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Publié par GOMEZ FELICIANO

Le vent mauvais des sondages

Le verdict des sondages est cruel pour l’homme qui aime tant gouverner sous leur empire. L’accro des courbes et des graphiques doit se sentir tout petit dans ses souliers compensés. L’adorateur des baromètres n’a trouvé aucun grand prêtre des analyses emberlificotées pour lui interpréter l’oracle de la pythie des enquêtes d’opinion. Les plus cléments donnent l’homme de l’Elysée à un pitoyable 39% d’opinion favorable. Tragique destin. Une manière comme une autre d’entrer dans l’histoire. Jamais président n’aura connu une telle désaffection si tôt au cours de son premier mandat. Bien plus que le nombre rikiki des satisfaits, c’est le sommet absolu des mécontents qui est une nouveauté absolue sous la 5ème république : 60%. Voilà une hausse dans les sondages qui cadre bien avec l’œuvre sarkozienne : hausse du chômage, hausse de la délinquance, hausse de la dette, hausse des morts sur la route… Déprimant n’est-ce pas ?


Plus rien ne va.

Comme j’en ai fais le pari la semaine dernière, son charabia sur l’identité nationale est déjà passé par perte et profit. Et la semaine qui va venir va être une nouvelle semaine d’offensives tous azimuts dont je prends le pari qu'elles connaîtront l'une après l'autre le même destin.


Faites vos jeux

Des milliards vont pleuvoir. Nous attendons demain sa grande intervention sur le grand emprunt. Je reviendrai vous en parler si vous le voulez bien. Mais nous savons déjà ce qu’il en adviendra. L’homme qui savait mousser une piscine avec un pain de savon, n’arrive plus à se mousser avec des milliards. La déprime je vous dis !


Copenhague, nous voilà !

Mais il aura une séance de rattrapage. Il y aura Copenhague ! Que dis-je ? Il y aura Sarkozy à Copenhague ! Mieux ! Il n’y aura Copenhague que lorsque Sarko y sera ! A l’allure où notre président transforme en bâton de m… tout ce qu’il touche, a-t-on raison de lui confier les questions de l’écologie ? Le meilleur éGologue de son propre éGosystème peut-il porter la parole humble de ce combat qui requiert sacrifice et renoncement ? J’en doute.


Les Régionales approchent… dangereusement !

Notre président va mal dans les sondages et fera tout pour reconquérir quelques points à trois mois d’élections régionales sur lesquelles il fonde beaucoup d’espoir. Il est prêt à tout pour ne pas perdre du terrain.

Il a montré qu’il pouvait faire profil bas devant Rama Yade et donner satisfaction à tous les caprices de la diva des sondages et des unes de magazine people ! Rama voulait les Hauts de Seine. C’est ce qu’elle aura. Celui qui joue les fanfarons en se faisant passer pour le DRH du parti socialiste ne teint plus sa domesticité. Même ceux qui lui doivent tout lui échappent. Comique !

C’est en rampant qu’il a accouru vers Gordon Brown pour se faire pardonner et figurer sur la photo où ce dernier s’apprêtait à recevoir la consécration de son audace. Oui l’anglais a osé programmer une forte taxation des bonus distribués par  les banques. Oui le travailliste premier ministre britannique a osé affronter l’industrie financière toute puissante de la City. Et Sarkozy qui, la veille encore, juché sur le épaules du très éclairé Barnier, moquait la frilosité des Saxons et cocoricotait sur notre vertueux modèle rhénan, a dû en rabattre. Pathétique !


Carla au secours de Chouchou !

Tout cela pour regagner quelques points dans les sondages. Prêt à tout ! Y compris envoyer sa femme au front. C’est ainsi qu’on vit apparaître au fenestron de nos cathodes et pixels, la minaudante Carla obligeamment servie par l’organe officiel du régime. C’est Harry R. qui s’y est collé ce dimanche soir dans son émission sept à huit. On vit notre sainte Mère de la Nation roucouler des choses inaudibles, assise sur une pouffe, dans un décor cosy où trône un piano, symbole de l’harmonie du couple présidentiel, une harmonie sensée nous faire oublier le pipeau qu’on nous joue depuis trop longtemps.

Mais il y avait là, posés sur le piano, deux objets qui détonnaient et brisaient l’agencement ordonné de cette composition scénographique destinée à Gala ou à Paris Match. Deux photos trônaient en effet sur le piano : l’une de Gainsbourg et l’autre de Brassens. Une profanation en règle d'icône, un massacre absolu, dans cette demeure où on ne jure que par Babelivien, Marcias, Faudel et Halliday. Insupportable !

Quand j’entendis la Dame de Cœur de notre président à carreau dans les sondages nous dire que son mari est un homme ouvert et tolérant qui a souci des autres, j’ai récupéré mon espace de cerveau encore disponible pour le consacrer à autre chose.


Et cette question qui ne me quitte plus : nous prennent-ils vraiment pour des c... ?

Si les sondages ne marchent plus, pourquoi ils n’essaient pas la voyance, la cartomancie, le marc de café… n’importe quoi ! Mais qu’ils nous foutent donc la paix ! Qu’ils nous laissent donc préparer Noël en paix ! Est-ce donc trop leur demander ? N’ont-ils jamais entendu parler de la trêve des confiseurs ? Partez donc au cap Nègre ! Faites-vous donc oublier pour notre bonheur… et un peu le vôtre !

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