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Publié par GOMEZ FELICIANO

Pour ce premeir bilan des cent jours d'Aeschlimann à la tête d'Asnières, j'ai choisi de commencer par ce qu'ils ont fait de mieux : mentir. Rassurez-vous, je ne vais pas passer tous leurs mensonges en revue. Ce serait fastidueux. Retour sur les trois plus gros mensonges de ce début de mandat. Ils sont symptomatiques de leur mode de gouvernement.

 

L’ignominie 

L’ancienne majorité aurait exposé les enfants de la maternelle Sempé à la pollution au Mercure.

Ecole SempéC’est dans la presse que nous apprenons un jour de rentrée d’avril que l’école Sempé était fermée pour cause de teneur en mercure anormalement élevée dans l’air et cela en plusieurs endroits du bâtiment. Un véritable coup de tonnerre qui ébranla jusque dans nos propres rangs. Après tout, nous sommes parents en plus et avant d’être des responsables politiques.

Mais ce qui nous était présenté comme une démarche de bon sens, et que nous avons accueilli nous-mêmes comme telle dans un premier temps, se révéla très vite comme la première manipulation d’une longue série, un piège qui a failli se refermer sur nous. Ce que voulait la majorité, c’est faire croire que nous avons été négligents au point de compromettre la santé des enfants. Voilà le crime ignoble dont on essayait à mots couverts de nous rendre responsables.

La vérité est qu’à l’ouverture de Sempé, les premières analyses n’ont rien révélé d’anormale ce qui a permis l’autorisation de mise en service des locaux sous l'autorité de l’Agence Régionale de Santé.

La vérité est que c’est nous qui avons mis en place un protocole de surveillance du site avec des contrôles suivis pour prévenir et réparer tout dysfonctionnement.

La vérité est que c’est nous qui avons fait faire les nouveaux prélèvements conformément aux recommandations des autorités compétentes comme l’attestent les conclusions de la  première campagne d’analyses que vous pouvez consulter ici.

La vérité est que c’est à la veille de notre départ de la mairie qu’une réunion s’est tenue entre les services et les autorités de la santé pour tirer les conclusions des analyses effectuées. Le compte rendu de cette réunion est daté du 4 avril 2014, soit le jour même où notre équipe faisait ses adieux à la mairie (voir le fac similé ci-dessous et la totalité du document du compte rendu de l’ARS ici.) Si les conclusions des services et de l’ARS avaient été aussi catastrophiques qu’on a bien voulu le faire croire, ne pensez-vous pas que, quelle que fût la situation, nous aurions été alertés pour prendre les mesures qui s’imposaient ?Image1

Les conclusions dont vous venez de prendre connaissance sont claires et leur recommandation la plus  impérative tenait en ce point : "ces mesures doivent être mises en œuvre pendant les vacances scolaires du 14 au 25 avril 2014"  

Les nouvelles autorités municipales ont-elles mis en œuvre ces préconisations aux dates indiquées, comme elles y étaient invitées ? Nous n’en savons rien. La seule chose dont nous soyons certains est qu’elles ont laissé fonctionner le centre de loisir durant la totalité des vacances scolaires sur le site, avant d’alerter parents et médias la rentrée venue pour crier au scandale. N’eût-il pas été plus  simple de mettre le centre de loisir dans une autre école pendant les vacances scolaires plutôt que de déplacer la totalité de l’école au retour des vacances ? Sans doute. Mais c’eût été tout aussi moins médiatique.

Fort heureusement, quoi qu’en dise le mensonge de la majorité, la santé des enfants et des agents n’a jamais été en danger. Car alors, le crime aurait été  de les avoir laissés dans cette école y compris pendant les vacances scolaires. C’est la nouvelle municipalité qui, après avoir pris connaissance des analyses et des préconisations, a choisi d’attendre le moment le plus opportun pour générer le plus de bruit médiatique. La vérité est que, si faute il y a, elle a été commise par la majorité actuelle et elle a été de s’être servi des enfants pour nous nuire, d’avoir rendu les familles et leurs enfants acteurs involontaires d’une manipulation malsaine et indigne. C’est ignoble vis-à-vis des enfants. C’est malhonnête vis-à-vis des parents et de la population.

 

L’opprobre

« Six ans de dossiers détruits par l’ancienne municipalité ».

Ce titre tapageur sur deux pages d’Asnières Info de juin était l’épilogue d’une longue campagne d’opprobre contre nous, relayée sur les médias et dans la presse. Nous aurions donc volé des disques durs et détruits six années de dossiers. Qui peut croire à une telle fadaise ?

D’après le même article d’Asnières (pravda) Info, c’est sous la pression médiatique que les disques auraient été restitués. Un mensonge éhonté que l’on propage sans sourciller dans le seul but de nuire. A-t-on interrogé les services informatiques de la ville pour savoir comment tout ceci s’est fait ? Les disques en question avaient-ils été emportés à l’insu des services de la ville ou après les en avoir informés ? Les services s’y sont-ils opposés ?

Le maire, ses adjoints et son cabinet, jusqu’au dernier jour du mandat ont voulu travailler au service des Asniérois. Entre le 30 mars, date du scrutin, et le 4 avril, installation des nouveaux élus, nous avions tout le temps d’enlever et de ramener les disques durs. Mais la transparence a été la seule règle durant tout notre mandat. Oui nous assumons de ne pas laisser tomber en de mauvaises mains l’agenda, les mails, les dossiers sensibles, les notes personnelles, les informations diverses et variées à caractère confidentiel, toutes choses que traitent au quotidien le maire et ses collaborateurs immédiats, les élus selon leurs délégations. Quel crime y a-t-il à cela ? Aucun. Si ce n’est celui de notre naïveté : celle d’avoir supposé que la nouvelle équipe pouvait comprendre cela, qu’il n’y avait là aucun objet de polémique, ni volonté de nuire à l’action de la nouvelle équipe. On s’est trompé. Oui « la confiance de l’innocent est le meilleur atout du menteur ».

Quant à dire que six années de dossiers ont été détruites, c’est tellement vrai, qu’ils ont trouvé dans les dits dossiers de quoi copier et coller le budget que nous avions préparé, le projet de mise en œuvre du rythme scolaire, les dossiers de subvention aux associations, les projets urbains en cours et tous les autres dossiers, pour la simple et bonne raison que ni le maire, ni ses adjoints et encore moins son cabinet, n’étaient des chefs de service. Les dossiers de la ville sont traités par et dans les services. Il faut avoir une conception bien singulière du fonctionnement d’une municipalité pour laisser entendre que les dossiers de la ville se trouvent uniquement dans les ordinateurs du maire et de son cabinet. Baliverne !

Une seule question vaut vraiment la peine d'être posée: que cherchait véritablement le maire dans le cerveau de nos ordianteurs ?

 

L’infamie

korruption-2L’affaire la plus récente est celle qui a éclaté en plein conseil municipal à la fin du mois de juin. Le maire aurait gracieusement autorisé son adjoint à  tourner un film porno dans les locaux de la mairie, notamment dans la salle des mariages et dans la salle du conseil. C’est fou, c’est gros, c’est incroyable. Mais ça passe. Un journaliste ami se chargea de la basse besogne et voici la machine médiatique qui s’emballe tournant en roues libres.

Il n’aura pas fallu plus d'une journée pour qu’apparaisse la supercherie. Le film montré en mairie est une version trafiquée du court métrage du réalisateur. Ce film n’avait rien de pornographique. Bien au contraire il ciblait, entre autres nuisances à la dignité humaine, cet univers impitoyable. Ce tournage à titre gracieux n’est pas une exception, mais la règle lorsque ce sont des associations à but non lucratif qui demandent à tourner. Des médias sérieux ont enquêté et mis en lambeau le mensonge. Voici des articles d’un hebdomaire réputé de droite « Paris Match » et celui d’un autre de tendance centre gauche « Marianne ». Rien n’y fait. Aeschlimann et les siens n’en démordent pas. Il y a bien eu un film à caractère pornographique tourné en mairie d’Asnières.

Ils savent qu’ils en répondront devant un tribunal. Mais ils espèrent que le mal sera déjà fait et que cette vilenie nous aura suffisamment disqualifiés dans l’éventualité d’un troisième tour des élections municipales, si le tribunal administratif venait à  annuler les élections de mars.

 

Ces gens-là savent que la vérité met plus de temps à se révéler que le mensonge à se propager. Car lorsque le mensonge prend l’ascenseur, la vérité emprunte les escaliers. C’est ainsi qu’ils pensent nous salir et nous disqualifier aux yeux de l’opinion. Mais chaque fois c’est à notre ville et aux Asniérois qu’ils font du tort par leur publicité nauséabonde.

Oui, « Le mensonge est la seule et facile ressource de la faiblesse ». En usant et abusant de cette arme, ils font aveu de faiblesse. En s’en prenant systématiquement à notre honneur, ils dévoilent les recoins obscurs de leurs âmes. Je ne mets pas toute l’équipe dans le même sac. Il s’y trouve des hommes et des femmens de conviction qui croient encore à la force des principes. Mais leur silence, s’il devrait se prolonger encore, les rendra complices de ces mensonges à répétition. Car il y a un mensonge bien pire que tous les autres : c’est la vérité que l’on n’ose pas dire par lâcheté.

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