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Publié par GOMEZ FELICIANO

L'exemple de Levallois

Dans l'une des envolées cafouilleuses dont elle est coutumière en conseil municipal, Mme Aeschlimann nous citait récemment encore en exemple la ville de Levallois qui vient, malgré sa lourde dette de se faire prêter 200millions d'euros. N'était-ce pas là la preuve qu'Asnières pouvait encore s'endetter ? 

 

Quand Le Canard enchaîné  démonte la supercherie

C'est une tout autre histoire que nous raconte Le Canard enchaîné de ce mercredi 11 février. Voici in extenso l'article intitulé Soldes monstres chez les Balkany en page 8. 


Patron de l'une des deux ou trois villes les plus endettées de France (avec 378 millions d'emprunts pour 65000 habitants), l'UMP Patrick Balkany solde les droits à construire de la commune pour boucler ses fins de mois. Le groupe MBI de l'homme d'affaires saoudien Sheik Mohamed Bin Issa Al Jaber a, par exemple, obtenu des conditions très alléchantes pour construire, en bordure de Seine, deux tours jumelles sur 120 000 m2.

Si le marché immobilier ne se redresse pas dans les trois années, Al Jaber bénéficiera ainsi d'une   remise maximum de 35% sur le prix initial. Soit une ristourne de 65 millions sur un prix de base d'environ 200 millions. Ce rabais vient d'être révélé par l'agence de notation financière Fitch.

Piégé par des emprunts très coûteux, Patrick Blakany a voulu aussi renégocier sa dette. Dans un premier temps il a trouvé porte close chez les banquiers. Mais après un coup de fil passé, en décembre dernier, par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, la situation s'est miraculeusement débloquée. La Caisse des dépôts a accepté d'avancer 100 millions. Dexia, la Caisse d'épargne et le Crédit foncier ont prêté le reste.

Les communes dans la mouise savent où s'adresser désormais...

 


Levallois n'est pas notre modèle

A en croire Marie-Dominique, c'est ce que nous aurions dû faire. Passezrun coup de fil à Guéant. Eux auraient peut-être fait ça, pour endetter un peu plus la ville. Il en va ainsi dans la République des copains et de coquins. La caisse des dépôts s'appelle désormais la Caisse des potes à Sarko. Quant à Dexia, sa déconfiture récente avait propulsé à son sommet un proche du pouvoir.

Et vogue la barque des petits arrangements entre amis où le dindon de la farce sera toujours le contribuable qu'on fait vivre aujourd'hui au-dessus de ses moyens le caressant dans le sesn du  poil avec des impôts que l'on vend comme les plus bas. 

Cher ami contribuable, pendant que la main gauche gantée de millions d'euros te caresse dans le sens du poil, surveille la main droite qui se retient et que l'on te cache. Elle tient le couteau qui te saignera tôt ou tard. La dette d'aujourd'hui, c'est de l'impôt différé.

 

Faire d'Asnières un modèle

A Asnières, nous avons pris la sage décision de réagir avant qu'il ne soit trop tard. Quand les Levalloisien se réveilleront et constateront l'étendu des dégâts, il sera peut-être trop tard. Mais les Asniérois sauront gré à leur municipalité d'avoir pris la bonne décision au bon moment.


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