Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par GOMEZ FELICIANO

Manuel Aeschlimann vient de ressortir des caves poussiéreuses de la démagogie les vieilles méthodes politiciennes du siècle passé. Et il n’y va pas de main morte : demi-vérités, quasi-mensonges, dissimulations et fausses accusations de l’opposition de l’adversaire politique, voilà la communication choisie par le maire, comme au bon vieux temps.  Manuel Aeschlimann commence sa campagne les pieds au plancher usant et abusant des ficelles du siècle passé. Les hommes politiques du siècle des derniers avaient deux principes de communication érigés en règle d’or :

-         Règle n°1 : plus c’est gros, plus ça passe. Quitte à mentir, faisons de gros mensonges. Les électeurs sont des gens de bonne foi. Ils ne peuvent pas croire possible qu’on leur dise de si gros mensonges. C’est trop gros pour ne pas être vrai.

-         Règle n°2 : accuser faussement et calomnier tant que cela se peut vos adversaires, il en restera toujours quelque chose. Selon le vieil adage il n’y pas de fumée sans feu, tous les vieux politicards du siècle passé n’hésite pas à calomnier leur adversaire.

Ces règles du siècle dernier ne conviennent plus à une démocratie qui se veut moderne. Manuel Aeschlimann a appelé sa liste Asnières en Marche. Nous savons désormais le sens de sa marche : c’est en arrière toute.

Aeschlimann a enclenché la marche arrière. Ecartez-vous de son chemin. Car apparemment il n’a pas de rétroviseur. Rien qui lui permette de regarder en arrière et de dresser un bilan qui s’approche peu ou prou de la vérité. Bien au contraire. Dans son dernier journal de campagne, il fait une démonstration éclatante de la vieille politique ringarde à laquelle toute la France a dit non aux dernières élections présidentielles en préférant de tous les bords des candidats du renouveau démocratique. Ce renouveau démocratique, Asnières en a besoin. C’est pourquoi il faut dénoncer sans faiblir les mensonges du maire.

 

Mensonge à propos du rapport officiel de la cour régionale des comptes : l’opposition dans le respect de la loi, a anticipé et écrit officiellement au maire pour qu’il convoque un conseil municipal extraordinaire à l’instar d’autres communes. Le maire ment quand il dit qu’il n’avait pas le temps matériel de communiquer le rapport. D’autres municipalités ont communiqué le rapport et en ont débattu en conseil municipal extraordinaire. Ce qui était possible ailleurs l’était aussi à Asnières.

Le maire publie aujourd’hui des chiffres sortis d'on ne sait où, tout en laissant croire aux électeurs, sans toutefois l’affirmer, que ces chiffres sont ceux du rapport. La loi est formelle et s’applique au maire. Il ne peut pas publier les chiffres officiels. Il le sait et ne peut pas prendre le risque de voir l’élection invalidée. Le maire vous manipule. Les chiffres dits officiels, ne sont pas ceux du rapport de la cour régionale des comptes. Les chiffres publiés par le maire n’ont rien avoir avec ce que lui reproche le rapport de la CRC. Jugez-en vous-mêmes :

-         Solde positif des finances de 18 millions : quand vous empruntez 1000 euros pour la réparation de votre salle de bain, réparation qui au final ne vous revient qu’à 900 euros, vous avez un solde positif de 100 euros. Mais ces 100 euros restent de la dette.

-         Taux moyen de la dette en baisse : c’est l’évolution normale des encours de dette surtout quand on sait que l’emprunteur est solvable. Mais ce qu’il y a de pire chez nous à Asnières c'est que le taux baisse aussi parce que le maire rallonge la durée des emprunts. Si vous empruntez 1000 euros à 5% remboursé en un an, votre dette vous revient beaucoup moins cher que si vous remboursez la même somme en 5 ans avec un taux  de 3%. La prétendu baisse des taux est une entourloupe.

-         Une annuité de la dette inférieure à la moyenne nationale : c’est la même entourloupe que précédemment. A Asnières, nous sommes endettés pour 20ans au moins. Dans la plupart des villes comparables, quand elles ont une grosse dette, l’encours est de 12 ans en moyenne. Les emprunteurs que nous sommes tous, savent que les mensualités diminuent en proportion du nombre d’années pour lequel nous avons emprunté.

 

Mais laissons là les mensonges sur les finances de la ville. Promenons-nous dans la forêt immense des mensonges colportés sur l’opposition.

-         Mensonge sur la Sécurité : l’opposition serait contre l’installation de caméra de surveillance. Il faut dire que sur la question l’opposition à toujours marqué son désaccord. Mais nous sommes à Asnières. Pourquoi est-ce que dans cette ville les caméras de surveillance ne sont souvent qu’aux alentours des panneaux d’affichages ? Savez-vous que dans cette ville des proches du maire se sont servi de la vidéosurveillance pour épier les adversaires politiques ? Aujourd’hui, l’opposition socialiste écrit noir sur blanc dans son programme le projet d’installation de nouvelles caméras mais là où l’on sait qu’il y a de l’insécurité.

-         Mensonge sur les Finances: l’opposition est accusée de vouloir augmenter les impôts de 127%. Pendant ce temps le maire ment sur ses proches chiffres. Les journaux, pour une fois unanimes l’ont dit : le Figaro, le Point, les Echos et bien d’autres, dont aucun électeur de droite ne peut douter qu’ils roulent pour la gauche l’ont affirmé. La hausse des impôts locaux à Asnières est de 18% pour les taxes d’habitation et foncières et de 33% pour l’enlèvement des ordures ménagères. Le maire ignore cette vérité pour s’attaquer aux impôts de la Région avec des chiffres biaisés. Comment le maire qui s’offusque des impôts régionaux peut-il se réjouir de la rénovation du lycée Renoir, de l’arrivée du Métro et les annexer à son propre bilan alors que c’est la Région qui les finance ? Pourquoi le Maire ne dit-il pas que la Région a subventionné la Médiathèque Alexandre Jardin, la maison de la petite enfance… et bien d’autres projets sur la ville dont Sébastien Pietrasanta s’est fait l’avocat pendant que la propre femme du maire séchait les séances plénières de l’assemblée régionale et les travaux en commission ? Y a-t-il un seul Asniérois pour croire que, une fois aux affaires, les socialistes augmenteront de plus de 127% les impôts locaux ? La hausse de 55% des impôts locaux régionaux, qui ne frappent que les propriétaires de leur domicile, a représenté pour moi environ 10euros de plus depuis 2004. Par contre la part municipale de ma taxe foncière a fait un bond de 22 euros rien que cette année alors même l’augmentation n’était que de 3% environ. Vous comprenez pourquoi le maire préfère vous parlez de pourcentage au lieu de vous parler des chiffres réels.

-         Mensonge sur le cadre de vie : le maire accuse l’opposition socialiste d’avoir rejeté l’urbanisme à visage humain qu’il préconise. Construire 1000 logements nouveaux, faire venir 3000 nouveaux habitants, excentrés, loin de tout et coincés entre départementale et autoroute; surtout ne pas savoir ce qu’on va leur offrir comme école, collège, crèche, poste, centre médico-social… Voilà l’urbanisme à visage humain du maire. Tous les Asniérois de tout bord déplorent le bétonnage excessif de leur ville. Les nouveaux arrivants ont l'impression d'être pris au piège. Et c'est ce maire bétonneur qui prétend que les socialistes aiment les gros ensembles. En quoi les socialistes qui ne sont pas au pouvoir à Asnières peuvent-ils être responsables du bétonnage actuel ?
Parce que les socialistes défendent les intérêts des habitants des gentianes, on en conclut qu'ils sont partisans d'immeubles de grande et vilaine taille.  En quoi s'opposer à la chasse aux pauvres inaugurée par le maire équivaut-il à un militantisme immobilier ? On peut être d'accord avec le sort fait à un bâtiment sans pour autant partager le bannissement promis aux habitants de ces appartements! La politique du maire consiste à chasser les pauvres d’Asnières.
L’urbanisme à visage humain du maire ne comprend pas des visages de pauvres. Souvenons-nous de la mobilisation du maire et de ses amis pour déloger des familles installés provisoirement dans un quartier de notre ville : les riverains se sont mobilisés avec l’appui du maire pour que les pauvres soient chassés du quartier. C’est bon pour la revalorisation du patrimoine immobilier. Mais ce visage humain n’est pas celui que je partage. Plus récemment encore, les familles de la rue Voltaire. Que sont-elles devenues ? Décidément la vie promet d’être très dure pour les pauvres à Asnières.

Autre visage humain tel que nous le vend notre maire. Notre ville est bien placée parmi celles où le mètre carré d’espace vert
par habitant est le plus faible. Les Asniérois, qui ont de l’humour, il faut le reconnaître, ont pris l’habitude de dire : à Asnières les espaces verts sont à Gennevilliers et Villeneuve la Garenne. Le maire a bétonné sans compter. Il a fait venir de nombreux habitants sans leur garantir la qualité de vie qu’ils sont en droit d’attendre. Les rues salles, les panneaux publicitaires gênant la circulation piétonne, la quasi absence de piste cyclable… la liste est longue de l’aversion écologique du maire qui a opté pour lui, son épouse et ses services, de grosses voitures de fonction dont la consommation en carburant grève le budget et aussi la pureté de l'air. Où est la qualité de vie, où est l’urbanisme à visage humain ?

 

Le maire appelle à une campagne électorale propre. Mais il sort la grosse artillerie pour calomnier, mentir et travestir la vérité. Et si la propreté en campagne n’était rien d’autre que dire aux électeurs la vérité ? Et si la propreté de la campagne n’était rien d’autre que le respect de l’adversaire et la confiance en l’intelligence des électeurs ? Et si la propreté de la campagne électorale commençait par la reconnaissance des erreurs commises ?

Notre bon maire ne connaît ni erreur ni échec. Tout est parfait dans les actions de notre maire. Notre maire se prendrait-il pour Dieu ?

 

 

Commenter cet article