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Publié par GOMEZ FELICIANO

Plus antisarkoziste que jamais. Et toujours primaire

Deux semaines que je n'ai pas tapé sur Sarko. Vous comprenez bien que cela me démangeait. Si vous vous interrogez sur cette absence momentanée, cela n'est dû qu'aux multiples occupations dont la succession, voire la concomitance parfois, vous contraint à opérer des choix, à hiérarchiser les priorités. Mais n'allez surtout pas penser que j'ai renoncé à mon anti sarkozisme primaire. J'ai aujourd'hui encore plus de raison  qu'hier de l'être. Me voici donc de retour avec mon marteau pour frapper à bras raccourci sur notre petit homme.


Frapper plus fort.

Car depuis les européennes on nous rebat l'oreille avec cette minable rengaine : la gauche a perdu parce qu'elle a fait de l'anti sarkozisme. Moi je dis que c'est le moment où il faut crier plus fort que jamais son antisarkozime.

On exige de l'opposition qu'elle ait des idées. Mais on applaudit Sarko quand il vient lui piquer ces mêmes idées. On demande à l'opposition qu'elle fasse des propositions. Mais c'est le président que l'on porte aux nues quand il s'approprie lesdites propositions.

Le seul problème, c'est que plus personne ne passe derrière pour voir ce qu'il est advenu de ces propositions une fois préemptées par notre petit grand homme.

Où en est la régulation du capitalisme ?

Qui se souvient encore de la fameuse liste des paradis fiscaux qu'on vouait aux gémonies ?

Comme on a oublié le pouvoir d'achat, le travailler plus pour gagner plus, le paquet fiscal qui devait booster notre économie...

180 000 emplois détruits au premier trimestre de cette année. Du jamais vu depuis la guerre.

Et on me dit de ne pas faire de l'antisarkozisme primaire. On me demande chaque fois  que je prends la parole de commencer par dire ce que Sarko fait de bien. On me conjure avant tout propos de reconnaître le positif dans le Sarko. On m'adjure de dire d'abord du bien de Sarko. Ensuite je pourrai dire ce que je propose. Mais à aucun moment je ne suis autorisé à en dire du mal.

180 000 emplois détruits, c'est trop de mal fait à ce pays pour que je dise du bien de  celui qui en est le pricipal responsable : Sarkozy.


Le nouveau sarko est arrivé: et il est vert

Monsieur, à ce qu'on dit, aurait gagné les européennes. Je me demande d'ailleurs si lui-même n'y croit pas. En tout cas, avec près de 28% des voix nombre de nos concitoyens sont tentés d'y croire. Ils auraient tort.

-         28% quand on n'est soutenu que par une seule liste, c'est peu au regard des 72% qui ont voté autrement.

-         28% quand seulement 40% des électeurs se sont déplacés, c'est peu de chose au regard des 60% qui ont préféré déjeuner avec belle maman en ce 7 juin de la fête des mères.

-         28% des voix quand on sait qu'on a fait le plein de son camp, quand on a conscience d'avoir largement mobilisé les siens, quand on sait que c'est dans le camp d'en face qu'on a déserté les urnes, il y a de quoi flipper.

Mais pas notre petit homme juché sur ses talonnettes.

Déjà il nous annonce la poursuite des réformes.

Déjà il s'apprête à piller les idées des écologistes victorieux après avoir plagié la gauche.

L'homme qui hier n'a pas craint de se revêtir des habits roses de la régulation internationale du capitalisme, s'apprête à endosser, sous les applaudissements, la tunique verte du meilleurs écologiste de la planète.

Peu importe si son plan de relance fait la part belle aux autoroutes et aux voitures.

Qu'importe si la déréglementation des plans d'occupation des sols et des permis de construire va bétonner encore un peu plus au profit des Bouygues et compagnie. Notre petit homme est désormais vert. Et nous sommes priés de porter la nouvelle jusque sur Mars.


A ceux qui l'auraient oublié :

je rappelle que notre caméléon des urnes a déjà été :

            - Brun dans nos banlieues en stigmatisant les noirs incompatibles avec la culture française et le mouton dans les baignoires des musulmans.

            - Récemment on l'a découvert rose avec une forte tendance rouge lors de la crise mondiale.

            - Il s'apprête à verdir après le succès des écolos.

            - Il n'y a qu'une chose qui n'a pas changé chez lui : il n'a pas renoncé au bouclier fiscal. Chez sarko comme chez nous tous, il y a les gènes. On peut masquer, déguiser, abuser sur toutes les apparences. Mais l'empreinte génétique elle, ne ment jamais.


Et ma tristesse est grande de savoir que certains se laisseront encore prendre au piège estival de la nouvelle conversion de notre président omni-mutant.

Si vous voulez grader votre esprit éveillé, repassez ici de temps en temps et je vous dirai ce qui se cache sous le manteau de verdure, en attendant la prochaine mutation de notre aliène de président.

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