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Publié par GOMEZ FELICIANO

Aujourd’hui, à la paroisse Saint Joseph, Asnières rend hommage à l’un de ses plus grands serviteurs.

Le père Michel de La Villéon s’en est allé la semaine dernière. Celui dont il fut le serviteur fidèle et infatigable l’a appelé au repos éternel. Presqu’un siècle d’une vie bien remplie et débordante.

Il est passé parmi nous en faisant le bien, en faisant beaucoup de bien.

A Asnières, les associations, nombreuses, qu’il a contribué à mettre sur pied continuent de vivre et de faire vivre nos quartiers surtout en ce Nord d’Asnières qu’il a tant aimé.

Passionné par les hommes, leurs chemins individuels et collectifs, curieux de tout et toujours prêt à entreprendre un bout de chemin avec chacun quand bien même ses pas ont commencé à chanceler…

Le P. Michel et moi

J’ai collaboré avec lui de longues années au sein de la communauté afro-antillaise de la paroisse Saint Joseph. J’ai côtoyé sa passion exigeante pour le travail bien fait. Il pouvait agacer. Il pouvait être entêté parfois. Il pouvait aussi se mettre en colère. Il nous est arrivé de nous fâcher. Et il pouvait être boudeur. Mais il ne se départissait jamais de ce qui sera à jamais sa qualité essentielle : l’écoute de l’autre, cette assurance qu’il avait tout à apprendre de l’autre quel qu’il soit ; le P. Michel toujours se proposait, jamais ne s’imposait.

Une anecdote m’est revenue en esprit en apprenant sa mort.

Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, quand j’habitais place des Bourguignons, Michel est venu prendre un café à l’occasion de la naissance de ma première. Une fois assis, faisant allusion aux trois étages qu’il vient de monter et montrant ma fille que je lui présentais, il vanta avec humour sa propre jeunesse qui venait de vaincre les escaliers conduisant à mon appartement.

Quelques années plus tard, alors que je venais d’aménager aux Quatre Routes, on s’’était donné rendez-vous chez moi pour préparer une réunion. Une fois parvenu à l’appartement il me dit : « encore trois étages sans ascenseurs ! J’ai cru que chaque marche me rapprochait du paradis ! »

Il était ainsi Michel : un attachement indéfectible à la vie et une sérénité souveraine face à la mort. L’une et l’autre étaient toujours présentes dans nos conversations. Il a consciencieusement rempli sa vie pour avancer joyeusement vers la mort.

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