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Publié par GOMEZ FELICIANO

Le petit Nicolas s'en va à New York.

Mon petit Sarko va s’envoler cette semaine pour l'ONU. Il adore ça : jouer dans la cour des grands. Là-bas, il va embrasser les problèmes du vaste monde. Il n’aura pas à s’embarrasser des mesquineries de trou de sécu, de déficit budgétaire, de sa ridicule taxe carbone, des chiffres du chômage. Monsieur s’envole vers les cimes. Et quand il daignera redescendre du ciel de ses 5cm de talon compensé, petit papa Nicolas nous sortira de sa hotte une économie mondiale définitivement régulée, des traders désormais sages et disciplinés, des banques plus responsables que jamais et des actionnaires qui ne jurent plus que par une seule et même devise : servir le peuple oui, se servir non !

Ecoutez donc nos journalistes nous faire du teasing sur le futur discours fondateur de notre président interplanétaire. Prêtez l’oreille à leur concours de louange sur la future réunion du G20 dans la foulée du raout newyorkais. Il n’y a pas de doute. Le petit sera grand. Par le verbe et par l’action il s’élèvera à la hauteur des plus grands. Même pas besoin de se hisser sur la pointe des pieds.

S’il se trouve encore des gens en ce monde qui croient en ces balivernes, c’est à désespérer de l’intelligence humaine. On dit que le chat échaudé craint l’eau froide. Serions-nous moins intelligents qu’un chat ?

Etat de siège à Villejuif

En tout cas les syndicalistes de l’Hôpital Paul-Brousse de Villejuif, eux, ont décidé de ne pas s’endormir. Devant leur révolte, notre Lilipoutine national a trouvé l’argument de choc. Voici à peu près ce que disait l’illustre hôte de nos greffés du foie : « On crie au scandale parce que je suis au milieu de ceux qui sont malades et de ceux qui les soignent. Mais le scandale aurait été que je n’y sois pas. » Alors, cela ne vous en bouche pas un coin ? C’est ce que croit en tout cas notre Bon Monsieur le Président du haut de son grand cerveau (toute proportion gardée).

Le scandale monsieur, ce n’est pas que vous y soyez allé. Le scandale est que, pour vous y rendre, vous ayez fait débourser 200 mille euros à un budget qui accuse déjà 10 milliards de déficit.

Le scandale est que, pour y aller, l’hôpital ait été vidé de tous ses éléments indésirables. A l’heure où j’écris j'ignore encore si ceux qui ont été admis dans l’enceinte de votre petite sauterie aient été passés sous la toise du mètre soixante-huit.

Le scandale, monsieur le président, c’est que vous ne puissiez plus vous déplacer en ce pays de paix et de démocratie sans faire le vide autour de vous.

Le scandale est qu’en ce pays où vous devez vous sentir partout chez vous, vous ne puissiez vivre et vous mouvoir que dans un décor factice, peint aux couleurs de vos rêves. La vie réelle de vos concitoyens vous est-elle à ce point devenue un cauchemar ?

L’heure approche où vous devrez affronter ce cauchemar, le vaincre ou périr.

Quand la cour de justice se transforme en cour de récré pour prince capricieux.

En attendant, Monsieur Marin, avocat général près la cour impériale de l’Elysée s’apprête à vous apporter sur un plateau la tête de votre ennemi intérieur. Le scalpe argenté du fier aristo ornera bientôt la cheminée de belle maman au Cap Nègre. La presse nous servira jusqu’à plus soif cette distraction du prince. Nos 20 heures feront le siège de nos cerveaux fatigués par le labeur du jour pour nous vendre comme affaire d’importance cette indécence judiciaire qui voit s’affronter dans un prétoire un ancien premier ministre et son ancien ministre devenu président de la République.

C’est ici qu’on mesure toute l’envergure de Sarkozy. Cette ténacité dans la haine, quand on a gravit les sommets, nous en dit long sur la petitesse de notre premier de cordée. Pense-t-on un seul instant que De Gaulle ou Mitterrand, et même Chirac, se serait abaissé à cela !

On peut jouer dans la cour des grands et rester minable !

LA-MEN-TA-BLE.

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