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Publié par GOMEZ FELICIANO

C'est vrai, cet article est titré comme une conférence de carême prêchée par Benoît XIII et III  à la cathédrale Notre-Dame. Et je comprendrai que vous soyez dubitatifs si vous n'avez pas encore participé à l'un des comptes-rendus de mandat qui se déroulent actuellement dans les quartiers. Si c'est le cas, précipitez-vous y et ne ratez pas la prochaine occasion, que ce soit  dans votre quartier ou dans un autre d'ailleurs. Il n'y a pas de mal à s'intéresser à ce qui se passe ailleurs que chez soi.

 

Ce n'est pas un exercice d'autosatisfaction.
Le compte rendu de mandat pourrait être un exercice d'orgueil, de vanité et de pure com'.On pourrait s'y sentir dans la peau de l'élève passant l'épreuve d'un examen oral qu'il a bien potassé et qui en repartirait avec l'impression du devoir accompli. On peut aussi se la jouer vieux bateleur rompu à l'exercice de communication genre VRP assurant le service après vente de la camelote qu'il vous a refourguée il y a un an. On repartirait alors avec la satisfaction d'avoir réussi un coup de plus.

 A l'épreuve, rien de tel. Et c'est ça qui vaut le déplacement.

Ce n'est pas évident pour les élus

Je reconnais que pour nous élus, c'est un exercice risqué, très risqué même, comme si on se lançait dans un numéro de trapèze ou de funambule sans filet. On ne sait pas quelle question va nous être adressée, ni par qui, encore moins dans quel état d'esprit. Vous pouvez donc venir entendre la salle de réunion gronder du battement des cœurs de vos élus. Mais vous risquez d'être déçus.

Car c'est un exercice tout à fait paradoxal, où malgré ces appréhensions naturelles, il y a comme une sérénité, une certaine paix de l'esprit, quasiment une joie même à l'idée de retrouver ceux qui, hier, étaient des électeurs courtisés et sont maintenant devenus des citoyens vigilants et soucieux du bon fonctionnement de leur ville.


Les habitants à l'honneur
Des citoyens responsables demandant des réponses précises à des questions concrètes sans agressivité mais dans un esprit constructifs interrogent, s'interrogent parfois à voix haute, proposent des solutions... Ils ne s'attendent pas à des changements magiques. Ils reconnaissent la difficulté de certaines situations. Ils acceptent que les solutions tâtonnent ; que les expériences puissent ne pas être concluantes. Ils apprécient d'être entendus, qu'on entende ce qu'ils ont à dire, à proposer, à reprocher, à crier... qu'on entende leurs satisfactions, leurs déceptions, leurs colères, leurs espérances, leurs projets pour notre ville, leurs suggestions pour notre action...


Une opposition qui ne sait plus quoi faire?
Il y a dans ces réunions une sincérité qui vous appelle irrésistiblement à la vérité avec l'humilité qui va avec.

A Bécon-Bac-Flachat, l'opposition a essayé de fausser cette donne de la sincérité. L'échec fut lamentable. Quand, au quartier Grésillon, Marie-Dominique a demandé la parole, je me suis dit qu'elle va essayer encore une fois, j'ai eu peur que cela ne dérape à nouveau. Et là surprise. Je me suis pincé encore et encore. Une hallucination ? Non c'est vraiment Mme Aeschlimann qui parle sans agressivité ni accusation péremptoire. Un miracle alors ? Dans cette atmosphère de vérité et de sincérité, Madame serait-elle enfin touchée par la grâce de l'humilité ?

 Et là vous dites, Féliciano, tu crois au père Noël.

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