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Publié par GOMEZ FELICIANO

Le maire et les militants UMP sont repassés dans nos marchés ce dimanche. Ils se sont surpassés.

Ils sont revenus avec un tract rose qui ressemble furieusement à la publication habituelle du parti socialiste. Si le maire se met à se camoufler sous la couleur de l’adversaire politique….

Ils sont revenus en grand nombre comme s’il y avait péril en la demeure, comme s’il y avait urgence à jeter toute leur force dans la bataille...

Ils sont revenus avec une fébrilité visible. Certes, bon gré mal gré, il règne en général entre militants de tout bord une bonne ambiance républicaine. Mais certains éléments de l’Aeschlimannie commencent sérieusement à s’énerver voire à paniquer. Quelles raisons un militant UMP a-t-il de menacer un militant socialiste de plainte judiciaire, affirmant au passage avoir enregistré les propos dont le militant socialiste accompagnait sa distribution de tract ? Quelle raison un militant UMP a-t-il de ne plus s’adresser sur le marché qu’en arabe à tous ceux qu’il juge être d’origine arabe ? Pourquoi partout où passe Aeschlimann et ses sbires, la communautarisation n’est-elle jamais loin ?

Ils sont surtout revenus avec, sur leur tract, une question et une seule, répétée comme un refrain à une longue litanie d’affirmations, celles-ci devant être tenues pour le bilan du maire sortant.

 

Sur la forme, j’affirme que cette manière de restreindre tout l’enjeu de ces élections à une seule question, cette envie du maire de réduire l’élection à un référendum pour ou contre sa personne, témoigne assez de l’idée qu’il se fait de la démocratie municipale. Cette idée nous l’avons vue à l’œuvre depuis 9 ans. L’opposition en a souffert. Les propres amis du maire en on soufferts. Les simples citoyens désireux d’une démocratie moderne en ont durement souffert. Non la question municipale ne se réduit pas à l’avenir de votre personne M. Aeschlimann. La question municipal s’élargit à 85000 asniérois et au destin commun qui les lie sur une même portion du territoire national.

 

Voilà pour la forme. Venons-en au fond. Quelle est donc cette question à laquelle nous sommes sommés de répondre de toute urgence en ce froid dimanche de campagne. En caractère gras  sur fond rouge pâle, il nous est demandé : On arrête ou on continue ? La réponse faite par le maire, puisque son éducation ne lui interdit pas de faire les questions et les réponses, et en cela son maître Sarko l’a bien initié, sa réponse donc s’affiche en gros et en gras en bas de son tract : Avec Aeschlimann, on continue. Rien que ça. Sans craindre de faire injure à notre intelligence.

 

Voici ma réponse à moi.

 

Non, trois fois non ! Avec les violences et les incivilités en hausse ; avec le bétonnage à tout va de notre ville ; avec le gouvernement familial, clanique et clientéliste de notre ville ; non on ne continue pas, on arrête !

 

Non, trois fois non ! Avec les écoles délabrés ; avec l’incapacité de trouver des structures d’accueil pour nos enfants ; avec la politique de chasse aux pauvres qui éloignent les familles modestes de notre ville ; avec une explosion de la dette et des frais inutiles de confort personnel ; non on ne continue pas, on arrête !

 

Non, trois fois non ! Avec le petit commerce qui s’en va et les difficultés de ceux qui restent ; avec le chômage élevé dans certains de nos quartiers abandonnés à leur sort ; avec le taux d’espace vert le plus faible par habitant, même en comptant les cimetières ; non on ne continue pas, on arrête !

 

Non, trois fois non ! Avec une ville qui devient de plus en plus difficile à vivre pour nos aînés à cause des trottoirs sales et des plans de circulation insensés ; avec des jeunes méprisés auxquels on fait  ici et là  l’aumône d’une attention épisodique, surtout en période électorale ; avec le manque d’équipements sportifs et de loisir pour notre jeunesse ; non on ne continue pas, on arrête !

 

Non, trois fois non ! Avec une municipalité qui ne veut pas de logements sociaux et qui en détruit ; avec une majorité qui nous a déjà promis des parkings il y a 7 ans sans parvenir à les réaliser ; avec un maire incapable de d’organiser un plan cohérent d’urbanisme capable de faire battre les cœurs de tous les asniérois à l’unisson d’un sentiment unanime d’appartenance à une même ville, à un projet commun et à un avenir partagé ; non on ne continue pas, on arrête !

 

La question du maire ne laisse aucune hésitation quant à la réponse que nous devons lui donner.

Alors, on arrête ou on continue ?

Oui, oui, oui on arrête !

Non, non, non on ne continue pas avec Aeschlimann !

 

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