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Publié par GOMEZ FELICIANO

Dès lundi, au lendemain donc du premier, M. Aeschlimann a choisi d’entrer dans la campagne du deuxième tour avec fracas. Par un tract hallucinant de mensonges et de contre-vérités, il essaya en vain de faire croire que Piétrasanta et ses adjoints sont des repris de justice. C’est le seul moyen qu’il a trouvé pour faire oublier aux Asniérois qu’il vient de purger une année d’inéligibilité, d’une peine de prison  avec sursis, et d’une amende record. Faire passer les autres pour mauvais quand on ne peut être bon, c’est un exercice qu’il connaît bien.

Mais l’histoire est têtue. Et dans les actes qu’il pose aujourd’hui, M. Aeschlimann ne semble pas vouloir tenir compte des leçons qu’il aurait dû en tirer. Pire, tout dans ces actes aujourd’hui portent à croire qu’il serait prêt à recommencer.


Un condamné en sursis sur la liste d’Aeschlimann ?

La preuve en est l’histoire qui se déroule sous nos yeux aujourd’hui et que personne ne semble vouloir regarder de près. Elle concerne un monsieur, appelons-le du faux de Bismuth, c’est à la mode à l’UMP. Il est aujourd’hui sur la liste d’Aeschlimann. Sa présence sur cette liste pose de nombreuses questions dont la moindre n’est pas les liens réels qui le lient à M. Aeschlimann.

L’Histoire commence par un signalement judiciaire en date du 27 janvier 2006, adressé à M. Bernard PAGES alors procureur général de la République près le tribunal de grande instance de Nanterre. Cette histoire a connu un dénouement récemment, en l’occurrence à la fin de l’année dernière, par une lourde condamnation en première instance du sieur en question. D’après des informations que nous n’avons pas pu vérifier, M. Bismuth aurait fait appel de cette décision du tribunal. Si c’est le cas, il est donc toujours présumé innocent et rien n’altère ses droits civiques et ses ambitions légitimes de s’impliquer dans les affaires publiques de notre ville.


Des faits lourds qui exhortent au moins à la prudence avec ce monsieur

N’empêche que les faits qui lui sont reprochés, quand bien même aucun jugement n’aurait été prononcé, ne sont pas rien. Excusez du peu. Son renvoi au tribunal stipule : M. Bismuth prévenu « pour avoir … courant 2004 et 2005,… étant en charge d’une mission de service public, en l’espèce en sa qualité de vice-président puis président de l’Association…, pris, reçu ou conservé, directement ou indirectement un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont il avait au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement, en l’espèce en commandant et en réglant des prestations et du matériel informatiques à l’association … pour un montant total de 29259 euros alors même qu’il percevait des commissions d’apporteur d’affaires sur ces mêmes commandes de la part de cette association faits prévus par », suivent les articles de loi qualifiant et réprimant ces faits.

Pendant 7 années, le tribunal a donc enquêté et pesé le dossier  pour renvoyer ce colistier d’Aeschlimann devant le tribunal le 8 novembre dernier. Le document ci-joint prouve que ce monsieur, dont le nom est caché et son complice de l’époque ont bien été convoqués devant un tribunal puis condamnés ensuite en première instance. Pourquoi M. Aeschlimann a-t-il choisi d’ignorer ces faits ? A-t-il informé ses colistiers de la menace judiciaire qui pèse sur leur compagnon de route ? Ou alors sont-ils tous au courant, Josiane Fischer, championne anticorruption déchue, comprise, en espérant que le commun du peuple n’en serait pas informé ?

Il n’est quand même pas ici question de vagues soupçons. Il s’agit d’éléments probants que j'ai pu consultés, notamment un tableau Excel, récupéré sur l’ordinateur du sieur et qui répertoriait les différents marchés de l’association prestataire avec les marges bénéficiaires ainsi que les commissions devant lui revenir. En tous les cas, éléments suffisants pour que le tribunal dans un premier jugement ait été ans un premier temps convaincu de la culpabilité de ce monsieur.


Comment comprendre le fait que M. Aeschlimann l’ait pris comme colistier ?

Cela n’aurait-il pas dû conduire monsieur Aeschlimann, même s’il était convaincu de l’innocence de son ami, à protéger ses colistiers et la réputation de la ville d’un scandale à venir si le jugement  de première instance devait être confirmé en appel ?

Mais comment et à quel moment M Aeschlimann a-t-il pu être convaincu d’une telle innocence au point de faire venir ce monsieur sur sa liste ? Ainsi que le prouve le document que vous pouvez consulter ici, c’est Manuel Aeschlimann lui-même qui, en janvier 2006 signalait ces faits au procureur après avoir estimé qu’ils pouvaient constituer un délit.


Si ce n’est de l’ignorance, serait-ce de la naîveté ?

Au-delà des faits qui ont conduit au signalement dont il est question, la municipalité disposait d’un épais dossier compulsé par la minutie de la présidente ayant succédé à ce monsieur à la tête de la MLC. Ce dossier que j’ai pu consulter, est un étayage méticuleux de plusieurs dizaines de pages relatant les faits et méfaits de cet ami d’Aeschlimann à la tête de l’une des plus grosses associations de la ville. On y trouve des factures du téléphone personnel de ce monsieur qu’il fait endosser à l’association à hauteur de 70%. On y découvre que l’association qu’il présidait avait accordé un prêt à une autre association, la Régie de Quartier en l’occurrence, présidée alors par celui-là même qui va être conduit au tribunal avec lui. On découvre qu’en fait de prêt, il s’agissait plutôt d’une avance sur travaux d’un montant de 30 000 euros a effectué à la MLC par la Régie. On se rend compte de la nature exorbitante des factures produites par la Régie à la charge de la MLC : 5100 euros facturés pour la seul rénovation du bureau du directeur, 13000 euros pour la climatisation alors même qu’un devis concurrent proposait 10997 euros TTC.

Le dossier fourmille de dizaines de faits du même genre. M. Aeschlimann ne pouvait en ignorer le contenu puisqu’il lui était personnellement destiné. Mieux, il semblerait au regard du courrier de la présidente auquel j’ai eu accès, que ce soit lors d’un entretien en tête à tête que ce dossier lui fut remis.

Dans son adresse en date du 30 janvier 2006, soit quelques jours seulement après la lettre de signalement adressée au procureur par Aeschlimann, la nouvelle présidente, prend le soin de souligner la gravité des faits avant d’ajouter : « Je ne doute pas un seul instant que vous saurez prendre les dispositions nécessaires afin qu’il ne puisse plus abuser de la confiance que vous lui portiez et que nous lui portions et qu’il ne puisse plus nuire à l’image associative et politique de la ville d’Asnières ». On ne peut pas adresser avertissement plus solennel à un élu en charge de la direction d’une grande ville.


L’attitude d’Aeschlimann pose question

Mais tout porte à quoi qu’Aeschlimann soit resté sourd à ces sages recommandations. En tout cas il devait être très occupé à autre chose quand ce même monsieur est devenu la même année, malgré lesdits avertissements, malgré le signalement d’Aeschlimann lui-même, président d’une autre grosse association avant de se faire désigner directeur de la même association par son conseil d’administration avec un salaire de plus de 5000 euros. Qu’a fait monsieur Aeschlimann pour protéger la Régie de cette nouvelle aventure de M. Bismuth ? Y avait-il un administrateur représentant la municipalité pour dénoncer cela, voire l’empêcher ? Pourquoi aucun compte n’a-t-il été tenu des avertissements de la présidente de la MLC concernant ce monsieur ?


Huit ans après ces faits gravissimes, ce monsieur se trouve être un des colistiers d’Aeschlimann. Il y a de quoi se poser des questions ! Quels sont les liens réels entre Aeschlimann et ce monsieur ? Il n’est pas ici question de juger de la culpabilité ou non de M. Bismuth. Mais une simple considération de sa gestion passée de deux associations et un regard objectif sur  l’incompétence (au minimum)  dont il a fait la preuve, ne le disqualifient-ils pas pour prétendre à la gestion de la chose publique ? Peut-on faire confiance à un tel monsieur pour gérer notre ville? Peut-on faire confiance à M. Aeschlimann qui le sachant, le place néanmoins en position éligible sur sa liste en cas de victoire? Que promet à la ville une telle entente entre ces deux-là et que recèle-t-elle? 

Ils ont raison, ceux qui disent qu’avec Aeschlimann, c’est toujours l’avenir le pire. Protégeons notre ville d'un scandale à venir, barrons la route à Aeschlimann et à son ami.

 

 

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benaek 09/04/2014 16:03


Monsieur Gomez vous etez toujours egale a vous meme?


la critique dois etre dans les deux sens les propos de votre ami julien richard et Meric ne font plus plane le doute envers la considerantion reelle que vous avez envers les musulmans, je trouve
regrettable que de votre part on ne trouve aucune condamnation aux propos tenu