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Publié par GOMEZ FELICIANO

On m'a signalé ce matin un article du blog de Marie-Dominique Aeschlimann consacré à nouveau à son sujet préféré, le Trait d'Union.

Je dois vous avouer un truc. Je ne vais jamais sur le site de Mme Aeschlimann. Pour tout vous dire, je n'irai jamais voir ce qui s'y écrit où s'y dit. Au conseil municipal, je suis le mec assis juste à portée de postillons de la dame aux logorrhées interminables. Sa diarrhée verbale et ses verbiages répétitifs sont un supplice que je dois supporter stoïquement pendant des heures. Je l'ai moi, sa voix, la vraie, la naturelle, celle qui n'est pas adoucie par l'effet conjugué de l'ambiance feutrée de la salle du conseil et des arrangements phoniques de nos ingénieux techniciens du son. Et vous pensez qu'aussitôt fini le conseil, je courrai sur le blog de Marie-Dominique pour m'infliger de nouvelles tortures ? Non merci.

Je fais donc confiance à celui qui m'a rendu compte de l'article et le remercie de m'avoir gentiment envoyé le lien vers l'article. Mais je n'irai pas.

Et je vais vous éviter à vous aussi tout recours inutile à ce site. D'abord pour les raisons que je viens d'évoquer mais aussi pour celle-ci : si l'article qui m'a été envoyé est un copier-coller du texte de Marie-Dominique, il faudra vite retrouver son prof de Français. Cette dame a dû sécher tous ses cours de grammaire. Mais on s'en serait douté.

Venons-en au fait. Quel est l'objet nouveau de l'ire de la dame des beaux quartiers? On aurait éjecté d'une réunion publique un habitant du quartier.

Fermement et résolument, j'ai effectivement viré d'une réunion que je tenais avec des femmes du quartier, un homme qui a décidé depuis quelque temps de faire de Trait d'union l'abri confortable de ses oisives journées. Cette réunion n'avait rien de public puisqu'elle a été convoquée par mes soins pour  répondre à la demande d'un groupe déterminé de femmes ayant une activité bien précise sur le centre. La réunion était pour ces femmes et uniquement consacrée au sujet de leur préoccupation. L'homme en question n'est pas une femme, il peut en faire le choix ultérieur. Libre à lui. L'homme en question n'était pas concerné par l'activité en question. Le voudrait-il qu'il n'y arriverait pas. L'homme en question n'avait aucune réponse à apporter aux femmes quand à leurs inquiétudes. Il fait partie de ceux qui dans le quartier soulève plus d'inquiétudes qu'ils n'apportent de réponses. Pour toutes ses raisons et plus fondamentalement pour celle-ci que je ne l'ai pas invité, je l'ai prié de nous laisser travailler. Il s'est exécuté, probablement plus effrayé par l'idée qu'il s'agit d'une réunion de travail, notion qui lui est étrangère, que contraint par ma fermeté. En tout cas le résultat a été remarquable : nous avons bien travaillé. Tant et si bien que dès le lendemain quelques individus malfaisants ont cru bon devoir s'attaquer aux femmes par des menaces de toute sorte.

Voilà donc l'action qui reçoit le tonitruant soutien de Mme Aeschlimann. Pourquoi cet acharnement à vouloir détruire ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi une élue se complait-elle à se compromettre dans les fanges boueuses du dénigrement faisant bon compte de tout discernement ? Pourquoi cet entêtement à « emmerder » les habitants des Courtilles ?

Je commence à comprendre le pourquoi de tout ceci.

Oui, avec Sébastien Piétrasanta, nous avons décidé de discuter avec les habitants des Hauts d'Asnières  en tant que citoyens à part entière et de construire avec eux un projet de quartier ? Certes, c'est beaucoup plus difficile et cela prends plus de temps. Mais nous avons la patience et la persévérance chevillée au corps. Notre foi dans la capacité des habitants des Courtilles Freycinet à inventer leur propre destin reste entière. Nous y arriverons. Et leur volonté profonde est notre puissance commune à réussir ce beau défi. C'est normal que cela ne plaise pas à Madame Aeschlimann.

Ce ne fut pas l'option de l'équipe à laquelle elle a appartenu. Madame avait fait de Trait d'Union son œuvre de charité. Infantilisant et clientélisant, elle a cru s'être aliéné pour longtemps une population captive de ses largesses au frais du contribuable. Combien de fois Madame a-t-elle mis les pieds dans le quartier depuis mars 2008 ? Dame charité depuis ses beaux quartiers nous envoie l'aumône de ses larmes de crocodile par blog interposé. Ses pauvres protégés de l'autre côté de la frontière, dans ce nord si lointain et dangereux, livré au méchant M. Gomez ne peuvent pas s'en sortir. Pauvres enfants....Que puis-je bien faire pour eux ? Vite un article sur mon blog, pour alerter les défenseurs des espèces protégés, qu'ils accourent dans la réserve des Courtilles au secours de ces chers petits.

Madame, apprenez que ici nous sommes des citoyens responsables. Apprenez que désormais nous sommes pris au sérieux. Apprenez que depuis un certain 16 mars 2008 tout le monde  a compris que nous avons choisi de ne plus laisser personne décider pour nous. Apprenez madame que nous avons fait de nous-mêmes les seuls protecteurs et défenseurs de nos intérêts, intérêts que nous appréhendons et vivons non pas de manière particulière et partisane, mais dans l'optique de les intégrer et de les agréger à ceux de tous les habitants de notre ville. Vous voulez nous rendre service madame, apprenez à vous taire à défaut de pouvoir réfléchir en adulte responsable. Pleurez sur vous et vos rêves chimériques de reconquête. Occupez-vous de vos oignons. Cela vous fera pleurer autant, mais au moins ce sera pour de vrai.

Quant à vos gardiens de la réserve, vos pisteurs, vos gardes chasses, nous les avons à l'œil. Il faut bien que nous veillions sur ces grands enfants qui n'ont toujours pas compris que les temps ont changé.

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