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Publié par GOMEZ FELICIANO

 La démagogie est une maladie incurable que certains n’hésitent pas à soigner avec de fortes doses de cynisme. J’en ai eu la preuve hier encore en conseil municipal.

C’est arrivé au détour d’une délibération sur les questions d’urbanisme. Mme Fischer venait de présenter différentes affaires ayant trait à la rénovation des hauts d’Asnières. C’est l’occasion choisie par Aeschlimann pour soumettre un amendement à la délibération propsant entre autre de modifier les plans actuels de la future halle du marché des Quatre Routes pour que celle-ci puisse à l’occasion se transformer en salle des fêtes pour accueillir les mariages des habitants des quartiers nord de la ville.

 

Intention louable croit-on ! Mais démagogie immonde cachant un mépris insigne pour nous les habitants du quartier.

 

Le mépris ?

Du mépris bien sûr ! Puisque pour nous, Monsieur pense qu’il nous suffira de pousser les étales de poisson et de cacher les crocs de boucher pour faire nos fêtes ?

Du mépris encore quand on laisse entendre que nous ici, nous n’avons besoins de rien d’autre si ce n’est une salle pour nos mariages. C’est connu. Dans ce nord peuplé d’arabes et de noirs, nous ne savons rien faire d’autres que la fête…

Du mépris enfin quand on fait le projet de nous mettre une salle à nous dans notre quartier, pour que nous n’en sortions pas, pour que nous n’allions pas déranger les bonnes gens qui vivent dans les autres quartiers de la ville.

Des salles pour offrir des lieux conviviaux  de rassemblements divers aux asniérois, c’est toute la ville qui en manque et pas seulement sa partie septentrionale.

 

De la démagogie ?

Je l’affirme. Puisque l’intension de monsieur n’était pas de satisfaire quelque besoin que ce soit de qui que ce soit. Il a eu neuf ans pour le faire et il n’a pas bougé le petit doigt.

Le projet qu’il nous demande de modifier aujourd’hui, c’est lui qui l’a préparé et nous qui nous efforçons de l’améliorer pour répondre au maximum aux attentes du quartier. Dans le projet qu’il a laissé, nous n’avons trouvé aucune trace d’une volonté quelconque de faire de la halle du marché une salle polyvalente.

 

Du cynisme ?

Cynique l’exception de générosité la bouche en cœur quand on cherche à mettre sur le dos de la majorité la faute d’un rejet de solution, solution dont on sait par ailleurs qu’elle est irréaliste, voire surréaliste.

Cynique l’usage que l’on fait des souffrances d’une population en lui proposant des solutions qui la rabaissent.

Cynique cette manière de faire de la politique en proposant à une partie de la population des solutions particulières faites pour la flatter aussi efficacement qu’elle la tient à l’écart du reste de la communauté communale.

 

Garder monsieur votre générosité par devers vous.

Le hasard du calendrier voulait que je vienne en conseil municipal juste après un Conseil d’Ecole. Les parents que j’ai vus ne m’ont pas demandé une salle pour leur mariage. Ils m’ont demandé quand la salle de projection sise au centre Robert Lavergne allait rouvrir. Ils ont manifesté leur joie de voir l’école de leurs enfants complètement repeinte et propre. Ils étaient tous là, les titulaires et les suppléants. Rien n’obligeait ces derniers à être là si ce n’est l’avenir de leurs enfants. Elle est là la vraie générosité. Ils sont là les vrais besoins. Rien de plus, rien de moins qu’ailleurs. Pour leurs enfants ils réclament un meilleur cadre de vie, de meilleurs dispositions pour leur éducation, et un accès plus grand à la culture et aux choses de l'esprit.

Et ils danseront à même les trottoirs. Et ils se marieront dans les squares. Pourvu qu'on puisse être avec eux pour garantir l'avenir de leurs enfants. Ici comme ailleurs, il y a juste des gens ordinaires. Extraordinaire, non?

 

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