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Publié par GOMEZ FELICIANO

Qu'il me soit permis de revenir ici sur le double drame qui a frappé notre ville cette semaine. Six morts dans un incendie au quartier des philosophes et une disparue dans le crash de l'A310 de la Yéménia au large des Comores. C'est donc une ville endeuillée et fortement meurtrie qui entame sa période estivale. Il n'y a pas de mots pour dire la souffrance et le désarroi de ceux qui sont touchés de près par ces drames. D'où viendra leur consolation ? Qui les réconfortera ? Qui leur fera dépasser cette tragédie ? Nos pensées, notre sollicitude et notre solidarité doivent rester avec eux.


La semaine dernière je me suis porté sur les lieux d'un incendie, rue E. Zola derrière le Franprix. C'est une habitante que je connais bien qui était sinistrée. Dans son désarroi elle a trouvé la force dans une consolation que sur le moment j'ai trouvé dérisoire : « Féliciano, m'a-t-elle dit, ce n'est pas grave, ce n'est que du matériel. Il n'y a pas mort d'homme, je rends grâce à Dieu ». Aujourd'hui, je mesure toute la portée de ses propos.


Je veux rendre hommage aux pompiers, aux policiers, aux services hospitaliers... Tous ceux dont c'est le métier de nous secourir. Et, Dieu merci, en France, ils font bien leur métier. Leur professionnalisme épargne chaque jour des milliers de vie partout en France.


Que l'on ne se trompe pas sur les intentions de ce post à la lecture de ce qui va suivre. La pensée de toute la municipalité est tournée en priorité vers les familles qui doivent désormais vivre avec ce drame. Même si, il y a un an, dans des circonstances analogues mais moins tragiques, l'opposition ne s'est pas gênée pour dire pire que pendre du maire, se servant honteusement d'un drame humain à des fins politiciennes, ni Sébastien ni aucun de ses adjoints et collaborateurs immédiats n'ont l'intention de tirer gloriole de cette tragédie.


Mais je voudrais nous rappeler qu'on n'oublie trop souvent les édiles de nos villes et de nos campagnes qui doivent porter ces souffrances au nom de toute la communauté communale.  Ils sont souvent les premiers sur les lieux et les derniers à se soucier encore des sinistrés, en notre nom à tous, quand chacun de nous, et c'est légitime, sera retourné à ses occupations. Et personne jamais ne se demande de quelles ressources morales et spirituelles ils disposent pour affronter de telles circonstances.


Permettez donc que, à l'instar des pompiers, des médecins et des force de l'ordre je rende hommage à notre maire. Notre pensée et notre soutien constitueront à n'en pas douter des ressources morales indispensables pour qu'il continue à s'occuper en notre nom de ceux qui ont été meurtris par cette tragédie.



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