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Publié par GOMEZ FELICIANO

Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à cette scène de la mouche qui se débat pour sortir de votre bouteille de bière. Vous voudriez bien l’aider à sortir de là. Mais le malheureux insecte veut à tout prix sortir par le fond de la bouteille. Bien sûr, impuissant, vous vous êtes résigné à assister à son épuisement et à sa noyade dans votre fond de cervoise. 

L’UMP, après cette piteuse histoire de casier judiciaire volé, se débat comme une mouche dans une bouteille. Et ma compassion pour la mouche idiote n’est évidemment pas de mise pour la vicelarde entreprise de la majorité présidentielle.

 

Frédéric Lefebvre : une ode perpétuelle à la bêtise.

Fred LefebvreCe garçon, dont la chevelure est apparemment la seule matière grise voisinant encore son crâne, a été, comme à son habitude, le plus prompt à dégainer la connerie la plus sublime. Il faut, nous assure-t-il, un avant et un après affaire Soumaré. Et il nous propose que désormais les casiers judiciaires des candidats aux élections importantes soient publiés. En voilà une idée, oh qu’elle est bonne !

Puisque de l’Amérique il faut tout importer, nous voici avec le  puritanisme hypocrite, cette tartufferie bigote qui ne fait partie ni de notre héritage chrétien ni de notre histoire républicaine.

La ferme espérance qu’autrui est, sinon meilleur que moi, en tout cas capable de concourir avec moi à notre amélioration collective, voilà le socle intangible de notre pacte républicain. Cette foi irrigue jusqu’à la simple galanterie et l’indispensable politesse qui me font m’incliner devant l’inconnu(e) en lui murmurant : « après vous monsieur, après vous madame ». Si nous venons à perdre l’illusion qu’autrui est meilleur que nous, c’est que, enflés d’orgueil, nous nous sommes mis à la place de Dieu. Mais la différence entre Dieu et M. Lefebvre, c’est que le bon Dieu lui ne se prend pas pour M. Lefebvre

Mais que Lefebvre se rassure. Il y aura un avant et un après affaire Soumaré.

Avant cette affaire on savait que M. Lefèvre était un con. Après, nous savons que chez lui lui la connerie n’a pas de limite : « les cons osent tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît ». Avant cette affaire on savait que l’UMP perdrait les élections. Après on sait qu’elle les perdra avec le déshonneur en plus. Avant cette affaire on savait Pécresse incapable de diriger notre région. Après on découvre qu’elle n’est même capable d’être le chef de son camp.

 

La débandade en rase campagne

Mme Jouanno est la première à se démarque. Il faut lui faire crédit de ce que dès le début de cette affaire elle était gênée aux entournures. On ne s’attendait pas à la sortie fracassante d’Eric Raoult. Les aigreurs de celui qui aurait aimé conduire la liste dans le neuf trois n’y sont pas étrangères. Sa goujaterie naturelle a fait le reste. C’est lui qui affirme que la campagne de Mme Pécresse est nulle. Rama Yade a disparu des écrans. Peut-être se souvient-elle qu’il fut une époque où l’UMP voulait l’envoyer dans le Val d’Oise parce qu’elle y ferait « couleur locale » !

 

Il n’y en a pas un pour en sauver l’autre

Ils se sont donné le mot. Ils on dû tous recevoir ces notes qui circulent dans les hautes sphères politiques et qu’on nomme pudiquement « éléments de discours », argumentaires et arguties prémâchés par des cerveaux généralement viciés dont les élus sont sensés retenir quelques mots et idées forces pour, en élèves appliqués, les répéter de plateaux télé en émissions de radio. Le mot d’ordre cette fois peut se résumer ainsi : tout n’est pas faux (on ne prête qu’aux riches) ; le parti socialiste a fait de M. Soumaré un symbole (ils donnent un signal à la mauvaise graine).

Et nous sommes sensés ignorer que les informations judiciaires obtenues par l’UMP l’ont été de manière frauduleuse. On met le parti socialiste en accusation avec Copé en procureur général. Le PS et M. Huchon auraient cachés des choses. Ils auraient menti.

Mais qu’est-ce que la vérité ici ?

Que M. Soumaré ait fait de la prison, ou qu’un jeune homme ayant payé pour des bêtises de jeunesse soit devenu un militant exemplaire au point de recueillir la confiance de sa fédération et de son parti pour porter dignement les combats qui sont les leurs ?

Où se trouve la vérité ?

Dans l’ignoble campagne qui l’enchaîne à son passé ou dans le digne combat qui est le sien pour échapper à la fatalité d’une vie à laquelle les clichés de l’UMP l’assignent, footballeur ou délinquant ?

 

A l’UMP, ils ont perdu la face. Ils ont perdu leur dignité. Mais la mouche dans la bouteille cherche la sortie… par le fond. L’issue est proche, irrémédiablement fatale !

 

La campagne à Asnières ne va pas mieux

On me signale une sortie de la régionale de l’étape me concernant su son blog. Le sort de deux véhicules brûlés sur un parking semble la préoccuper au plus haut point. Ici, ce n’est pas la mouche qui bourdonne dans le fond de la bouteille. C’est l’agitation de la mouche du coche. Les véhicules programmés pour être enlevés l’ont été cette semaine. Mais madame s’attribuera quelque mérite en l’affaire. Laissons la mouche faire vent de ses ailes en attendant de se noyer comme ses congénères dans le fond de la bouteille.

 

Voisinant les posters de « l’élue tout proche de nos panneaux d’affichage libre », vous pourrez lire sur une affiche couleur espérance, le tout nouveau combat de l’UMP régionale et nationale contre l’insécurité. Avec cette antienne sur la sécurité, l’UMP aura fini de revisiter l’ensemble de son répertoire traditionnel de campagne électorale. Après l’échec de son chant patriotique noyé dans le bruit cacophonique du débat sur l’identité national, après le flop retentissant de son clientélisme de bon aloi, entonné a capela par Mme Panchard à la Guadeloupe, et fredonné mesa voce par Sarko à la Réunion, en Corse et en Guyane, les voilà qui nous rejouent leur meilleure composition sur la sécurité en attendant de nous convaincre que le chômage c’est la faute aux Régions socialistes.

Mme Aeschlimann aura du mal à nous convaincre qu’à la Région elle agira pour notre sécurité pendant que son mari, à l’assemblée nationale, continuera de voter la baisse des effectifs de la police.

 

Pendant ce temps c’est avec joie que nous expliquons combien nous avons besoin de la région pour survivre au désastre annoncer de la politique gouvernementale : garantir de bons lycées contre l’Etat qui supprime des postes d’enseignants ; assurer un parcours d’apprentissage solide à nos jeunes quand le gouvernement ne pense qu’à soigner les plus fortunés ; développer des moyens de transport en commun performants quand le gouvernement se donne à sa folie monomaniaque d’un Grand Paris dont personne ne sait à quoi il correspond ; soutenir la construction de logements sociaux quand les amis du président refusent d’en accueillir dans leurs communes ; aider les entreprises à s’installer durablement sur les territoires quand l’unique politique industrielle de notre gouvernement se résume à des annonces quotidiennes de fermetures d’usines.

 

Pour que ce printemps 2010 rime à nouveau avec l’espérance, votons, votons socialistes.

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