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Publié par GOMEZ FELICIANO

Pour ceux qui en douteraient encore, l’efficacité de notre brillantissime président de la République a des limites. Et ce qu’on a vérifié à maintes reprises sur le plan national vient d’être confirmé au plan international. Le sommet de Copenhague où notre Géant Vert devait révolutionner la planète et repeindre son avenir couleur d’espérance vient de s’achever sur un échec qui peine encore dire son nom : catastrophe ou cataclysme ? On hésite toujours !


Les boucs émissaires

Mais les thuriféraires de notre écoloprésident ont déjà empoigné leur encensoir et chantent en chœur une antienne savamment répétée : la faute au vilain chinois et à l’affreux yankee nègre ! Sus à Hu Jin Tao  et à Obama, les empêcheurs de tourner en vert ! Au passage, un petit haro sur l’ONU et son mode de fonctionnement. Voilà ce que nous entendons à longueur d’antenne de nos ministres et représentants officiels à ces âpres négociations. Mais il convient d’y regarder de plus près; seule condition pour ne pas céder au désespoir ni renoncer à  nos rêves.


L’absence de l’Europe

L’échec de ce sommet est la consécration de la dimension désormais subalterne de l’Europe dans le concert des Nations. Car si ce qu'on dit  est vrai et que la Chine et les Etats-Unis ont à eux deux fait capoter les négociations, il faut alors leur concéder au moins théoriquement une puissance supérieure à celle de l’Union. Hors dans cette affaire, l’Europe des 27 est sensée représenter la deuxième puissance économique, la deuxième puissance polluante derrière les Etats-Unis, la première puissance au titre de l’aide au développement, la première puissance démocratique.

A quoi devons-nous cet affaissement de l’Europe ? A qui devons-nous cet effacement du vieux continent ? Est-il excessif de se demander si l’excès de Sarkozy n’a pas nui aux partenariats naturels fondés sur l’histoire ? Est-ce une injure de se demander si la rivalité supposée entre Obama et Sarkozy, mais surtout fantasmée par ce dernier et sa presse pour se grandir, ne porte pas une part de responsabilité dans cet échec ? Est-il si saugrenu de se poser la question de la dimension de l’Europe sous le triumvirat Merkel-Brown-Sarkozy ?

 

L’absence d’une stratégie transatlantique.

Chaque fois qu’il s’est agi de grands défis à relever, l’Europe et l’Amérique se sont toujours retrouvées. Derrière, devant ou à côté de l’Amérique, ce continent avec lequel nous partageons tant de valeurs, il y avait ici aussi de quoi donner le la à ce rendez-vous immanquable. L’histoire et la civilisation communes font de nos deux continents des partenaires privilégiés.

Comment nous sommes-nous retrouver dans deux camps opposés ? Comment nous sommes-nous arrangés pour laisser les Etats-Unis et la Chine face à face ?  Le Nouveau Monde avait besoin d’une Europe forte pour convaincre son opinion publique et vaincre les conservatismes de ses dirigeants. Au lieu de quoi, il s’est retrouvé dans un dialogue de dupe avec la Chine. Fort de quoi, on s’est dépêché de fustiger la frilosité de l’hôte de la Maison Blanche. N’y aurait-il pas eu plus de fécondité si l’Union et les Etats-Unis s’étaient donné la main ?


Le responsable de la stratégie euro-centrique perdante

Qu’on ne me dise pas que mon antisarkozisme primaire m’égare ! Loin de moi l’idée de faire porter l’échec d’un sommet mondial sur notre vénéré président. C’est trop de responsabilité pour des épaules percluses de tics à répétition. Mais dans ce sommet mondial, Sarkozy s’est révélé un leader trop petit pour entraîner le Vieux Continent. Le Vieux Continent se ratatine à vu d’œil et aspire de toute urgence à un leadership qui assume pleinement son destin et son ambition universaliste. L'Europe n'est pas au service de la grandeur d'un homme.


Sarkozy se trouve certainement quelque grandeur à se mesurer à Obama. Le mépris dans lequel celui-ci semble tenir notre président, conformément à ses mérites il faut l’avouer, n’est pas non plus de bon aloi. Il va falloir qu’un jour ces deux là se donnent la main. Copenhague aurait écrit une toute autre histoire

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Giochi per bambini 25/02/2010 10:52


Une bien lourde déception alors qu'on en attendait tellement de ce sommet. Malgré toute sa bonne volonté, supersarko n'a rien pu faire. Il faut dire que les pays émergents tel que la chine ont
pourri le sommet. D'un coté, on ne peut le leur reprocher : Les occidentaux sont responsables du désastre écologique actuel et on leur demande d'en payer les frais. Mais ces derniers préfèrent
rattraper leur retard ... Au final, l'utopie se termine sur un accord de vitrine. AU moins cet échec fera date, et on espère qu'à l'avenir on se souviendra de ce "désastre" comme expérience.


GOMEZ FELICIANO 26/02/2010 10:47


Je ne sais pas si la volonté de Super Sarko était bonne. Mais je veux bien lui en faire crédit. Sauf qu'à force de bonne volonté qui se solde toujours par de mauvais résultats, on va finir par ne
plus croire du tout à l'existence de la bonne volonté d'où qu'elle vienne.
c'est donc avec joie que je veux partager votre espérance que cette expérience désatreuse servira de leçon.
Ici l'espérance n'est pas le refuge confortable de la faiblesse résignée mais l'arme et la volonté forte de ceux qui ne veulent pas renoncer.