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Publié par GOMEZ FELICIANO

Lundi : présentation du plan de réhabilitation du marché des 4 routes.

Une cinquantaine de personnes présentes à la salle Victor Schœlcher du Centre Robert Lavergne pour cette deuxième séance publique du Conseil Consultatif de Quartier. Trois agents de la ville dont le directeur général adjoint des services techniques ainsi que le chef de projet ANRU.

Le sujet est important pour les habitants du quartier. C'est pourquoi la ville a tenu à ce que le maximum soit fait pour que les explications soient fournies. Ce fut chose faite. Du moins pour ceux qui voulaient comprendre de quelle manière notre quartier va améliorer l'accueil dans ce marché et en rehausser le niveau d'offre commercial.

Pour les quelques uns qui de toutes les manières ne veulent plus de ce marché parce qu'on y trouve trop d'arabes, trops de gens de Gennevilliers, trop de gens de Colombes etc... il est évident qu'ils n'ont pas trouvé de réponse. Le plan de réhabilitation ne prévoyait rien qui ressemble à une muraille hérissée de guérites avec contrôle d'accès.

Si vous avez été empêchés pour une raison ou pour une autre de participer à cette réunion publique sur le marché des 4 routes, voici votre séance de rattrapage : pr-sentation-4-Routes.pdf pr-sentation-4-Routes.pdf


Mercredi : Assemblée générale à la Régie de Quartier.

Une chose est sûre, on a bien fait de redonner la parole aux habitants. Il reste encore quelques réglages dans l'exercice de cette démocratie et dans la compréhension du fonctionnement de cette association pas tout à fait comme les autres. Il faudra tout de même un peu de patience pour arriver à changer les choses durablement. Je comprends les impatiences des uns et des autres. Mais donner dans la précipitation ne résoudra rien.

On a eu le bonheur d'apprendre que le contact est renoué avec certains bailleurs et qu'il y a un meilleur rapport avec nos partenaires institutionnels. Et des projets en cours pour redynamiser les activités. C'est un bon début.

La question du futur directeur semble préoccuper énormément. On peut le comprendre. Le chat échaudé craint l'eau froide.


Mercredi toujours : "il nous manque des verres et des assiettes."

Celle qui m'interpelle ainsi ne me lâchera pas d'une semelle. Je viens d'arriver à une fête des voisins organisée dans le quartier. Elle m'avoue franchement ne pas voter pour moi. En dix minutes elle m'aura reproché tout ce qu'elle pouvait. Et Dieu sait si la liste est longue. Et quand le maire est arrivé quelques minutes plus tard, la voilà repartie de plus belle. Vous savez quoi ? Je n'ai jamais passé un moment aussi agréable en compagnie d'un opposant. Pendant que nous discutions, je l'imaginais assise à ma gauche au conseil municipal, à la place occupée actuellement par une autre que vous connaissez. Qu'est-ce que ma vie changerait !!!

Il y a eu une vraie discussion entre ces voisins réunis et le maire. Aller à la rencontre des habitants, pouvoir expliquer ce qu'on fait, reconnaître parfois ce qu'on a mal fait, informer des projets en cours, écouter les doléances... La fête des voisins peut se transformer en "fête au maire" tout en restant une vraie fête joyeuse, cordiale et respectueuse.

Pour ce qui est des verres et des assiettes, nous essayons de modérer leur usage. Le coût est modique mais les conséquences environnementales sont énormes. Et tant que vous le pouvez, pour vos fêtes des voisins faites autrement que d'abuser de ces matières plastiques. Et si vous m'inviter, je pourrais me proposer pour la vaisselle!!! ... Si je viens.

Juste au moment de partir une habitante s'approche alors que le maire était déjà quelques pas devant moi : « dites au maire que l'initiative de la patinoire à un euro était une très bonne idée ». Ca va mieux en le disant.


Vendredi : retenez bien cette date.

C'était le 22 mai.

Nous apprenons les propositions de notre inénarrable sinistre de l'éducation nationale. Si Xavier Darcos ne passe pas à la postérité pour les conneries qu'il a dites il y a de quoi désespérer.


Samedi : kermesse à l'association culturelle de la mosquée.

Pendant plus d'une heure, avec les responsables de l'association, j'ai fait en compagnie du maire le tour des actions et des projets de la structure. Il n'est pas exclu que sur certains projets nous ne soyons pas amenés à discuter à nouveau. La part citoyenne de leur engagement est naturellement appelée à discuter avec la municipalité sur les différentes questions où nous pouvons contribuer chacun, selon ses caractéristiques propres et dans la limite de ses prérogatives, à l'amélioration du vivre ensemble dans notre quartier. Une chose est certaine, ils sont soucieux de l'avenir des jeunes et des enfants des Hauts d'Asnières.

C'était une belle fête. Merci pour l'accueil réservé aux élus. Merci pour la qualité des échanges. Félciatation à l'association. Et pour chaque personne rencontrée, ce fut un grand plaisir. Je ne prends pas le risque de les nommer. J'en oublierai.


Et ailleurs :

Partout en France, cette semaine nous aura donné une prémisse de ce que seront les deux semaines à venir du côté du  pouvoir. Comme chaque fois que tout va mal, on va nous parler sécurité. Sauf que cette fois, il va falloir que le gouvernement accepte ses erreurs.

On raconte que Kroutchev, après avoir été débarqué de la tête de l'URSS, écrivit deux lettres qu'il remit à son successeur en recommandant : «  Quand tout ira mal pour toi, ouvre la première lettre. Si quelques années plus tard ça ne s'arrange pas, ouvre la deuxième. »

Son successeur eut en effet des problèmes les premiers mois de son mandat. Il ouvrit la première lettre. Il y était écrit : « mets tout sur mon dos. » Ce qu'il se dépêcha de faire. Et ça a marché. Tout était de la faute de son prédécesseur. Mais les années passèrent et de nouveaux problèmes surgirent. Il eut donc besoin d'ouvrir la deuxième lettre. Il y trouva écrit : « Assis-toi et écris deux lettres. »

Je pense que cette fois Sarko ne pourra plus tout mettre sur le dos de la gauche. Le temps approche à grande vitesse où il devra s'asseoir pour à son tour écrire. Mais de lui nous n'attendons qu'une seule lettre où il sera écrit : « je me casse. »  Et le peuple unanime lui répondra en chœur : « pauvre c... »

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