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Publié par GOMEZ FELICIANO

Aujourd'hui c'est la fête des mères.


Je voudrais souhaiter une bonne fête à toutes les mamans, la mienne bien sûr, celle de mes enfants bien entendu, mais aussi à toutes les mamans que je connais, celles que j'ai croisées et celles que je croiserai.


Je pense aussi à la maman de Sami, cet animateur de la ville décédé dans un tragique accident de la circulation.


Mais celles auxquelles je voudrais rendre un hommage mérité ce matin, ce sont particulièrement toutes les mamans qui élèvent seules leurs enfants. Puissent leurs efforts être récompensés par des enfants qui fassent honneur à leur sacrifice et à leur héroïsme. Pourquoi cet hommage particulier ?


La scène se passait hier. Mon ami Serge, lui-même ami d'enfance de Nicolas, s'apprêtait à marier sa fille. Normal qu'il invite son ami ou à défaut sa famille. Passant par là, Serge me présente, la mère du président, avec laquelle il était en grande conversation. Elle belle cette dame. Rien avoir avec le fils donc. Elle est petite. Héritage qu'elle légua généreusement à son fils. Elle est digne. Apparemment elle n'a pas su le communiquer à son rejeton. Je suis présenté. Et avec amabilité j'ai été salué.


Et moi pauvre pécheur, en m'éloignant, je ne pensais qu'à une chose après cette poignée de main : aller me laver les mains. Dans mon désarroi je priais : qui me consolera d'avoir serré la main de la femme qui nous a valu Nicolas ? Qui apaisera mon âme en peine d'avoir croisé une femme en tout point honorable, mais en qui mon antisarkozisme forcené n'aura vu que la mère du président de la République ? Quel Dieu me pardonnera cette goujaterie d'avoir aperçu en cette main tendue, d'abord l'instrument qui torcha le derrière du petit Nicolas, alors même qu'elle aura sans doute administré moult gifles pour lui apprendre le respect avec le résultat qu'on connaît ?


En ce jour de la fête des mères, je demande pardon d'avoir pensé cela. Je suis sûr que cette main a fait de son mieux pour élever Nicolas. Courageusement, et parfois en lui administrant quelques fessées, je l'espère en tout cas, elle aura essayé de lui apprendre les bonnes manières. Cette main n'est pas responsable de ce que le fils est devenu.


C'est difficile d'élever un enfant seul. En rencontrant hier la mère Sarkozy à l'hôtel de ville d'Asnières, je me suis dis dit qu'il fallait aujourd'hui rendre hommage à toutes les femmes qui élèvent seules leurs enfants, comme elle l'a fait elle. C'est difficile d'éléver seule un enfant. La preuve !

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