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Publié par GOMEZ FELICIANO

A lire le compte rendu que le Journal Le Parisien (édition du 15 décembre) a fait du dernier conseil municipal (http://www.leparisien.fr/home/maville/article.htm?articleid=291417842), une question se pose à moi : faut-il en rire ou en pleurer ?

A n’en pas douter, le journal a choisi d’en rire. Je le suivrais bien volontiers.  Mais l’asniérois que je suis ne peut rire de ce qui est décrit sous les traits d’un mauvais théâtre de boulevard. Cette pantomime est en réalité la théâtralisation outrancière de la tragédie d’une ville prometteuse réduite aux colonnes des faits divers à cause de l’irresponsabilité au plus haut sommet de notre commune.

Relisons plutôt quelques extraits de la description qui est faite de l’institution devant décider du sort de 85 000 personnes. « Jeudi soir, les acteurs ne voulaient sans doute pas rater leur sortie. Alors, ils ont tout donné sur scène pour la dernière représentation de la mandature. Une centaine de spectateurs ont assisté à ce théâtre de boulevard. » Voici donc les élus ramenés au simple rang d’acteurs soignant leur sortie pour cette dernière représentation de l’année. Quant à la centaine de citoyens présents, ils ont été joliment réduits au rôle de spectateurs. Voilà le triste sort fait à la démocratie, une démocratie qui à Asnières est devenue un théâtre d’ombres où se meuvent des spectres armés de mégaphone devant une substance ectoplasmique qui tient lieu de maire. Loin du théâtre de boulevard voilà le sort tragique qui est fait à l’assemblée sensé représenter les asniérois. Lequel d’entre nous peut se reconnaître dans ce déni de démocratie qu’est devenue notre assemblée locale ? Qui parmi nous peut accepter que cela recommence avec les mêmes acteurs et la même pièce en mars prochain ?

Le maire déjà se donne le beau rôle : « Vous faites de l'obstruction depuis le début de la soirée. Vous vouliez qu'on appelle la police. On ne l'a pas fait. Ça se réglera le 9 mars ». . Prenant déjà le peuple à témoin pour trancher en sa faveur les élections venues, il renvoie par la même occasion l’opposition dans le rôle du méchant. Il a bon dos l’opposition. Il se trouvera certainement des asniérois pour tomber dans le panneau. Mais combien sommes-nous à commencer à ouvrir les yeux ? Combien sommes-nous à commencer à refuser cette vision simpliste et binaire des choses ? Combien sommes-nous à nous demander si le maire n’est pas responsable de la triste dégradation de l’honorabilité de l’assemblée qu’il dirige ? Pendant combien de temps encore tentera-t-il de nous convaincre qu’il n’y est pour rien ?

En attendant, comme le précise le même journal, « Noyées sous les pitreries et les propos outranciers, pointent de vraies questions. Des questions qui n'auront pas de réponse. » Quelles sont ces vraies questions ? Le parisien ne nous en cite aucune. Il faut se référer au site du socialiste Piétrasanta, www.pietrasanta.fr, pour avoir une idée de ces vraies questions. A qui donc aura servi cette énième mascarade ? Les vraies questions des asniérois portées par l’opposant socialiste n’auront trouvé aucun échos dans la presse qui a préféré relayer la pantomime qui s’est jouée au détriment de nos intérêts. Mais nous, citoyens, devons rester conscients que tant que le maire peut trouver l’occasion de ne pas répondre aux vraies questions, il peut attendre tranquillement le 16 mars prochain.

A moins que nous autres électeurs d’Asnières décidions d’y mettre bon ordre, pour que plus jamais un article sur notre ville ne se termine sur ses mots sinistres du journal Le Parisien : « C'est du grand n'importe quoi mais les dossiers s'enchaînent et sont adoptés. » De n’importe quoi ne peut rien naître de sensé. Pour l’honneur et l’avenir de notre ville, sortons Aeschlimann !

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