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Publié par GOMEZ FELICIANO

Avec un peu de retard, voici mon abécédaire passant en revue l’année 2008. Il est largement de mauvaise foi. Les gens que je n’aime pas y tiennent une bonne place. Parfois en plus petit et en italique j’ai repris sur certaines entrées, ce que j’en disais déjà l’an dernier. Que voulez-vous ? Il semblerait que certains aient voulu absolument me donner raison.

Voilà, je vous le livre en guise d’une bonne et heureuse année 2009.

 

 Aeschlimann Manuel : Il est devenu depuis mars l’ancien maire d’Asnières. Il est toujours député de la ville. Il va falloir s’en occuper.

Homme politique de droite, anciennement conseiller de Sarkozy, mais dont on dit qu’il n’a plus ses entrées auprès de celui qui est devenu le président de tous les Français. Député dont les interventions dans l’hémicycle sont très rares, il est aussi le maire UMP de la commune d’Asnières-sur-Seine. Son nom partage le même initial que Affaires et Antidémocrate.

 Aeschlimann Marie Dominique : épouse de l’autre. Récemment reconvertie en speakerine du conseil municipal à Asnières. Son ambition, parler le plus longtemps possible en conseil municipal, s’exprimer sur tous les sujets… Si l’ennui était une profession, il vient de trouver sa maîtresse.

 Amara Fadela : l’an dernier je questionnais : Toujours ni pute ni soumise ? On peut répondre aujourd’hui : toujours pas pute mais dorénavant soumise. Fais gaffe Fadéla ! Les macs commencent toujours par soumettre leur recrue avant de les mettre sur le trottoir.

 Apathie Jean-Michel : on lui pardonnait d’être antipathique tant qu’il faisait bien son métier et ne faisait que celui-là. On dit que la vieillesse est un naufrage ; il aurait pu se garder d’en faire la preuve avant l’heure.

 Arnaque : capitalisme financier à l’ère du néolibéralisme.

 Audiovisuelle : loi par laquelle Sarkozy s’aliène l’ensemble du paysage audiovisuel en assujettissant la télé publique et en devenant le bienfaiteur de TF1 et M6.  

 Aubry Martine : on attend qu’elle soit. Je serai bien embêté de devoir ajouter dans un an : « et elle ne fut pas ».

 Bachelot Roselyne : si on considère la propension à l’exubérance comme le symptôme d’une vacuité que l’on veut masquer, cette femme doit cacher un gouffre abyssal. On ne sait pas lequel mais elle le fait bien. Dommage qu’elle n’arrive pas combler le seul gouffre qu’on l’ait chargé de faire disparaître: le trou de la sécu.

 Banlieue : on se demande toujours si Sarkozy y retournera un jour. Ce qu’on sait, c’est que le plan appelé espoir banlieue a du mal a justifié son nom. Mais que le bon peuple se rassure. La police et la justice veillent sur nos banlieues pendant que Fadéla assure le spectacle.  

 Bartolone Claude : c’est un socialiste tendance marionnette fabusienne. Soutient Martine Aubry au dernier congrès qui a vu triompher la maire de Lille. Aujourd’hui dirigeant de premier plan au sein du parti, il se sent pousser des ailes  en voyant autant de regards braqués sur lui qui n’a jamais été que l’ombre portée du grand Laurent. Il ignore que les socialistes ne le regardent que pour mieux surveiller celui qui se teint derrière lui et tire ses ficelles. Ne le lui dites pas.

Bayrou François : le plus petit commun diviseur des socialistes.

Besancenot Olivier : facteur médiatique, déjà deux fois candidats aux élections présidentielles alors qu’il est à peine trentenaire. On lui souhaite une longue carrière à la poste et à la candidature présidentielle. On se demande comment ce qui serait considéré comme blague partout ailleurs, est tellement pris au sérieux chez nous.

 Bertrand Xavier : le problème avec les gens qui ont un deuxième prénom à la place du nom, c’est qu’ils ont plus de mal à se faire justement un nom. On souhaite beaucoup de chance à notre futur ancien ministre du travail à la tête de l’UMP. Quant à l’UMP et à ses militants, on sait déjà qu’ils sont mal barrés.

 Besnéhard Dominique : producteur de film et découvreur de talents à ce qu’on dit. Sa dernière production était ambitieuse mais elle n’a pas convaincu. On ne sait pas si c’est le scénario qui est mauvais ou si c’est le talent de l’actrice principale qui est en cause. A moins que ce ne soit le public qui est mauvais joueur ! Ce doit être forcément ça. Il y avait en effet un sacré risque à présenter le film en avant première aux militants socialistes. Ces gens n’ont pas de goût ! Comme on dit, le film n’a pas trouvé son public. Il marchera certainement en diffusion télé au creux de l’été, entre les bronzés et la grande vadrouille. Surtout ne pas le proposer après une programmation de bienvenue chez les ch’tis. L’actrice principale pourrait mal le prendre !

 Boutin Christine : elle se dit de droite sociale au nom d’un christianisme qu’elle a tout de même tendance à pratiquer d’une manière droitière. Cela lui aura valu au moins un maroquin. Mais regardons de près les choses. Imaginons que Jésus son bien aimé vienne en visite au ministère de Christine. Je vous promets que la croix lui fera l’effet d’un hamac à l’ombre des cocotiers quand il aura fait le tour des dossiers malmenés par sa fidèle servante.

 Bouygues Martin et Cie : maison mère de la politique économique et audiovisuelle de la France. C’est du béton, on vous dit !

Bruni Carla : chanteuse à voix inaudible qui murmure à l’oreille du président. Les français ont eu le bon goût de bouder son nouvel opus. Les médias nous infligèrent pendant de longues semaines ses minauderies en guise de promo. Et mon petit doigt me dit que cela ne fait que commencer. Madame a trouvé sa cause humanitaire. Et déjà journalistes et animateurs de tous bords ont préparé leurs brosses à reluire, prêts à faire assaut d’impertinence…

 Bush Georges : huit années qui s’achèvent sur un désastre. On ignore toujours comment les américains ont pu l’élire deux fois de suite.  On se demande encore si un jour le monde le leur pardonnera. On sait malheureusement que Bush n’en a rien à cirer.

 Cambadélis Jean-Christophe : nouveau copain de Bartolone. Au spectacle des marionnettes socialistes, il prétend que ses ficelles à lui sont tirées par Strauss Kahn. En fait c’est un automate. Son mécanisme est tellement compliqué que personne au parti n’a jamais su comment il fonctionne.

 Chouchous : apparus dans le langage politique depuis que sept ministres faisant office de courtisans se rassemblent autour du président de la République pour lui confirmer tout le bien que ledit président pense de lui-même. C’était bien la peine de décapiter le roi pour voir surgir un roitelet deux siècles plus tard.

 Conseil des ministres : one man show présidentiel pour public captif.

 Crise : celle qui survint dans le monde des finances servira toute cette année à masquer les insuffisances de la politique sarkoziste. Elle a déjà servi à faire croire que notre petit président était un grand homme…  Il y en aura toujours un pour profiter du malheur de tous.

 Dati Rachida : sa hantise, devenir bientôt mère au foyer. Celle qui autrefois s’occupa plus des joaillers de la place Vendôme que du ministère qui lui fut confié à la même adresse, n’est plus en cour auprès du roitelet de l’Elysée. Les prochaines photos de sa maternité bienheureuse (peut-être aussi immaculée et virginale) risquent de constituer ces dernières apparitions sur la scène politique (ou médiatique, elle n’a jamais su distinguer l’une de l’autre).

Femme d’origine modeste élevée au rang de modèle d’intégration. Faite ministre, elle exerça beaucoup dans Gala et Match mais rarement à la justice dont elle ne s’occupa qu’à temps partiel. Elle a beaucoup déçu. Pourquoi est-ce si naturelle de parler d’elle au passé ?

 Delanoë Bertrand : une espérance ou une déception ? L’histoire parfois vous interroge sans vous laisser beaucoup de temps pour répondre. Bertrand, ça urge !

 Désir Harlem : une renaissance dont on espère qu’elle soit plus qu’une promesse, un commencement nouveau.

 Désir d’avenir : l’avenir désiré s’appelle désormais 2012. La grande prêtresse de ce mouvement affirma de 2012 que c’est demain. A la différence des enfants et des ados, les adultes placent l’avenir dans un horizon beaucoup plus ambitieux.

 Dette : 182 millions d’euros. Voilà le lourd héritage de la famille Aeschlimann pour les asniérois. Et ces gens dorment tranquilles…

 Dette toujours : il faut surveiller Sarkozy et son gouvernement ; ils se lâchent.

 Devédjian Patrick : pitié, n’en parlons pas.

 Drucker Michel : avec l’âge, il devient meilleur. Il faudra connaître son fournisseur d’huile de coude. Ce type sait admirablement cirer les pompes. Le pire c’est quand il affirme de lui-même qu’il essaie d’aller toujours plus loin. Arrête Michel ! Tu as déjà ciré des baskets ; où plus loin pourras-tu aller ? Cirer les tongs ? Surtout ne prends pas ta retraite. Il y a une telle file d’égos devant ton studio, que dis-je, ton atelier de cirage ! Tu as du boulot pour tant d’années !

Marque de brosse à reluire

 Elections : à Asnières j’en connais au moins deux qui se demandent toujours ce qui leur est arrivé ce 16 mars 2008. Prière de ne pas les renseigner. Pas de cruauté.

Celles de 2007 ont déçu. Il n’y a plus qu’à changer de vote en 2008

Les municipales à Asnières en mars 2008 devraient voir la défaite du maire actuel.

 Elections européennes : cela se passe en juin de cette année. Envoyer d’urgence un mot rue de Solferino pour mettre les socialistes au courant.

 Fabius Laurent : il était à droite du parti socialiste quand celui-ci penchait gravement à gauche. Il passa à gauche du parti quand il pencha à droite. Ces amis disent qu’il n’a pas changé, mais que c’est le parti qui bouge. Surtout Lolo, ne change pas.

 Fillon François : ayez une pensée pour lui. Pour ceux qui ne le savent pas, la France a toujours un premier ministre.

Pour ne pas oublier que la France a un premier ministre.

 Gauche : Gauche chérie, ton peuple et tes amis te cherchent. Nous ne savons pas ce que nous t’avons fait. Mais nous sommes tout prêts à t’en demander pardon. Reviens à la maison. Tu nous manques, nous avons besoin de toi. Où que tu sois, si tu reçois ce message, fais-nous signe.

Voici quelques nouvelles de la maison. Tes sœurs Ségolène et Martine se sont battues récemment pour occuper ta chambre. Ton grand frère Bertrand les a laissé faire. Benoît, oh qu’est-ce qu’il a bien grandi le petit, porte désormais tes baskets. Il dit qu’il est ton seul héritier. Tu lui pardonneras ce péché de jeunesse. Tonton Jean-Luc est parti de la maison. Il s’est  installé un peu plus à gauche en bas de la rue. Juste en face de la tante Marie-Georges. Quant au fils de la voisine, le petit Olivier, ça ne s’arrange pas. C’est que depuis qu’il a un vélo, il se prend vraiment pour quelqu’un le petit. C’est tellement énervant de le voir faire son beau avec son vélo jaune tout neuf. Il va falloir qu’un jour on lui dise que si nous on marche à pied, c’est pour qu’on ne voie pas nos grosses voitures de gens de gauche. Julien, il a eu des histoires rien qu’en portant de jolies montres. Enfin, faut pas que je te donne envie de t’enfuir plus loin encore. Reviens, s’il te plaît. Vite !!!

 Gouvernement : dans notre pays, il s’agit d’une institution constitutionnelle sensée conduire les affaires de la nation. C’est le premier ministre qui devrait le diriger. Si dans l’organisation actuelle de notre pays vous avez identifié quelque chose qui ressemble à cela, prière de m’en avertir.

Dans les circonstances actuelles, synonyme de plateau télé, c’est-à-dire des gens qui attendent leur tour pour faire leur promo selon un conducteur réglé par la production. Jusqu’ici la super production Sarko tient à peu près la route.

Ne plus tenir compte de la dernière phrase.

 Hamon Benoît : cela durera le temps d’une rose.

 Hollande François : la réussite d’une œuvre se mesure à l’aune de l’héritage laissé à la postérité. Vu le chantier rue de Solferino on doute que le parti socialiste soit la grande œuvre  de François. Sa vie n’est heureusement pas achevée.

Homme politique le plus intelligent de sa génération. On ne sait par quel mystère il porte mieux aujourd’hui l’autre nom de la Hollande : Pays-Bas ; très, très bas. Peut-être ne fallait-il pas confier le parti de la rose à un mec qui porte le nom de la patrie de  la tulipe.

 Hortefeux Brice : la plus belle réussite du sarkozisme, c’est lui. Aujourd’hui plus personne ne se pose la question de la légitime d’un ministère de l’identité nationale couplé avec celui de l’immigration. Plus personne ne s’offusque de la pérennité dans nos lois des dispositifs ADN. Peu de voix s’élèvent encore pour contester la pertinence de la politique du chiffre, des quotas d’immigration… Ce type a même organisé une conférence européenne sur l’immigration à Vichy. C’est qu’il connaît les symbole et sait les manier !

Pour ceux qui aiment la République et les valeurs de la France ce nom est synonyme de honte.

 Jospin Lionel : ne prononcez plus son nom nulle part. Au parti socialiste cela déclenche des réactions irrationnelles. Ailleurs on feint de s’en moquer. Chez les humoristes c’est un régal. Quant aux journalistes, c’est leur cible favorite. Au moins ils ont l’air intelligents quand ils s’acharnent sur lui.

Mais moi, plus on le déteste, plus je l’aime. Emmerdez autant de monde à la fois, cela relève forcément du génie.

Probablement l’homme politique le plus détesté à gauche et à droite. Probablement le seul premier ministre de ces trente dernières années à pouvoir se prévaloir d’un bilan économique et social convenable. Y aurait-il un rapport entre ceci et cela ?

 Journalisme : profession en quête d’identité à l’ère du sarkozisme triomphant. Réunie début 2008 à l’Elysée pour les vœux présidentiels, la profession se montra bon public. On y rit beaucoup, parfois aux dépens d’un confrère, on esquissa même des applaudissements. Quand on aime l’information, on est parfois contraint de détester le journalisme à la française.

 Justice : à Asnières on n’y envoie plus les opposants, ce qui fait une démocratie beaucoup plus digne et accessoirement un économie significative pour le budget. Mais il semblerait que l’ancien maire, lui, n’en a pas fini avec cette institution qui lui reprocherait quelques broutilles. Il faut toujours se méfier des retours de bâton.

 Kouchner Bernard : il faut se rendre à l’évidence. Les socialistes n’ont pas sous utilisé Kouchner. Ils étaient les seuls à en connaître la juste valeur. Mais l’individu sait largement se vendre au-delà de son vrai prix. Il fera encore illusion pendant longtemps. Je me suis fait avoir comme tout le monde car voici ce que j’écrivais de lui l’an dernier : Grand homme de gauche qui se fit tout petit dans un gouvernement de droite pour s’occuper d’affaires qui lui sont complètement étrangères.

Je me suis trompé. En fait il n’a jamais été grand que par illusion d’optique et si peu de gauche.

 Lagarde Christine : cette dame, c’est du prozac pour dépressif, de la péridurale pour femme en travail, du valium pour insomniaque... Elle a une manière tellement assurée de dire que tout va bien… Si le diable l’embauche elle pourrait faire passer l’enfer pour un paradis. En fait le diable l’a embauchée pour faire passer l’enfer pour le paradis. Quand j’entends des journalistes supputer sur son probable départ du gouvernement… Pourquoi le diable se séparerait-il de son atout maître ?

 Laporte Bernard : mais à quoi sert-il ?

 Lefebvre Frédéric : député tendance dandy et porte parole de l’UMP. Il est capable de dire une connerie tout en gardant son sérieux. Comme s’il ne faisait pas exprès… En fait il ne le fait pas exprès. Chez lui ça vient tout seul.

 Merkel Angela : seule dirigeante du monde moderne à pouvoir tenir Sarkozy dans les limites de sa personne. Rien que pour ça, je la trouve adorable.

 MoDem : il y a là tout ce qu’il faut pour construire une droite intelligente et tolérante. Il ne lui manque qu’un peuple de droite intelligent et tolérant et un chef un peu plus tolérant que de droite.

 Moderne : hier abondamment utilisé par la droite pour stigmatiser le prétendu archaïsme de la gauche. Aujourd’hui certains socialistes s’en sont emparés pour se désigner comme  seul avenir envisageable du parti. A tous ceux qui se prétendent modernes, apportez cette mauvaise nouvelle : la modernité ne se décrète pas. C’est toujours une faute de modestie que de se prétendre moderne. La modernité est toujours un jugement a postériori. Les génies de notre histoire qui nous ont fait gravir marche après marche des paliers successifs de la modernité ne l’ont pas fait en défiant le peuple et son histoire mais en les transportant l’un et l’autre vers un ailleurs qu’ils ont osé forts du désir et des aspirations de tous.

 Morano Nadine : c’est tout un poème. Elle a quand même osé dire qu’il n’y avait rien entre Napoléon et Sarkozy. Tout un poème je vous dis.

 Noah Yannick : encore une nouvelle fois la personnalité préférée des français. Ces Français vont finir par désespérer leur roitelet.

 Obama: un rêve américain devenu espérance mondiale. En face, il y a Sarkozy: un cauchemar bien de chez nous que TF1 a réussi à vendre comme un rêve mondial.

Omniprésident : mot inventé exprès pour décrire la manière dont Sarkozy gouverne. Le mot est déjà faible. Au bar la dernière fois j’ai  parlé de cosmoprésident. Mais le gars arrimé à l’autre bout du zinc m’a dit qu’o appelle cela plus simplement du vent : c’est la seule chose au monde qu’on trouve partout à la fois.

 Ouverture : mot tombé en désuétude après une année d’usage abusif.

 Pernault Jean-Pierre : inamovible présentateur du 13h de TF1. Ce que j’ai écrit l’an dernier reste valable : Ce type fera l’objet de nombreuses études dans les années à venir. Quand le vide est porté à une telle plénitude, on ne peut que s’incliner devant le mystère. Ce type est le modèle achevé de raffinement du rien.

 Piétrasanta Sébastien : un événement appelé à ne pas rester qu’asniérois.

 Poivre d’Arvor Patrick : la preuve que l’impertinence ne paie plus. Il a suffi qu’il traite le président de petit garçon pour perdre son job. C’est pourtant la première fois qu’un journaliste de TF1 s’en tenait au fait : Sarkozy est un garçon et il est petit. Quoi ? Il aurait dû dire grande fille en parlant du président ? On comprend pourquoi Carla est devenue désormais  le sujet préféré à la télé et à la radio: c’est probablement la seule image où notre roitelet se reconnaît.

 Royal Ségolène : réservons-lui la seule entrée de la lettre R. Elle pourrait ne pas se remettre de voisiner autre chose qu’elle-même. Son désir d’avenir se dit désormais en un seul chiffre, 2012. A force de ne penser qu’à ça, elle finira par passer à côté de l’avenir qu’elle désire tant.

 Sarkozy Nicolas : notre très grand président s’est planté à peu près sur tout. Mais on ne trouve toujours aucun journaliste pour le dire. Tant que TF1 veille, Sarkozy vaincra.

 Shweitzer Louis : pour lutter contre les discriminations, on a choisi celui qui fut le patron le mieux payé de France, cumulant aujourd’hui moult retraites et force jetons de présence dans de nombreux conseils d’administration. N’en doutez plus, l’égalité est pour demain.

 Socialisme : une désillusion ? Une illusion ? Une promesse ? Nous sommes des millions de français à y croire encore. Notre foi finira-t-elle par nous sauver ?

 Sopo Dominique : actuel président de SOS Racisme. Il a succédé à Silla et Boutih. Tragique destin pour un garçon pourtant sympathique.

 Strauss Kahn Dominique : Certains essayent d'en faire une marque de viagra. Preuve qu'il fait encore de l'effet.

 TF1 : La résidence secondaire de Sarkozy s’apprête à recueillir par pelleteuses entières les étrennes publicitaires que son hôte adoré a arrachées à la télévision publique. Ah, la famille, il n’y a que ça de vrai.

 Thuram Lilian : un type qui tient tête à Sarkozy, c’est forcément quelqu’un de bien. Mais l’intello du ballon rond a échappé au pire : il a failli jouer au PSG. Vous imaginez : lui sur le terrain et Sarko, Enrico Marcias and Co dans les tribunes ? Sans compter les supporters ! Lilian a vraziment bon coeur: même mal formé il l'a sauvé de la catastrophe.

 Travail : qui croit encore qu’il peut travailler plus pour gagner plus ? D’autres mythes du sarkozisme tomberont. Mais tant que TF1 veille, Sarkozy vaincra.

 Verts : avec Dany le Rouge à leur tête pour les européennes certains prédisent le pire pour le parti socialiste. A défaut de faire rêver, Les verts arrivent encore à rêver au moins . C’est toujours ça qu’ils ont de mieux que les socialistes et l’UMP. Mais comment arrivent-ils à rêver avec Dany ?

 Woerth Eric : notre ministre du budget. Comme l’impayable Lagarde, ce type est capable de vous annoncer un déficit budgétaire record comme une bonne nouvelle pour la France.

 Yade Rama : cette femme intelligente et talentueuse se rendra-t-elle compte un jour qu’elle a mieux à faire ailleurs ?

 Zemmour Eric : les années passent et Zemmour empire. On a beau déclarer n’aimer que la France, cela ne vous transforme pas pour autant en bon vin. Le vin lui bonifie avec l’âge car enfermé dans sa bouteille il poursuit son voyage avec le temps. Zemmour lui s’est arrêté quelque part hors du temps. Son horloge s’est arrêté mais on ne sait en quelle année. Mais on situe ce temps dans une France sans musulmans, sans noirs, à moins qu’ils ne soient des esclaves, des colonisés ; la France d’une couleur, d’une langue, d’un peuple, d’une religion… Zemmour à jamais prophète d’une France révolue !

 Zidane Zinedine : icône intouchable d’une autre France. Je me suis toujours méfié des icônes.

 Zimbabwe : Mugabe a transformé le rêve d’un continent en paradigme hyperbolique des plaies du berceau de l’humanité. Et pourtant l’Afrique commençait à guérir de ses maux. Comment un héros libérateur devient-il un fléau national ? Et après on s’étonnera que les gens ne comprennent rien à l’Afrique

 

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