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Publié par GOMEZ FELICIANO

La municipalité communique à tout va sur les animations de l’été au square Leclerc. Il faut toujours se demander ce qui se cache derrière la vitrine propagandiste d’Aeschlimann. Je vous invite à découvrir la triste réalité qui se cache derrière ce matraquage.

 

La grande fiesta annoncée n’est en fait qu’une animation a minima

Les fameuses animations du mois de Juillet au square Leclerc, dont on fait  grand cas, pour inédites qu’elles soient (et pour cause, le square était en travaux ces dernières années), ne sont pas pour autant une innovation de la municipalité en place. C’est dès la fin des animations hors-les-murs de l’été 2013 que la direction de la vie des quartiers, en lien avec d’autres directions, s’était mise en tête de franchir une nouvelle étape dans l’animation de tous les quartiers. Si les animations hors-les-murs touchaient exclusivement les secteurs d’implantation des maisons de quartier (Hauts d’Asnières, Grésillons, Bord de Seine), une nouvelle étape devait être franchie en 2014 avec le centre-ville, une animation était ainsi prévue au Square Joffre, avant un déploiement dans toute la ville et dans tous les quartiers dès 2015. La direction de la culture, via la cellule animation était dès lors intéressée pour trouver les idées et les animations nécessaires. Ce qui visiblement a abouti à cette animation centrale répondant ainisi à la vocation du square entièrement rénové. C'est heureux que cette réflexion ait connu une suite heureuse.

Mais quel ne fut pas mon étonnement en constatant que de tout ce beau projet, seules subsistent désormais les animations au Square Leclerc, et par la grâce de Dieu, quelques animations dans le quartier Bord-de-Seine. Toutes les autres animations au cœur des quartiers ont disparu.

Ce qui est présenté comme une grande première n’est donc en fait qu’un reliquat du projet  d’animation ambitieux que nous avons laissé.

 

Annulation des animations des quartiers

Et pourtant tout était prêt avant les élections. J’avais acté les animations et elles étaient financées. Vous pouvez vous en rendre compte en consultant ici le tableau des animations que j’avais validé pour cet été. Je tenais à ce que, quelle que soit l’issue des élections, les quartiers ne viennent pas à pâtir d’un quelconque coup de dé électoral, et Sébastien Piétrasanta y veillait personnellement. Nous avions positionné des agents référents pour veiller sur cet été convivial et certains étaient préposés au pilotage de ces animations.

Ajoutées aux actions spécifiques de la direction de la politique de la ville dans le cadre de Tremplins Sports et Cultures, c’est de la vie et de la convivialité, en qualité et en diversité qui étaient proposées aux habitants. Les directions de la culture, de la vie associative, de la jeunesse, des sports et même de la santé s’étaient préparées à franchir cette nouvelle étape.

De nombreuses associations étaient enthousiastes à l’idée de participer à cette nouvelle aventure qui préfigurait une ère nouvelle des animations d’été dans notre ville. Une réflexion était même engagée pour trouver un nom qui regroupe et fédère toutes ces animations. Festiv’Anières, Festivité Asnières, Estiv’Asnières… et bien d’autres vocables avaient été évoqués, signe de l’enthousiasme général et de la confiance des partenaires dans cette montée en gamme de la proposition d’animation de notre ville.

Tout cet élan a été douché par une annulation pure et simple. Et on se perd en conjecture pour en connaître les raisons.

 

Une annulation pour des raisons financières ?

Je ne peux le croire. Puisque l’enveloppe allouée à ces opérations et qui devait essentiellement couvrir les frais des participations associatives était de 10 mille euros en tout et pour tout, soit probablement beaucoup moins que toutes les actions en procès et recours intentées par Aeschlimann depuis son arrivée à la mairie.

Et qu’on ne vienne pas non plus nous faire le coup de l’animation centrale qui rassemblerait l’ensemble de la population afin de favoriser la rencontre et lutter contre le cloisonnement des quartiers. La nouvelle municipalité vient d’ailleurs de renouer avec ces pratiques ségrégationnistes lors de la fête de la musique en installant un podium aux Quatre Routes avec une artiste de second ordre (ce n’est pas une injure à son talent).Nous avons été les premiers à mener le combat contre l’exclusion des quartiers populaires lors des rassemblements exceptionnels de tous les Asniérois. Nous avions identifié la fête Nationale et son feu d’artifice ainsi que la fête de la musique comme étant de ces occasions, sans oublier la fête de la ville que nous avons créée.

 

Quelles sont donc les raisons inavouables de cette annulation ?

Ce qu’on veut nous cacher en tout premier lieu, c’est l’incompétence des nouveaux élus à mener sereinement la barque municipale en intelligence avec les habitants et les services qui leurs sont dédiés. Comment en effet réussir une animation des quartiers digne de ce nom si toutes les actions et les attitudes des nouveaux élus tendent systématiquement à une démolition en règle des services qui sont censés porter ces actions ?

Prenons le cas du centre social municipal Maison Aimé Césaire, tout nouveIMAG1593llement agréé, qui semble être la principale victime de l’incurie des élus en charge du secteur. Selon mes informations, on aurait mis fin au contrat de l’une des principales responsables du centre, cheville ouvrière des animations de l’été. Il semblerait que cet agent ait été obligé de poser ses congés avant la fin de son contrat parce que la municipalité aurait refusé de les lui payer. Elle avait pourtant besoin de ce temps pour coordonner et préparer au mieux les actions prévues pour l’été. Un autre agent de ce centre se serait  fait agressé verbalement sur son lieu de travail par une employée de la mairie en présence d’une élue. Un agent vient de démissionner de la structure, lassé par la guerre larvée qui leur est livrée. Trois agents au total sont en arrêt maladie pour cause de mal-être au travail. A plusieurs reprises des activités et des secteurs entiers ont été fermés aux habitants, comme l’atteste l'affichette ci-contre, faute d’effectifs.

A la Maison de Quartier Poincaré, la situation n’est guère plus reluisante. Le responsable vient de se voir signifier sa fin de contrat au grand dam des familles. Depuis plusieurs semaines, cet agent dévoué se démultipliait pourtant pour pallier la suppression d’un des deux postes de sa structure afin de s'occuper des jeunes de 12-17ans qui affluent désormais dans ce centre.

A la maison de quartier Poincaré comme à la Maison Aimé Césaire, il est à craindre qu’un encadrement qualifié et en nombre ne soit pas disponible pour assurer le bon fonctionnement des structures cet été.

Pour couronner le tout, j’apprends de sources bien informées que la directrice du service est sur le départ, elle aussi.

Derrière l’annulation des animations, derrière la propagande autour des animations au square Leclerc, il y aurait donc bel et bien une attaque en règle contre un service et ses agents, des professionnels qui n’ont jamais failli et dont le seul tort est justement qu’ils sont… professionnels.

Nos quartiers sont les premiers perdants d’une gestion calamiteuse des ressources humaines, qu’il ne faut pas appeler chasse aux sorcières si on ne veut pas se faire poursuivre en justice pour diffamation. Mais  comment appelle-t-on la purge qui s’opère sous nos yeux dans les maisons de quartier, et au-delà dans la pluspart des services directement en contact avec les populations?

 

Le mépris des quartiers populaires comme un inconscient surdéterminant

Cette annulation des animations des quartiers est un signal de plus que cette majorité fait peu de cas des quartiers, surtout ceux populaires.

Ce sont les habitants, les associations et structures qui, de rencontres en rencontres, surtout lors du diagnostic du projet de centre social Aimé Césaire, ont permis de faire remonter le souhait des uns et des autres. Ils ont demandé d’arrêter de faire de petites animations de quartiers chacun dans son coin durant l’été, de brûler des merguez ici et là, mais de mutualiser les forces pour faire des animations attractives pour les habitants tout en permettant aux petites associations d’y trouver leur place.

Ce sont les rencontres avec les habitants des Bords-de-Seine nouvellement installés qui ont fait ressortir le besoin d’animations du quartier comme une attente fondamentale afin de favoriser la rencontre entre eux et l'appropriation de leur quartier.

Quelle est la politique municipale en direction des quartiers et surtout en direction des jeunes ?

Allons-nous vers la fin des maisons de quartier et de la direction de la vie des quartiers ? 

 

En attendant les barbecues d’autrefois sont à nouveau de sortie et on brûle des merguez à tout va avec toujours plus ou moins les mêmes interlocuteurs associatifs. A ce jeu, on contentera pendant un temps une certaine clientèle électorale, des amis qui sauront agréablement profiter de l’aubaine. Mais quel prix devront payer tous les autres ? Nous commençons à le savoir.

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