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Publié par GOMEZ FELICIANO

Des candidats en campagnes, c’est toujours tout un poème. Et si on rencontre parfois le meilleur, notre lot  d’électeur est d’être malheureusement plus souvent confronté au pire.

J’ai beaucoup entendu parler d’un document de campagne qui, à en croire ce qu’on m’en dit, concourrait visiblement pour la palme d’or de la bêtise politique. En attendant de l’avoir en main et de juger sur pièce, j’ai choisi de vous parler d’un document de quatre pages sur papier glacé qu’une main militante m’a tendu sur le marché ce dimanche. Je sortais de la messe de la Pentecôte. Visiblement, celui qui a concocté cette prose n’a pas croisé le chemin de l’Esprit.

Il y avait dans ce document, une erreur, une arnaque, une faute et  une inélégance.

L’erreur,

c’est la photo souriante du candidat en première page. Ce sourire est sensé montrer l’assurance tranquille du député sortant. La vérité est toute autre. Il sait son mandat menacé. Il sait même déjà le nom de celui qui va le lui ravir. Je ne sais pas vers quoi il marche sur cette photo. Mais pas vers l’assemblée nationale.

L'arnaque,

c’est le sujet dont traite la propagande du candidat : la sécurité. Il oublie de nous dire qu’il a soutenu un gouvernement qui pendant les cinq dernières années a diminuer les effectifs de police, un gouvernement qui a laissé augmenter la délinquance dans le pays tout en s’agitant à force de lois circonstancielles dont l’efficacité a été à la hauteur de l’improvisation qui a présidé à leur élaboration. Il oublie de dire que pendant ces dernières années il  a usé de son mandat de parlementaire pour empêcher l’installation d’une police territoriale sur Colombes-Asnières-Gennevilliers, ce que les maires de ces trois villes ont fini par avoir cependant. Celui qui a participé à l’affaiblissement de la sécurité, veut désormais apparaître comme premier défenseur de nos libertés ! Quand il aura fini de défendre ses riches clients des potentats africains ?

Une faute :

elle commise contre notre ville d’abord. En page 4, le candidat n’hésite pas à reproduire massivement des titres de presse pour prouver à quel point la situation asniéroise est désespérée. Il va sans dire que ces titres ne sont pas datés. Impossible de savoir si la situation est passée,  si elle perdure, si elle s’est améliorée…  Il va sans dire que le lecteur lambda n’a aucune indication pour savoir combien de ces titres se rapportent  à un même fait… L’honneur d’Asnières et des Asniérois mérite mieux qu’un député qui se complait à les salir.

La faute est commise aussi contre les habitants de la Seine Saint Denis. Puisque la communication de notre sympathique député titre ainsi sa quatrième page : « Les médias traitent désormais Asnières comme une ville du 93 ». Remarquez l’emploi du numéro départemental plutôt que son appellation. Les hommes et les femmes qui souffrent de la délinquance dans ce département seront heureux de savoir l’estime dans laquelle les tient un député de la Nation. Devons-nous envoyer au parlement un député qui affiche un tel mépris pour une partie de la population Française ?

L’inélégance enfin :

c’est une photo qui vient se glisser dans les innombrables illustrations apocalyptiques de notre scénariste du pire. En page trois, une photo est ainsi légendée : intervention des CRS avenue de la Redoute, mars 2011. Ce qu’oublie de signaler le député sortant, c’est l’événement triste et douloureux qui a valu aux Hauts d’Asnières ces jours de troubles. J’espère de tout cœur que la maman du jeune Samy n’a pas eu à se confronter à cette photo.

Cette utilisation honteuse d'un fait divers tragique en dit long sur les manières politiques du député sortant. Devons-nous reconduire son mandat?

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