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Publié par GOMEZ FELICIANO

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C’est une foule nombreuse qui a assisté cette après-midi à la traditionnelle cérémonie des vœux dans les Hauts d’Asnières. Les chaises prévues n’ont pas été suffisantes. Qu’importe. Debout ou appuyés aux murs du Gymnase Descartes, devenu trop petit pour l’occasion, ils tenaient tous prendre part à ce moment de la vie du quartier devenu incontournable.

 

Envie d’être ensemble

On ne le dit pas assez. Mais c’est qu’en 6 années, les cérémonies de vœux de la municipalité ont bien changé. La volonté de l’équipe Piétrasanta a été, dès l’entame du mandat, de faire de cette rencontre de début d’année un temps de retrouvaille entre les habitants. Nos quartiers avaient besoin de moments intenses de vie commune, de partage convivial, de rencontres informelles. Les vœux de la municipalité ont convaincu les Asniérois que leurs attentes trouvaient là une réponse concrète.

Ceux qui ont de la mémoire peuvent revenir en arrière un instant. Ils se rappelleront à quel point les vœux étaient avant tout un meeting politique, d’où l’on sortait parfois manu militari des opposants indésirables. L’occasion des vœux était un outil de promotion personnelle où l’on se glorifierait de tout et surtout de rien.

Aujourd’hui, tous les Asniérois, quelles que soient leurs opinions, se sentent à leur place dans cette présentation des vœux. Ce sont eux et leurs quartiers, ce sont eux et leur ville qui sont à l’honneur. Et ils en profitent pour se rencontrer, se parler, se donner des nouvelles.

 

Une assistance de plus en nombreuse

D’années en année, la présentation des vœux a attiré de plus en plus de monde. Les Asniérois se sont convaincus peu à peu, preuve à l’appui, qu’ils ne sont pas les participants involontaires d’un meeting politique, les spectateurs manipulés d’une œuvre grossière de propagande politicienne.

Alors qu’on annonce partout que les Asniérois sont massivement déçus par leur maire, alors que l’opposition matraque encore et toujours que dans les Hauts d’Asnières plus rien ne va, aujourd’hui, c’est une population encore plus nombreuse que l’an dernier qui était présente.

Je ne vais pas interpréter cela comme un soutien à la municipalité. Et même si c’était le cas pour de nombreux présents, ce n’est pas ce qui importait aujourd’hui. Ce dont était le signe cette foule nombreuse de cette après-midi, c’est une confiance, l’assurance qu’on ne se servira pas d’eux, car cela n’a jamais été le cas depuis six ans, la certitude qu’ils passeront un bon moment entre eux.

 

L’opposition municipale s’exclut des vœux aux Asniérois

Ce soir, dans les Hauts d’Asnières, nous avons été profondément blessés de ce que les élus d’opposition n’ont pas voulu se joindre à la majorité sur le podium pour la présentation des vœux. Depuis toujours, il en a été ainsi. Ces vœux sont ceux de la municipalité. C’est un moment unique, sinon de communion, faut pas exagérer, du moins de concorde. Les conseillers municipaux d’opposition ont toujours pris place aux côtés des élus de la majorité quand le maire présente les vœux du conseil municipal tout entier à la population. Aujourd’hui ils ont préféré rester dans la salle. Leurs intérêts électoraux et les petits calculs qui vont avec leur ont fait préférer de ne pas s’associer aux vœux présentés à la population par celui qui est encore le représentant de tous. C’est minable !

Certains ont carrément choisi de ne pas se présenter à ces vœux. C’est le cas de Marie-Dominique Aeschlimann et Cyrille Dechénoix qui, à n’en pas douter, avaient de sérieux empêchements cette après-midi. Ce n’est pas respectable pour les habitants des Hauts d’Asnières ;

Que dire du sieur Aeschlimann qui, après avoir alpagué le chaland des heures durant devant l’école Descartes pour racoler en vue de sa propre sauterie, n’a pas daigné s’attarder en compagnie de la populace? Les habitants des Hauts d’Asnières ne sont-ils faits que pour remplir les salles pour sa glooire et sa communication ?

 

Le militantisme affligeant de l’UMP

Alors qu’en compagnie de quelques collègues élus j’accueillais les asniérois à la porte de l’école Descartes B, un membre de l’équipe UMP répétait à l’envi : « c’est avec nos impôts qu’ils organisent cela ». Sa rengaine m’a d’abord énervé. Car c’était comme s’il considérait que ceux qui rentraient pour les vœux ne payaient pas d’impôt. Puis nous en avons ri. Il en devenait comique à force de répétition. Puis finalement il m’a attristé. Il y avait une telle amertume chez lui. Et cette amertume croissait au fur et à mesure que le nombre des arrivées grandissait. Il eût sans doute préféré ne voir personne. Il eût préféré pouvoir communiquer sur une salle vide. Mais il y avait du monde et je le voyais dépérir au fil des minutes.

Voir un tel comportement de vieil aigri chez ce garçon, pourtant encore très jeune,me faisait de la peine. Comment est-il à se point incapable de se réjouir de la joie des Asniérois qui venaient se retrouver. Dans sa pauvre tête, à part les militants tractant et les candidats en campagne, tous ceux qui rentraient dans le Gymnase ne pouvaient être que des soutiens du maire. Et cette idée lui était insupportable. Quelle pauvreté ! Tant d’aigreur dans un cœur si jeune, quelle tristesse !

 

Aujourd’hui, comme c’est le cas depuis des années, les Asniérois, divers et nombreux, se sont retrouvés pour un moment sympathique de communion et de partage. Ils savent que cette occasion est pour eux. Ils s’y sentent à leur aise et nous les remercions de cette confiance. Ils peuvent continuer à compter sur nous.

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