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  • : Le blog de GOMEZ FELICIANO
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  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 22:42

Mais c'est quoi la question ? Je ne sais pas d'où est venue cette interrogation lors de la soirée de compte rendu de mandat hier à Jules Ferry  dans les Hauts d'Asnières. Je me souviens juste du moment où elle venue, suffisamment forte pour être entendue du public et de l'orateur du moment.


Monsieur joue à madame et ne fait pas mieux.

L'orateur en question n'était autre que M. Aeschlimann soi-même. Après les flops à répétition de Madame, Monsieur a certainement voulu s'essayer lui aussi à l'exercice périlleux qui consiste à distraire les habitants de leurs légitimes préoccupations, face à la municipalité.

Mais c'est quoi la question ? La question c'est que Monsieur se lance dans un long plaidoyer à la gloire de son action passée.  C'est qu'il s'est trompé de tribune. Nous qui sommes en exercice, nous sommes venus nous remettre en cause, nous soumettre à la question des habitants.  Quand lui aligne des certitudes. Peu importe si celles-ci ont été contestées et battues en brêche lors des dernières élections.

La question c'est que Monsieur s'est trompé de tempo. Etait-il vraiment temps de tenir un discours d'autodéfense quand les habitants réclament  des actions concrètes ? Etait-ce le moment, un an après les élections, de se comporter en candidat, surtout quand le spectre judicaire plane et vous menace d'inéligibilité ?

La question c'est que le couple Aeschlimann n'a toujours pas compris que l'humilité est devenue pour les temps modernes la vertu politique majeure. Ces deux là fatiguent jusque dans leur propre camp, à force de vouloir occuper le terrain, de se faire remarquer en tous lieux, de prendre la parole pour ne rien renier ni regretter de leur désastreuse gestion.

 

Nos concitoyens ne veulent pas de leurs élus qu'ils soient des surhommes.

Justes des hommes et des femmes capables, de ceux qui peuvent aider à trouver des solutions aux situations les plus difficiles. Telle, cette jeune fille courageuse malgré trop d'années de patience, respectueuse malgré sa grande déception, calme et digne malgré sa colère d'attendre depuis dix ans un logement pour elle et sa famille, un logement pour qu'elle, sa sœur et son frère puissent étudier et réussir. J'entends encore sa voix tellement douce, ses mots si justes, et ce langage policé, ce français si pur qui a disparu de tant de bouches, y compris au plus haut sommet de l'Etat...Elle n'a pas attendu un logement pour se donner la chance de réussir, cette lycéenne. Elle a tout pour y parvenir. Elle ne veut que des conditions pour que sa part d'humanité ne lui échappe pas à jamais. Pour elle et sa famille on voudrait être surhomme... si on pouvait


Nos concitoyens ne veulent pas de leurs élus qu'ils soient infaillibles.

Juste des hommes responsables, vraiment responsables. Tel cet Asniérois qui interrogeait sur les impôts. Visiblement, l'augmentation ne lui plaît pas. Qui lui en voudrait ? Mais à l'heure où l'opposition écrit et crie partout que nous avons menti et trahi, lui nous demandait juste de répondre de nos actes. Il pourrait nous en vouloir. Il nous en veut peut-être. Mais sa préoccupation est déjà ailleurs. Pour lui et pour tous les asniérois, il veut que les impôts n'augmentent plus à l'avenir conformément à l'engagement pris par nous. Il acceptait le contrat proposé en toute transparence par la municipalité. Il honorera sa part du contrat et se sentirait moins contraint et forcé s'il a la certitude que la ville honorera la sienne. Pour des hommes comme lui, on voudrait être infaillible... si on pouvait.


A Asnières la question numéro un, c'était la démocratie. Le train de la démocratie est en marche désormais. Ils sont de plus en plus nombreux à y monter, les Asniérois qui en discernent de mieux en mieux la destination. Bienvenue à bord !

Par GOMEZ FELICIANO
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