volant de sa voiture. Amendée pour ne pas conduire dans un état apte à lui permettre de manœuvrer sans entrave en toute circonstance.  Il paraît que son voile réduit son champ visuel. Les policiers qui ont fait cette trouvaille sont à décorer et tout de suite. Puisque ce qui n’aurait dû rester qu’un gag provincial est devenu une affaire d’Etat où il est question de retirer la nationalité française au mari polygame de la contrevenante. Depuis, avec son keffieh sur la tête, notre sérial tombeur a tout loisir de nous instruire sur la nuance entre être polygamie et avoir de nombreuses maîtresses qui ont chaque fois la même mauvaise idées de faire des enfants au même homme.

Ce type est un salaud qui ne mérite pas une seule seconde de notre attention. Et on a beau être militant de la cause des femmes comme moi, on peut ne pas verser de larmes sur le sort des femmes qui sont entrées dans cette relation ubuesque. L’irresponsabilité qui les a conduites à mettre au monde des enfants dans de telles circonstances est coupable. Et au lieu de faire tout un tintouin sur le sort de ce monsieur et de ses esclaves consentantes, on ferait mieux dans le discrétion mais dans l’efficacité de se soucier du sort des douze mômes de ce salopard.

le désarroi des musulamns de france

Que dire de tous ceux de nos compatriotes qui, sans jamais rien eu à voir avec la burqa, ni la polygamie,  ne se sentiront pas moins lésés, car à nouveau leur religion fait l’objet d’une polémique qu’ils n’ont pas choisie et où les enjeux inavoués se situent à des années lumières de leur préoccupation première : la conscience enfin partagée par tous et chacun que leur religion n’est pas un danger pour notre vivre ensemble.

Bonjour l'application de la loi

Souhaitons enfin bonne chance à tous nos policiers qui devront désormais aller verbaliser dans nos rues et nos cités. Ils se sont déjà fait une belle réputation à contrôler encore et encore les frangins. Je ne dis pas le succès et les applaudissements depuis les balcons quand ils devront soulever les voiles des frangines.

Mais il y mieux! Comment s’y prendront-ils quand ils croiseront avenue Montaigne ou Champs Elysées les riches princesses saoudiennes et émirati venues faire du shoping dans nos magasins de luxe. Bon courage camarades en uniforme !

Quand à Sarkozy et à ses amis, ils auront l’air bien malin quand un barbu enturbanné leur fera mordre la poussière après recours devant le conseil constitutionnel.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 13:37

Les fondamentaux

Comme plus aucun Français ne devrait l’ignorer, la seule, l’unique leçon que la Sarkozie défaite a tiré de sa bérézina électorale est celle-ci : le retour aux fondamentaux. Traduire : soigner l’électorat de droite.

La fin de l'écolo président

Nous avons donc vu se craquer le vernis vert de notre omniprésident qui décréta, dans un français dont lui seul a le secret, que « l’écologie ça commence à bien faire ». Joignant le geste à la parole, notre vert président commença par renvoyer la taxe carbone aux calendes grecques.

 Il partit ensuite faire des câlins aux agriculteurs en leur promettant que, lui vivant, on ne touchera pas à la politique agricole commune et sa logique productiviste dopée à la subventiomine. Mais comme les paysans savent que le président est déjà mort, ils en ont conclu ce qu’ils doivent : que cette promesse vaut toutes celles qui l’ont précédée.

Toujours dans le travail sur les fondamentaux, la taxe sur les poids lourds, grands pollueurs s’il en est, est renvoyée à son tour à plus tard. La date de ce renvoi n’a rien de hasardeux : ce sera en juin 2012, au lendemain des présidentielle donc. Et puisqu’il se doute bien  que ce n’est  pas la perspective d’une nouvelle taxe qui feront voter pour lui les routiers, devinez quel est le sort de cette taxe sensée rapporter chaque année un milliard d’euros ?

Soignons les médecins

Les leçons fondamentales ont continué la semaine dernière avec l’augmentation de l’honoraire des médecins généralistes. Il en coûtera quelques centaines de millions d’euros à la sécu et aux mutuelles. Mais ce n’est que bagatelle dans le trou abyssal de l’assurance maladie entretenu avec soin par Bachelot. Les mutuelles en profiteront pour augmenter nos cotisations, pour nous qui avons le privilège d’en avoir une. Quant à la grande masse de nos concitoyens qui n’en possède pas, la santé, après les déremboursements  successifs, les augmentations de forfaits hospitaliers, sera de plus en plus luxe hors d’atteinte. Mais les médecins à ce qu’il paraît sont des électeurs de droite et les pauvres sans mutuelle voteraient à gauche. Cynique et simpliste lecture électorale qui s’apparente plus à du fondamentalisme idéologique qu’à un simple retour aux fondamentaux électoralistes.

Sécurité

Toujours dans à son affaire de retour aux fondamentaux, Sarko arpente à nouveau le terrain sécuritaire. La ficelle crève les yeux, les sabots sont gros, mais qu’importe. Le nécessiteux des sondages a grand besoin qu’on lui fasse aumône de quelques demi-points de satisfaction. Il faut enrayer la chute, stopper la descente avant de trouver du pétrole.  Alors Sarko endosse le bleu et file en banlieue, dans cette Saint-Denis si meurtrie par l’abandon de la République.

Mais cette fois, ça ne prend pas. Ça ne peut plus prendre. On sait qui s’occupe de sécurité dans ce pays depuis huit longues années. On sait qui a fait baisser le nombre de policiers effectivement en lutte contre l’insécurité dans nos cités. Ce n’est pas moi qui le dis. C’est le respectable organe très droitier Le Figaro qui en a dressé l’amer constat dès lundi. Les agents sur le terrain ont diminué. Et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux frappe durement la police. Les policiers eux-mêmes n’en peuvent plus. A mots de moins en moins couverts ils dénoncent la politique de l’esbroufe et de l’enfumage sécuritaire dont on les a rendus complices à leurs corps défendant.

Plaçons des préfets amis partout

Ce n’est pas l’ancien préfet du 93 débarqué après 15 mois de mission qui me démentirait. Avec le département le plus insécurisé du pays, il se retrouve avec moins de flics que le département  des Hauts-de-Seine  par exemple où le taux de délinquance est moindre.

Le fait de le remplacer par un préfet ami n'y changera. Le renfort d'un nouveau sous-préfet,  ex-flic, ex-syndicaliste, ex-tête de liste UMP aux régionales, n'y changera rien non plus. Car les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

La suppression des allocs

Mais Sarkozy l’a promis. Il n’y aura pas de quartier pour les voyous. Refrains dont il nous rebat les oreilles depuis tant d’années. A nouveau il réclame la suppression des allocations familiales aux parents d’enfants absentéistes. Qu’importe si rien ne vient confirmer la thèse insensée qui lie la délinquance des jeunes à l’école buissonnière ! Qu’importe si tous les professionnels de tous bords mettent en garde contre les effets dangereux d’une telle mesure ! Sarko travaille ses fondamentaux. Et quand il est ainsi lancé, il n’y a rien qui puisse l’arrêter.


En attendant, dans nos communes et nos quartiers nous pouvons continuer à nous en prendre à nos maires et à leurs adjoints. Nos édiles désarmés doivent continuer à ponctionner leurs administrés pour payer très chers leurs polices municipales quand l’Etat paye la police nationale à garder les palais nationaux.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : Sarkozy
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