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Publié par GOMEZ FELICIANO

Aujourd’hui je voudrais vous entretenir de quelques paradoxes du sarkozisme régnant. Ce peuple est gouverné avec un art consommé de la bêtise et chacun reste sur son quant à soi. Ce qui se passe dans ce pays aurait dû déclenche mille révolutions. Mais stoïque ou résigné, ce peuple se terre et se tait. Les incohérences de la politique gouvernementale s’accumulent jour après jour. Des résultats toujours plus alarmants viennent contredire semaine après semaine les promesses et l’action du gouvernement. Mais rien n’y fait. Chacun croit agir efficacement en gueulant assis dans son canapé devant la télé. Jusques à quand ?

 

Fonctionnaire en baisse et déficit en hausse

Si je commence par la question des déficits du budget, c’est parce que c’est là l’arnaque présidentielle la plus criante.

Des enseignants en moins ; des policiers en moins ; des juges et des tribunaux en moins ; des casernes qui ferment ; bref des fonctionnaires partout en diminution. Et miracle ! Le déficit du budget général de l’Etat qui augmente inexorablement ! Allez y comprendre quelque chose ! Où sont donc passés les économies ?

Pendant que les Français se serrent la ceinture et se font virer en masse de leur boulot, Sarko et les siens s’empiffrent. Les ministres et leurs armées de conseillers en tout genre se font du gras en toute impunité. Au point que certains se sont mis carrément au régime pour mieux cadrer avec le décor de crise alentour. Les amis du Fouquet’s sont nommés à la tête des grandes entreprises.

Où sont les écomnomies promises? Où est la bonne gestion des finances publiques? Voici un exemple de gâchis.

Le gouvernement a octroyé en un an 34 millions d'euros à des boîtes privées pour accompagner des jeunes de nos banlieues vers l'emploi. Contrat d'autonomie qu'ils l'ont appelés.  Une de ces boîtes s'est même installée à Asnières. Nous allions voir ce que nous allions voir. Contournant la ville et ses services, elle a fait appel au bouche à oreille pour recruter ses jeunes contractants. Chaque contrat coûte au bas mot 3000 euros à l'Etat, plus de 7000  voire 9000 euros pour certaines boîtes, quand le jeune trouve un emploi ou une formation au bout de son accompagnement. Dans nos missions locales et nos pôles emplois le même accompagnement ne coûte pas plus de 700 euros. Combien de jeunes ont trouvé un emploi ou une formation après 34 millions  d'euros dépensés? Je ne saurais vous dire le résultat sur Asnières. Mais au plan national, le gorieux résultat de cet immense gâchis  affiche fièrement 1160 jeunes ayant troujvé une formation ou un emploi au terme de leur contrat d'autonomie! Pitoyable!

 

La faute à la crise que l’on proclame avoir vaincue tout seul.

Sarko proclame partout qu’il a vaincu la crise à lui tout seul. Mais quand il redescend sur terre, il nous explique que c’est la crise qui fait le malheur du budget français.

Faut pas trop la charger la pauvre crise. Ce n’est pas elle qui a filé tout plein de pognon aux riches pour les protéger de la rapacité supposée des impôts. Ce n’est pas la crise qui a refusé d’examiner la révision des niches fiscales (environ 70 milliards chaque année) alors même que des voix au sein de la majorité présidentielle le réclamaient avec justesse ! Ce n’est pas la crise qui a filé plus de 2 milliards aux restaurateurs sous prétexte qu’ils vont baisser les prix et embaucher ! Vous les avez vus de-ci de-là les quelques centimes de baisse sur quelques menus. Pour voir les embauches, il faudra repasser. Ce n’est pas la crise qui a décidé de supprimer la taxe professionnelle à un moment où les collectivités locales peinent à boucler leur budget.

Il manque beaucoup de milliards au budget de l’Etat. C’est Sarkozy qui les a dilapidés. Un dangereux récidiviste en fait. Souvenez-vous de la période 1993-1995. Notre petit homme sévissait alors comme ministre du budget. Ce fut la plus forte période de progression de la dette publique jusqu’à ces deux dernières années. Est-il utile que je précise que Sarkozy est un gestionnaire en proportion de sa taille ?

 

Et voilà qu’on nous promet le fils : la méritocratie sarkozienne

L’exemple du père devrait nous inciter à la méfiance. Mais de tels scrupules n’embarrassent nullement l’UMP des Hauts de Seine qui s’apprête à introniser le Prince Jean au sommet des tours de la Défense. Qu’est-ce qu’ils ont donc dans la tête tous ces cons qui veulent confier la gestion du quartier d’affaire le plus important d’Europe à un éphèbe de 22 ans qui n’a jamais rien fait d’autres que d’être le fils de son papa par intermittence ? Qu’a-t-il fait ce petit pour qu’on lui confie une telle responsabilité quand le moindre étudiant ayant fini ses études est baladé de stage en stage (rappelons que Jean Fils De, à 22 ans, peine à décrocher un diplôme universitaire), quand nos jeunes diplômés doivent se prévaloir de nombreuses années d’expérience pour accéder à la moindre responsabilité !

Mais Jean, Duc des Hauts de Seine et prince héritier, a de très bons précepteurs. Mme et M Balkany, ci-devant baronne et barron de Levalois l’ont pris sous leur protection. Le petit Jean ne serait-il que le faux nez du couple infernal de Levallois ? Il faut craindre le pire si ces deux-là mettent la main sur la défense.

 

Ainsi va la République, pauvre et méconnaissable, malmenée et asservie par celui qui devait en être le premier serviteur. La République mérite mieux et l’accumulation des petites choses ne feront jamais une grande. Sarkozy est décidément un petit président.

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