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Publié par GOMEZ FELICIANO


C

a devait arriver. Et c’est la venue de Kadhafi qui révèle l’énorme fossé qui sépare la culture politique du duo Kouchner/Yade de celle de Sarkozy. En a-t-il d’ailleurs uner ? Car la politique est une culture, c’est-à-dire un mode de l’exister comportant ses us, ses coutumes, son langage, ses codes, ses symboles et ses manières attachés à une histoire, à un peuple et aux valeurs de celui-ci.

"Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort."

Rama Yade, Sec. d’Etat aux Droits de l’Homme

La France ne pratique pas la diplomatie du carnet de chèque. Que l’on vende ce que l’on veut à la Lybie, comme l’épicier arabe vendrait une bouteille de Bordeaux à Le Pen. Mais pitié, ne demander pas à l’épicier de s’asseoir et de boire avec lui sous prétexte qu’il va lui acheter une caisse entière.

L’épicier à son honneur. C’est pour garder cet honneur qu’il est ouvert 12h par jour. Il veut rester debout.

Merci à Rama Yade de nous rappeler que nous avons un honneur et que jamais la fin (faim) ne justifiera les moyens. Mais c’est ce que n’ont cessé de dire tous les hommes politiques de tous bords depuis l’annonce de cette visite.

Que Kadhafi vienne faire son marché. Nous sommes dans une économie ouverte. Que nos industriels aient besoin de l’appui de la diplomatie française pour conclure les accords, cela est bien compréhensible au vu de la sensibilité des dossiers commerciaux en question. Mais faut-il pour cela donner le spectacle affligeant d’une nation exsangue prête à tout pour décrocher des contrats, fussent-ils en milliards d’euros ?

 

 

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