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Publié par GOMEZ FELICIANO

Dimanche, trois quart des Français ont dit non à Sarkozy. De mémoire de président candidat à sa propre réélection, cela ne s’est jamais vu. Il faut tout le toupet de Sarkozy pour oser pavoiser après une telle gifle. Mais l’homme nous a habitués à un tel culot, même si en l’espèce cela ressemble plus à de l’effronterie.

Quand on a gouverné un pays ou fait partie de son gouvernement pendant 10 ans et qu’on finit en chaussette, on ne la ramène pas.

Quand on a présidé aux destinées d’un pays pendant de longues années, et que ce peuple vous met derrière quelqu’un que vous accablez de tant de handicaps, il y a plus matière à s’interroger sur soi qu’à se gausser de l’adversaire en face.

Quand on se targue d’avoir vaincu l’extrémisme et qu’au bout d’un quinquennat le vote extrême atteint des records historiques, on se tait et on réfléchit.

Mais « on » c’est Sarkozy. Celui dont on dit qu’il est un animal politique est mortellement blessé. Son incommensurable orgueil ne peut supporter la déculottée que vient de lui infliger le peuple en sa sagesse. La bête humiliée mordra et mordra à tout va. Il n’a plus rien à perdre. Il fera bon marché de l’honneur et de l’élégance, si tant est qu'il en ait jamais eu.

Je me tiens à votre disposition pour relever les mensonges, les excès, les caricatures et les outrances de celui dont il nous faut absolument nous débarrasser le 6 mai.

Demain soir notre premier rendez-vous.

 

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