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Publié par GOMEZ FELICIANO

Sarko et l’identité naZionale

De retour en province le jeudi 12 novembre pour parler agriculture, notre président bien aimé a préféré parler identité nationale. Bien sûr, quand Sarko se met à parler identité nationale, cela donne ceci : "La France est un pays où il n'y a pas de place pour la burqa, où il n'y a pas de place pour l'asservissement de la femme, sous aucun prétexte, dans aucune condition et dans aucune circonstance" ; ou encore ceci : "La France est un pays où il n'y a pas de place pour la confusion du spirituel et du temporel, la France est un pays de tolérance et de respect, mais elle demande aussi qu'on la respecte" ; et si vous n’avez toujours pas compris, voici une dernière saillie de notre NaZional Président : "La France est un pays où l'on ne demande à personne d'oublier son histoire et sa culture, mais elle demande à ceux qui veulent lier leur sort au sien de prendre aussi son histoire et sa culture en partage".

C’est ce que nous avons entendu depuis la Drôme, à La Chapelle-En-Vercors, depuis ce coin de France, depuis ce Vercors où le sang versé des héros de la résistance un discours mille fois plus éloquent sur notre identité que n'imorte quel débat.

En abordant la question de l’identité nationale par ce bout, notre petit président fait la preuve que ce débat est biaisé. On s’en doutait, certes. Mais que le locataire de l’Elysée en donne lui même la preuve de manière aussi grossière, on ne savait pas que ce type manquait de finesse à ce point.

Ce que nous subodorions était donc vraie : la question de l’identité nationale ne se pose qu’au regard de ceux qui rejoignent la France. L’identité nationale n’est problématique qu’en vertu des problèmes que lui poseraient ceux qui viennent d’ailleurs. L’identité nationale n’est pour ainsi dire menacée que du fait de la présence de l’autre au cœur de la France.

Le Front National peut aller à la pêche. Sarko a fait main basse sur son fond de commerce. Une escroquerie !

 

L’ancien maire de Neuilly ne reconnaît plus les siens.

Les maires en colère attendaient le président à leur congrès annuel. Comme chaque année. Ils ont eu son premier ministre. Le pauvre a été copieusement sifflé. Il faut croire qu’il commence à prendre goût aux humiliations. Mais accepter l’humiliation à la place du lâche qui a pris la poudre d’escampette pour ne pas avoir à répondre de ses incohérences, ce n’est pas du courage. C’est de la bêtise. De retour de Doha, on ignore toujours ce qu’il est parti y faire, notre président a eu les photos et les images télé qu’il voulait. Devant un parterre de maires triés sur le volet, sages et polis, il a pu récolter les applaudissements qu’il affectionne. Sarko règne parmi les ovations. La réforme des collectivités et la suppression de la taxe professionnelle ont beau être des réformes bâclées. Il n’en a rien à carrer. Parce que l’intelligence ne peut être que chez Sarkozy. Parce que la raison ne peut être que Sarkozy. Le seul visionnaire en France, ça ne peut être que de lui. Tout est en lui. Tout est par lui. Tout est de lui. Une enflure !

 

Un emprunt aussi grand que notre président est petit.

On sait désormais que le grand emprunt n’en sera pas un. On sait aussi que ce qui a été rêvé comme un élan patriotique pour sauver la patrie ne sera qu’une vaste opération financière au profit des seuls marchés. Ceux qui attendaient, leur chèque de ristourne de bouclier fiscal à la main, prêts à tondre un peu plus le mouton qu'ils honnissent,  en seront pour leur frais. Au pays de Sarkozy, on lance toujours une idée d’abord, on réfléchit ensuite. Et puis on se rend compte que l’idée n’est pas aussi brillante qu’elle pourrait le paraître au premier abord. Alors on s’efforce de la mettre en œuvre quand même puisque Zébulon l’a voulu. C’est déjà arrivé lors de la suppression de la pub sur la télé publique. Cela s’est vérifié pour la suppression de la taxe professionnelle. L’affaire du grand emprunt est une nouvelle illustration de cette politique de foucades et de lubies. Mais les caprices successifs d’un chef, fût-il charismatique, ne peuvent pas constituer un projet politique. Une fumisterie !

 

Il comptait sur une brillante qualification de notre équipe nationale pour faire oublier un peut la turbulence de ses sondages en vrille. Il était au stade. Il avait réglé le conducteur de l’émission. La France gagne et mes amis de TF1 m’interviewent. La France a gagné sa place au mondial. Le président a répondu aux questions. Sauf que personne ne s’en souvient. Tout le monde veut oublier cette victoire. Sarko qui n’arrive pas à triompher d’une victoire ! Tout fout le camp !

 

 

 

 

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