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Publié par GOMEZ FELICIANO

Manuel Aeschlimann a décidé de se faire distinguer une dernière fois avant de laisser à d’autres le soin de bien gérer la mairie qu’il a mené au bord de la ruine. Pour mettre un point final à sa grande œuvre de « di(s)-gestion, il a choisi, en conformité avec sa manière dispendieuse, de nous envoyer le fameux rapport de la cour régionale des comptes. Coût de l’opération, environ 40 000 € selon le nouveau maire Sébastien PIETRASAN

Cette opération de l’ancien maire est totalement illégale. Certes le maire peut publier dès le lendemain des élections le fameux rapport. Mais à la seule condition que ce soit en Conseil Municipal. Ce qui n’est pas le cas en l’occurrence. Pire, quand on n’est plus maire que pour quelques jours, que la loi par surcroît vous demande, en attendant l’installation de la nouvelle équipe, de n’expédier que les affaires courantes, diffuser un rapport annoté de 25 pages d’observations en quadrichromie excède de loin tout ce que nous pouvons entendre par affaires courantes !

Aeschlimann, par ce dernier agissement, a achevé de convaincre les derniers asniérois qui croyaient encore en lui qu’il n’était décidément pas l’homme de la situation. Oui, pour Manuel Aeschlimann, la communication passe avant l’action, peu importe la vérité, seule importe ce que l’on veut faire croire.

Aeschlimann a voulu nous faire croire que la version du rapport à laquelle nous avons eu accès par différents biais était fausse. Le rapport qu’il a publié est en tout point semblable à ce que nous savions déjà.

Aeschlimann nous a donné pour officiels des extraits du rapport qui étaient en contradiction avec ce que nous savions. Nous savons maintenant que cet extrait n’était rien d’autre que ces propres observations sur ce rapport.

Les asniérois ont voulu rompre avec une époque, une manière, une pratique, une gestion. Désormais Aeschlimann devra aller exercer ses talents ailleurs. Et si on en croit Le Parisien du 28 mars, celui qui a tant aimé mettre ses opposants en procès, a dorénavant un agenda judiciaire à la hauteur de son affection pour les prétoires.

Les asniérois ont voulu rompre avec une époque, une manière, une pratique, une gestion. Et je peux d’ores et déjà témoigné que ce changement est déjà en cours, puisque j’en suis un témoin privilégié. Deux faits pour l’illustrer si vous le voulez bien.

Mercredi 26 mars à 19h, les socialistes asniérois avaient rendez-vous, pour un apéro amical, familial. C’est la première qu’ils pouvaient se retrouver ainsi depuis le 16 mars. Comme à leur habitude, ils ont fait les courses au frais de la section. Quelle ne fut pas leur surprise en constatant à leur installation à l’Espace Concorde qu’étaient mises à leur disposition six caisses de champagne, 36 bouteilles au frais du contribuable ? Ni une ni deux, les bouteilles ont été remballées pour un retour immédiat dans les caves de la mairie. Autre temps, autres mœurs.

Vendredi 28 mars, j’étais aux côtés du maire pour une descente à pied dans les quartiers Flore, Maurinoux, Freycinet et Quatre Routes. Les services techniques de la ville étaient de la partie pour fournir aux maires et aux élus les réponses nécessaires pour résoudre les problèmes posés par les asniérois de ces quartiers pendant la campagne. Voici l’aveu d’un des employés de la mairie qui suivait la tournée : « Nous n’étions jamais venus dans ces endroits ! » Comme le disait Sébastien pendant la campagne, « aucun quartier ne sera oublié ». Il faut souhaiter que de telles tournées se fassent dans tous les quartiers de la ville. Autre temps, autre mœurs.

 

ARTICLE DU PARISIEN DU MARS

Quatre jours après son échec aux élections municipales, l’ancien maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann, était convoqué par la police judiciaire parisienne. Pendant plusieurs heures, jeudi dernier, cet ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, également député, a été entendu par la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Des auditions qui s’inscrivent dans le cadre de trois enquêtes préliminaires distinctes ouvertes par le parquet de Nanterre. La première concerne l’utilisation inappropriée de fonds parlementaires à des fins privées. Une deuxième enquête vise un marché de restauration collective passé avec Avenance. Les policiers doivent vérifier s’il n’y a pas eu favoritisme dans l’attribution de ce marché. Cette procédure a déjà valu une garde à vue de trente-six heures à Bernard Loth, l’ancien directeur général des services.

Enfin, Manuel Aeschlimann a été interrogé sur les « fichiers ethniques », ces listings d’électeurs comportant les nom, prénom, adresse, date et pays de naissance susceptibles d’avoir été exploités par le maire au mépris des règles imposées par la Cnil.


Par ailleurs, hier, le nouveau maire socialiste d’Asnières, Sébastien Pietrasanta, a indiqué qu’il allait saisir la chambre régionale des comptes et informer le procureur de la République de Nanterre dans une toute autre affaire. Sébastien Pietrasanta vient en effet de découvrir que son prédécesseur a fait diffuser la semaine dernière, et aux frais de la mairie, 27 500 exemplaires du rapport intégral de la cour régionale des comptes consacré à la gestion de la commune. Un rapport qu’il n’avait pas voulu rendre public avant les élections municipales. Et pour cause, il s’avère cinglant sur sa propre gestion entre 1999 et 2006. Mais dans son courrier, Manuel Aeschlimann accompagne le rapport de vingt-cinq pages de commentaires personnels pour arriver à la conclusion qu’il laisse « une situation financière saine et innovante ».


« C’est le dernier coup d’esbroufe d’un maire qui a perdu et qui jurait hier, la main sur le cœur, qu’il serait un opposant constructif, s’insurge Sébastien Pietrasanta. Cette initiative est scandaleuse et a coûté environ 40 000 € au budget municipal. » Manuel Aeschlimann n’a pu être joint hier.

 

Marisa Faïon et Valérie Mahaut

 

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