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Publié par GOMEZ FELICIANO

Je voudrais m’intéresser aujourd’hui à un autre des 10 mensonges sur papier glacé des duettistes de la droite Asniéroise, les sieurs Aeschlimann et Racine, pour ne pas les nommer. Penchons-nous sur le plus risible de tous. Le point 10 censé dénoncer, je cite, « l’explosion des dépenses de communication ».

Placé en 10ème et dernière position de sa propagande polychrome, ce point 10 devrait être le point d’orgue, l’apothéose, le bouquet final d’un feu nourri d’artifices argumentaires au service d’un festival de mensonges plus gros les uns que les autres. Ce point vaut le détour, car à lui seul, il cumule tous les symptômes du mal aeschlimannien aggravé désormais par le facteur R.

Point 10

Les mensonges d’Aeschlimann...

Ces courbes vertigineuses illustrent une soit-disant dérive dépensière du maire en matière de communication et l’ire de notre ancien édile, qui se fait ici défenseur du denier public, vertu qu’on ne lui connaissait pas, se fait accusatrice : « Les dépenses de personnel pour la communication du maire ont augmenté de 71% ». Excusez du peu. Et d’énumérer pêle-mêle, l’ensemble du personnel municipal collaborant directement ou indirectement à la communication. Journaliste, webmaster, graphistes, photographe et même le personnel de l’imprimerie municipale sont amalgamés dans un maelstrom actionné par le tourbillon de mauvaise foi de notre candidat.

La fureur communicante d’Aeschlimann se moque du ridicule. Si nous lisons bien le graphique aeschlimannien, la communication du maire emploierait environ 40 personnes, chiffres largement au-dessus de sa propre nomenclature. De même, la masse salariale du secteur serait aujourd’hui de 1million 600 mille euros. Délirant.

 

... face à la vérité de sa propre histoire

L’histoire est têtue. Et selon toute vraisemblance, M. Aeschlimann et compère Racine, se laissent égarer par les pratiques antérieures du maire Aeschlimann. Ils ne se sont pas rendu compte que les temps ont beaucoup changé et que la communication de la ville n’est plus la communication du maire.

En ces temps-là, une époque qui semble si lointaine aujourd’hui, il n’y avait pas besoin d’un journaliste pour faire le journal de la ville. La Pravda municipale était tout à la gloire du Seigneur de la place de l’hôtel de ville. Des propagandiste mal dégrossis, des partisans sans scrupules et des idéologues sans imagination inondaient notre ville d’une foultitude de publications, poursuivant les asniérois de leur bourrage de crâne depuis le berceau (il y avait des publications pour les tout-petits) jusque dans leurs maisons de retraite (plusieurs titres étaient destinés aux séniors). Personne ne devait échapper au zèle désinformateur de l’aeschlimannie triomphante. Seule la mort pouvait sauver l’Asniérois de cette assiduité malsaine.

L’imprimerie municipale déversait sur la ville une communication institutionnelle ayant pour unique objet l’œuvre du maître des lieux et la gloire qui lui revenait de droit. Sa production principale était faite de moult affiches vantant la modération des impôts, la victoire définitive contre la délinquance, appelant aux nombreuses festivités dont le roi, en son domaine, savait faire l’aumône à ses sujets… Délaissant les panneaux officiellement réservés à cet effet, cette communication outrageusement envahissante confisquait les panneaux d’affichage libre à un point tel que même les associations n’y avaient plus place. A l'occasion, des employés municipaux étaient transformés en colleurs d'affiches.

Quand ce n’était pas suffisant, Sire le Roi prenait la pose avec sa reine et ses héritiers. Et la famille régnante, à la page éditoriale du journal municipal, nous gratifiait d’un sourire enjôleur dont il fallait nous réjouir et remercier le couple en sa grande bonté. Et quand l’opposition, disposant d'une dizaine de lignes dans le même journal, avait l’outrecuidance de récriminer contre l'oeuvre de son Seigneur, elle se faisait démonter rageusement sur une page entière par les scribouillards affidés au pouvoir du tout puissant.

En tant que maire d’Asnières, M. Aeschlimann n’a jamais conçu la communication de la ville autrement que comme la glorification de sa personne et de son œuvre. Ceux qui ont vécu cette époque ne peuvent l’avoir oublié. Et ceux qui sont arrivés après et qui ignorent tout de ce qu’a été notre calvaire des années durant doivent en être informés. Alors quand il affirme à la fin de sa bafouille : « Notre engagement : refuser la médiatisation à outrance à des fins personnelles… », on a envie de lui demander : « Vous ne nous prendriez pas, monsieur, pour des demeurés ? »


Aujourd'hui, une communication comme un service public dû aux Asniérois

La réduction du nombre de publications, l’allègement du coût de fabrication du restant, la rationalisation drastique des frais de distribution et bien d’autres mesures d’économie ont conduit à la quasi division par deux des frais de communication de la ville.

Cette communication est désormais un service public offert aux asniérois. Asnières Info, le mensuel de notre ville, est clairement au service de l’intérêt général, mettant en valeur et en lumière nos services et les agents qui y travaillent, les Asniérois anonymes, connus ou célèbres, nos commerçants, nos champions, notre histoire et notre patrimoine, nos associations, les initiatives individuelles ou collectives… On y lit de vrais reportages sur de vrais sujets intéressant la vie des Asniérois. Bref, les Asniérois se reconnaissent dans leur journal et sont assurés de ne pas tomber sur la photo du maire  à chaque page et plusieurs fois par page comme c’était le cas autrefois. Ce journal a été plusieurs fois primé pour sa qualité rédactionnelle et graphique. Et c’est un honneur pour notre ville.

L’imprimerie municipale est aujourd’hui un service offrant entre autres de nombreuses possibilités aux associations de notre ville, les aidant dans leur communication auprès des habitants et de leurs adhérents.

Le photographe de la ville exerce plus souvent son art à magnifier les talents, naissants ou confirmés, les habitants de notre ville, le patrimoine de notre ville qu’à poursuivre le maire dans ses multiples périples. Nous l’avons aussi vu prêter son talent à telle association voulant magnifier ses femmes, à telle autre fêtant son anniversaire... Il est vrai qu’à l’époque d’Aeschlimann le photographe de la ville était quasi exclusivement attaché au service de sa personne.

De la même manière, l’outil internet a été complètement repensé pour être plus accessible, tout en offrant plus de services dématérialisés aux Asniérois. Notre ville, là aussi vient de récolter un quatrième arrobase (@@@@) d’or comme ville internet. Oui le site internet de la ville et tous les moyens de communication web de la ville, que ce soit pour s’adresser aux habitants ou pour le travail des agents de la ville (intranet, gestion des comandes, téléphonie…), tous ces outils ont été radicalement modernisés pour que notre ville rentre dans son siècle et y tiennent sa place.

Cela déplaît à Aeschlimann ? Tant mieux. Pour nous c’est le signe que ce doit être la bonne direction.

 

Une petite histoire édifiante pour finir

La scène se passe une ou deux semaines après l’installation du nouveau conseil municipal en 2008. Les colistiers, militants et sympathisants de la nouvelle majorité se réunissent à l’espace Concorde pour se donner enfin le droit de fêter la victoire avec tous ceux qui l’ont rendue possible. Ce soir-là il y avait des dizaines de personnes. De nouveaux amis se sont glissés dans la foule. On a toujours de nouveaux amis en de pareilles circonstances.

A l’arrivée des tombeurs d’Aeschlimann, Sébastien, Josiane Fischer et Christian Leblond, alors que nous nous affairions à l’intérieur à disposer nos bouteilles de cidre, de vin blanc, coca, chips et autres joyeusetés prolétariennes, un agent municipal vient nous chercher pour nous désigner dans un recoin d’une salle attenante à l’accueil un certain nombre de caisses de champagne destinées à notre petite sauterie.

Nous embarquons les caisses, bien résolus à nous payer la poire de notre trésorier de la section socialiste, section qui avait en charge l'organisation de cette petite fête de reconnaissance, car nous ignorions disposer d’une telle fortune. Il faut avouer que ledit trésorier savait pleurer misère et nous faire cracher nos arriérés de cotisation.

L’étonnement du nouveau maire est aussi grand que celui du trésorier qui nous fait très vite comprendre qu’il n’a jamais commandé de champagne (le radin) et encore moins dans ces proportions. Nous sommes donc repartis vers l’agent municipal qui nous explique que ces bouteilles ont été mises à notre disposition par un service de la ville dont je tairai la dénomination. Il nous explique que telles étaient les coutumes de la maison.

Les caisses repartent aussitôt d’où elles sont venues. Nous rassurons l'employé municipal, comprenant sa gêne. Il comprend ce soir-là que quelque chose avait changé dans la ville.

Ce n’est qu’une histoire, somme toute insignifiante et peut-être oubliée par la plupart des protagonistes de cette soirée. Si elle m’est restée en mémoire, c’est parce que, avec naturel et évidence nous avons choisi, sans nous poser de question, de ne pas adosser cette sauterie partisane aux frais de la ville. J’ai compris dès lors que je ne m’étais pas trompé d’équipe, que les impôts des Asniérois seront effectivement préservés pour faire face aux besoins essentiels.

Un geste simple mais oh combien symbolique de ce que devait devenir Asnières après Aeschlimann, des pratiques auxquelles nous devions définitivement tourner le dos.

Et nous l’avons fait, y compris en matière de communication municipale.

 

Nous n'avons pas de leçon à recevoir de maître Aeschlimann en matière de communication. Et à la manière dont il communique en cette période électorale, nous avons la preuve que, de toute évidence, rien chez lui n'a changé, et que son retour à la mairie signifierait le retour inévitable à ses anciennes pratiques. Nous n'en voulons pas, les Asniérois non plus.

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