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Publié par GOMEZ FELICIANO

Si vous voulez voir ce à quoi ressemblait le dernier conseil municipal, je vous conseille de vous rendre sur le site de la ville pour vous en faire une idée. et c'est ici: http://www.ville-asnieressurseine.fr/upload/gestion_fichier/Video/astv/les_conseils/2009/conseil001_290109/conseil001_290109.htm.

J'aurais bien voulu vous le résumer, vous en faire un compte rendu... Mais voilà ; il n'y a rien à résumer. Je vous partage la mnière dont je l'ai vécu.

Nous sommes au soir d'une décision grave, impopulaire, suicidaire même pour la majorité qui a choisi de faire face à ses responsabilités par l'audace.

Nous sommes au rendez-vous d'une explication décisive où une opposition intelligente, jouant pleinement son rôle devrait porter de manière audible et compréhensible la voix de nos concitoyens mécontents ! Qui ne comprendrait pas qu'il y en ait ?

Nous sommes au premier jour d'une ère dont la majorité veut qu'elle soit nouvelle et porteuse d'espérance pour tous les asniérois.

Le moment était solennel. L'heure était grave. Les choix relevaient du courage. Les options portaient leur part de douleur. Le moment tant attendu par les asniérois. Le premier budget de plein exercice d'une équipe, le budget qui doit exprimer et transpirer l'orientation nouvelle d'une équipe nouvelle pour notre ville. Il n'y avait ni drame ni tragédie. Juste du sérieux.

Et l'on a pu se rendre compte que l'opposition a choisi le risible, le ridicule dans ce que cela a de plus minable, de plus avilissant pour la démocratie. Incapable d'accomplir un travail sérieux d'analyse de la situation économique, financière et sociale de notre ville afin de juger de la pertinence des mesures prises par nous, ils ont choisi l'embrouille par le pourrissement de la séance du conseil : sirène hurlante et obsédante, corne de brume, vacarme et invectives intempestives...

Dans l'hémicycle municipal déserté par la moitié de l'opposition, remarquons au passage leur sens des priorités, les élus de l'ancienne équipe n'avaient pas grand-chose à dire. Ils ont alors rameuté des militants pour hurler et exhiber des panneaux tout au  long de la séance. Et comme ils n'en ont pas trouvé sur place ils ont été les choisir dans les villes avoisinantes. Le résultat en est devenu tellement cocasse. Ces gars recrutés à la va-vite n'ont pas dû recevoir les photos des élus de l'opposition pour se familiariser avec le visage de leurs employeurs d'un soir. Au final ils ne savaient plus quelle prise de parole devait être couverte par leurs cris et leurs sirènes. On a ainsi plus souvent entendu les cornes de brume pendant l'ennuyeux monologue de Marie-Dominique Aeschlimann que pendant les interventions de la majorité.

Le discours de la chef  de l'opposition était vide et vague comme à son habitude, contradictoire, incohérent à souhait. Et ces types venus nous pourrir la vie, en sont venus donc à nous la soulager. Il n'y a en effet rien de plus désagréable à supporter dans un conseil municipal qu'une intervention de Marie-Dominique. C'est comme une longue matinée de perfusion à l'hôpital ; un goûte à goûte infernal qui n'en finit pas et que vous ne supportez que parce qu'il y a la télé dans votre chambre d'hospitalisation. Eh bien au dernier conseil municipal, les militants UMP nous ont apporté la télé in vivo. Le spectacle était triste et affligeant. C'était d'une bassesse inouïe et la démocratie n'en sort grandie.  Mais j'avoue qu'il nous a distraits et soulagés du mortel soliloque aesclimannesque. Au point que j'ai regretté leur absence quand Cyrille Dechénoix a pris à son tour la parole.

Alors lui je ne sais pas quelle mouche l'a piqué. Il s'est mis en tête de nous faire un cours de finance locale débitant pendant de longues minutes, d'une voix monocorde et à une heure très tardive, une compilation disponible pour tous sur le site du ministère des finances et autres bonnes adresses de la démocratie locale du web. J'ai cru un instant qu'il avait choisi de battre un record d'ennui ; j'ai enfin compris que c'était une punition savamment pensée. Comme rien ne me retenait attaché à ma chaise, j'ai choisi d'aller prendre l'air le temps qu'il finisse. Il a fini et je suis revenu en séance pour la fin des débats.

Il faut quand même que je vous parle rapidement des interventions respectives de MM Dias et Aeschlimann et de Mme Charef.

Pour M. Dias, désigné par ses pairs pour nous parler de sécurité, c'était pathétique. Le discours visiblement écrit par un autre, a dû lui être transmis juste avant le conseil. Il n'a pas eu le temps de se l'approprier quelque peu. Vous pouvez allez constater l'étendu des dégâts en visionnant la vidéo du conseil.

Pour ce qui est de M. Aeschlimann, sa journée au prétoire a été longue. On comprend qu'il n'ait pas eu le temps ces derniers jours de s'occuper des affaires asniéroises. Il y avait son affaire. Même le calendrier judiciaire s'en mêle pour compliquer la vie de l'opposition. Comme si leur incompétence n'y suffisait pas.

Quant à l'intervention de Mme Charef c'est un modèle du genre. S'interrompant à chaque réaction suscitée par ses propos, on a finit par ne plus rien comprendre à ce qu'elle voulait nous dire. Mais on en a suffisamment entendu pour remarquer à quel point elle était de mauvaise foi, n'hésitant pas travestir la vérité y compris celle qui est écrite et qui peut être vérifiée séance tenante. Julien Richard s'est chargé de le lui rappeler : quand on fait une citation, il faut la faire en vérité et non pas de manière tronquée de façon à servir l'échafaudage branlant de mensonge qu'on a maladroitement construit. Nul doute qu'elle retiendra la leçon. Si vous voulez voir le cours de maître Richard sur la déontologie du psittacisme, vous n'avez plus qu'à vous rendre sur le site de la ville. Excellent.

Au dernier conseil municipal, j'ai vu la démocratie sur les rails. Un maire serein et grave, une majorité unie et soudée pour tenir ferme dans la tempête aux côtés des asniérois.

L'opposition n'a pas pris le train. Pire, ils ont essayé de le faire dérailler.

Commencer par une carrière de fauteuse de trouble quand on ambitionne un destin de reconquête municipale ! Marie-Dominique Aeschlimann manque décidément d'envergure.

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