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Publié par GOMEZ FELICIANO

 Pour les municipales des deux dimanches à venir, sept listes concourent aux suffrages des Asniérois pour briguer les places de premier magistrat et conseillers municipaux. En cette fin de campagne, je me permets de passer très rapidement en revue les six listes en face du maire sortant, en toute subjectivité bien entendu. On n’attend pas de moi que je trouve quelque qualité à mes adversaires, quand bien même ils en auraient. Mais dans cet exercice volontairement partisan, je ne dirai rien de faux. On peut en effet dire du mal des autres sans mentir pour autant. Une leçon que devraient retenir certains de nos adversaires.

 

La liste dont on peut ne pas parler

La liste Massol, modestement appelée Front Municipal, mérite plus de commisération que d’assaut. Massol, le père avait quelque envergure. Et bien que ses idées nous répugnassent, on pouvait trouver quelque émulation à combattre un tel adversaire. Pour lui l’étiquette n’était pas un vain mot. Le Front, c’est le Front avec oriflamme bleu-blanc-rouge ! Il y a un peu de déshonneur dans ce fils qui se contente d’un petit front. Que vaut en effet ce front rétréci à la dimension municipale, quand bien même cette municipalité serait Asnières, redevenue grande avec Piétrasanta,  sans l’estampe Bleue Marine logotypée Front Nationale?

Asnières est une ville modérée et n’offre aucune prise aux extrémités. On peut se mander à quoi rime cette aventureuse entreprise politique qui n’a d’autre objet que d’assurer une visibilité à celui qui en est l’instigateur. Pas grand intérêt donc.

 

La liste qui voudrait qu’on parle d’elle

Francis Pourbagher, ancien dir’cab d’Aeschlimann se lance dans une nouvelle bataille électorale. Ce n’est pas la première fois qu’il monte à l’assaut des électeurs avec un résultat invariablement égal à l’échec. Il faudra qu’un jour quelqu’un lui explique que faire de la politique ne consiste pas à se contenter d’un destin de plante à floraison saisonnière.

La liste est faite de personnes de bonne volonté, sans doute sincères dans leur démarche. Mais de quoi leur combat est-il la nom ? Cette candidature de témoignage pêche assurément par l’illisibilité de son message.

M. Pourbagher et ceux qu’il a entraînés dans son aventure disparaîtront au lendemain des élections. Quand on les verra réapparaître, ce sera le signe que de nouvelles élections locales approchent.

 

La liste dont personne ne parle

Josiane Fischer a fait une liste. Cette simple phrase en apprend beaucoup a plus d’un. La dame a en effet perdu de sa splendeur de 2008. En cette année-là, c’est avec panache et non sans un certain courage que l’ancienne adjointe d’Aeschlimann a affronté l’ancien maire, concourant dans une certaine mesure à sa chute. Elle mena ce combat au nom de valeurs dont on pensa qu’elles fussent morales. Dans son armure de chevalière anti-corruption, elle séduisit. Aujourd’hui, il n’y a personne de bien informé de la chose publique asniéroise qui soit capable de dire où mène sa route. On sait que Piétrasanta est devenu pour elle plus qu’un adversaire politique, presque un ennemi. On la dit tout proche désormais de se rallier avec Aeschlimann, ou avec Dechénoix, ou avec les deux. Et puis qu’est-ce qu’on en a à faire ? La seule vraie question étant désormais celle-ci : Qui veut encore de Josiane ?

 

La liste dont on peut parler à la rigueur

Blanche Mülhmann s’est placée au centre de notre ville. Le problème du centre, de tout centre, qu’on soit au centre de la ville ou au Centre-ville, c’est que beaucoup y passent  et le trouvent même attrayant, sympathique, agréable. Mais on ne fait qu’y passer, au centre de la ville. Très peu ont la chance, les moyens ou le simple désir d’y demeurer.

Placée au centre, Blanche a mené une campagne active et inventive, décalée et sympathique. On peut regretter que sa cible ait plus souvent été le maire dont elle fut l’adjointe plutôt que les duettistes de l’UMP.  Une autre stratégie lui aurait sans doute garanti l’élargissement de ce centre qu’elle a sans conteste rendu attractif.

 

La liste qui parle trop

Il a appelé sa liste 100% Asnières. Il s’est fait une spécialité de la production en série de documents électoraux en tout genre. Aeschlimann, dont on ne sait toujours pas quel est le programme, aura mis un zèle méthodique à saturer l’électeur jusqu’à l’overdose. Sa rage de la reconquête, ainsi a-t-il nommé cette campagne qu’il rêvait comme une épopée, est devenue un harcèlement perpétuel de l’électeur. Parce qu’il n’a pas grand-chose à dire, il s’appliqua à parler beaucoup, à éditer de manière compulsive et à médire plus que de raison.

Sa liste est faite de bric et de broc, un mélange étonnant et détonnant, attelage improbable d’intérêts particuliers souvent divergents où les cathos bon teint de la manif pour tous tiennent une place de choix avec la bénédiction de l’inénarrable député  Poisson du Parti Chrétien Démocrate, qui proposa récemment le déremboursement de l’IVG.

Cette liste navigue à vue, prenant toutes les vagues du moment, sans se soucier de savoir si elles vont toutes dans la même direction. Sa campagne hargneuse et brouillonne agrège tout et son contraire jusqu’aux limites de l’irresponsabilité.

A droite, ils sont nombreux à se demander si cette liste n’est pas de trop. Son rêve d’épopée est, à mon avis, un véritable chemin de croix. Mais ses amis de la manif pour tous joueront les Simon de Cyrène.

 

La liste qui fait voiture balai

Cyrille Déchenoix a pris le maquis. Fier de son statut de rebelle dissident de l’UMP, il est descendu du centre-ville et des beaux quartiers, où se concentraient sa campagne, pour venir s’encanailler dans les quartiers nord qu’il a investis et ne quitte quasiment plus. Son implantation y est parrainée par de personnes souvent douteuses, abondamment recrutées dans les rangs homophobes et anti-laïcs de ceux qui, il y peu, retiraient leurs enfants de l’école au prétexte que la promotion de l’égalité y est un faux nez de la négation de la différence des genres.

Le recrutement désordonné et sans discernement d’individus aux comportements hiératiques, au tempérament chatouilleux, leur afflux soudain, tout ceci aurait conseillé la prudence et la circonspection à n’importe quel homme politique avisé. Mais Cyrille Déchenoix n’est pas un homme politique avisé. C’est sans doute la raison pour laquelle il tient pour un grand succès la génération spontanée de ces papillons habillés de bleu.

Il pourrait le regretter.


En tous les cas, dimanche on vote pour la liste qui a le respect de l’électeur comme seule conduite, on vote Asières Rassemblée avec Sébastien Piétrasanta.

 

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