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Publié par GOMEZ FELICIANO

Dans le caniveau, il ne fait jamais bon être seul. Alors, quitte à y végéter, autant entraîner quelques uns avec soi. Et quand bien même on n’aura pas réussi, on se contentera d’éclabousser de sa boue, de la fange nauséabonde où l’on patauge. Calomnier, calomnier, il en restera toujours quelque chose.

 

Le roi du caniveau en ses oeuvres

Manuel Aeschlimann ne veut pas être le seul politique asniérois à être mis au piquet par la justice. Condamné (pas encore définitivement, il est en appel) en compagnie de quelques proches pour des affaires peu reluisantes de festival financé de manière non régulière à en croire la justice, c’est au tour de son ancien directeur général des services et mandataire pour les comptes de campagnes de se voir accrocher par la justice. Certains pensent qu’il mangeait un peu trop souvent au frais d’un fournisseur de la ville d’Asnières. L’homme avait un sacré appétit. La facture de ces gueuletons s’élèverait à plusieurs milliers d’euros.

Se retrouver seul avec quelques amis dans le déshonneur ne doit pas trop plaire à M. Aeschlimann pour qu’il se fende d’une lettre adressée au procureur de la République pour calomnier celui qui, de haute lutte, l’a mis à terre lors des dernières élections municipales. A en croire le Figaro du 26/09/09 « Par une lettre adressée lundi dernier au procureur de la République de Paris, le député UMP des Hauts-de-Seine et ancien maire d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Manuel Aeschlimann, dénonce en effet l'existence d'«une subvention évaporée» pour une fête de quartier qui n'aurait jamais eu lieu. »

 

Pourquoi tant de haine ?

A ceux qui ne sont pas habitués aux sinuosités des égouts où Maître Aeschlimann (il est maintenant avocat) se plaît à ramper, je rappelle que cela fait de nombreuses années que notre tout nouveau ténor du Barreau (de chaise) cherche des poux à Sébastien Piétrasanta pour cette histoire. Il n’a jamais réussi à ternir l’honneur de son rival. Pourquoi remet-il le couvert aujourd’hui ?

 

Pour salir. Rien que pour salir.

Il n’y a pas un seul Français qui ne soit pas au courant des péripéties judiciaires de Julien Dray. Député socialiste de l’Essonne, ancien dirigeant de SOS-Racisme, seul contre tous dans la tourmente, abandonné par ses camarades, Julien Dray  commence à redresser la tête pour faire face à ses accusateurs. A ceux qui l’ignorent encore, je rappelle que M. Dray n’est toujours pas mis en examen. Devant la justice, il n’est encore accusé de rien. On en est à des enquêtes préliminaires, encore et encore. Et pendant ce temps un homme et ses proches amis sont traînés dans la boue.

Et voilà où intervient Maître Corbeau, alias Manuel Aeschlimann. Profiter de l’exposition médiatique de cette affaire et de la notoriété incontestée du mis en cause Julien Dray pour jeter en pâture le nom du Maire d’Asnières. Mais voilà, l’entreprise est vouée à l’échec. Au bout de plusieurs mois d’enquête minutieuse (au pays de Sarkozy les enquêtes sont toujours minutieuses quand les ennemis du président sont en cause), pas une seule fois le nom de Piétrasanta n’est apparu dans le dossier. Pas une seule fois, le maire d’Asnières n’a été mis en cause. Aeschlimann l’a espéré. La justice ne l’a pas fait. Las d’attendre, il a choisit la délation.


C’est médiocre.

Mais de lui, pouvait-on attendre quelque chose d’autre ? Il y a des gens qui, comme moi, ont une foi inébranlable en la capacité de l’homme à changer, à s’amender, à se régénérer, à s’améliorer. Hélas, Manuel Aeschlimann ne change pas ; sauf à devenir pire !

Commenter cet article

benaek 14/10/2009 15:44


aux lire de vos commentaires ont ce demande ce que l'on vous à enseigner à la curie??????????,,


GOMEZ FELICIANO 18/10/2009 16:23


"aux lire de vos commentaires ont ce demande ce que l'on vous à enseigner à la curie??????????,," en français ça devrait donner: à lire vos
commentaires, on se demande ce que l'on vous a enseigné à la curie...
Je n'ai jamais été à la curie. Le séminaire oui. Et comme vous pouvez le constater, c'est d'abord un enseignement exigent des règles. De grammaire bien sûr, mais aussi d'éthique personnelle et
publique. Au chapitre de ce dernier enseignement cette leçon fondamentale: haïr au plus haut point la médiocrité sans jamais mépriser ni juger personne que l'on pourrait qualifier de médiocre. J'ai
beaucoup de respect pour M. Aeschlimann et ma peine de le voir s'avilir à ce point est proportionnelle à ce respect-là. Ne vous en déplaise.