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Publié par GOMEZ FELICIANO

Des ministres humiliés !

Un ministre défend bec et ongle ce à quoi il ne croit pas parce que le président selon son bon vouloir a décidé que ce sera ainsi ; le même ministre est obligé de se dédire quelques jours après pour justifier l’exact contraire de ce qu’il avait affirmé et là aussi parce que le président, contraint par les remous de l’opposition et sans doute éclairé par quelques sondages dont il a le secret, a changé d’avis ; cette nouvelle position du président, rappelons-le, était celle défendue initialement par le ministre avant d’avaler son chapeau. Nous sommes en 2010. Vous êtes en France. Et c’est Sarkozy qui nous gouverne.

 

Proglio, le surhomme ami du président !

Pour ceux qui n’ont pas suivi le film, voici la brève histoire de cette nouvelle pantalonnade au plus haut sommet de l’Etat.

Henri Proglio, ami du chef de l’Etat, a été débauché de Véolia, entreprise privée, pour présider aux destinées d’EDF, entreprise publique. On lui garantit son niveau de salaire de chez Véolia, soit 1,6 million d’euros, ce qui par rapport à son prédécesseur fait une belle hausse de 40%, que nous retrouverons un jour ou l’autre sur nos factures. Quand on aime on ne compte pas. Son ami le président a même accepté qu’il garde la présidence du conseil d’administration de Véolia. Et cerise sur le gâteau, cet homme merveilleux devrait toucher 400 mille euros de jetons de présence en tant que président de Véolia. Elle est pas belle la vie ?

 

Le président, ami capricieux du surhomme Proglio !

Et voilà ce que députés de la majorité et ministres n’ont cessé de défendre dans les médias depuis des jours. Tous les hommes et les femmes sensés de ce pays se sont déjà posé les bonnes questions et trouvé la juste réponse à cet objet non identifié de la gouvernance entreprenariale. Tous ont déjà découvert qu’il y a là quelque chose d'inacceptable. Pas nos gouvernants.

EDF est-elle une si petite entreprise qu’on puisse la piloter en continuant à faire joujou avec un autre mastodonte de l’industrie française ?

Proglio est-il un tel génie que piloter deux grandes entreprises à la fois relève pour lui du possible ?

Et s’il est un tel génie, pourquoi Véolia  a laissé partir ce prodige hors norme ?

Et pourquoi Véolia continuerait à lui verser généreusement des centaines de milliers d’euros, juste pour une fonction non exécutive ?

A toutes ces questions, il n’y a aucune réponse qui puisse satisfaire la raison. Tout dans cette histoire n’est que fait du prince qui nous gouverne, un caprice, un enfantillage de plus à mettre au débit du petit maire de Neuilly qui ne se sent plus de jouer dans la cour des grands.

 

Merci au parti socialiste !

Et tout serait passé comme lettre à la poste, dans l’indifférence générale, avec des médias regardant ailleurs tétanisés par les millions d’annonce publicitaire qu’ils pourraient perdre à insister sur cette anomalie, n’eût été la vigilance et la ténacité de l’opposition.

Le parti socialiste et ses députés viennent d’arracher à Proglio les 400 mille euros de Véolia. Et de juste ! Mais là n’est qu’une partie du le scandale. Le plus criant, malheureusement, demeure encore. Non, nul ne peut diriger EDF, deuxième capitalisation boursière française, et présider aux destins d’une autre grande entreprise. Non, un tel attelage n’est porteur d’aucun projet industriel lisible pour notre pays. Oui, évidemment, c'est un joyau de l'industrie nationale qu'on met en péril.

Ce que les Français ont compris depuis longtemps, notre petit timonier national ferait mieux de l’admettre afin de mettre un terme définitif à ce qui pour chacun de nous n’est rien de plus qu’un copinage de plus au plus haut sommet de l’Etat. On peut manquer de hauteur. Et le président de la République a déjà fait à maintes reprises la preuve que sa hauteur de vue rase souvent le sol. Mais cet entêtement dans l’incompréhensible pose question. Il y a du pathologique dans cette attitude et nos ferions mieux de commencer à nous inquiéter.

 

L’invité vedette de TF1

Mais comme toujours en Sarkozie, quand ça va mal, on va voir Bouygues le parrain du petit, pour passer à la télé. Et cette fois on a mis les petits plats dans les grands. Lundi 25 janvier, notre grand homme se fera servir la soupe sur sa chaîne préférée. Sur TF1, il sera interviewé en hors d’œuvre par Laurence Ferrari. Gageons que ses battement de cils déstabiliseront le chef de l’Etat au point de lui faire avouer quelques vérités que nous attendons tous. La soirée présidentielle se poursuivra en terre conquise avec Jean-Pierre Pernault qui lui servira le plat de résistance au milieu d’un panel de Français bien de chez nous comme il sait en dégoter. Demain, c’est sûr le président va s’entretenir avec des vrais gens de la vraie France dans une célébration à sa gloire présidée par le pape du 13h.

 

Jean-Pierre au plus haut du ciel  et Sarkozy au plus ras du sol !

Il n’y a pas de doute que Jean-Pierre Pernault nous aidera à comprendre le déficit qui se creuse inexorablement (combien ça coûte), le chômage qui fait des ravages (les bons vieux métiers de notre France profonde qui se perdent), l’insécurité qui se fait de plus en plus violente (un sujet qu’il connaît sur le bout des doigts pour l’avoir si bien traité lors des présidentielles de 2002), les graves incertitudes qui pèsent encore sur la santé des banques, ce que font nos soldats sur divers fronts de par le monde. Il n'oubliera pas de questionner notre président sur sa diplomatie au moment où le proche et moyen orient sont à nouveau au bord de l’explosion. On saura enfin tout sur l’échec de Copenhague, les déboires de la taxe carbone, les approximations de gestion de la crise de la grippe A. Jean-Pierre aidera le président à nous expliquer un contexte social pollué par le débat sur l’identité nationale (il adore ça l’identité nationale), avec son cortège de stigmatisation des musulmans de France.

 

Nous sommes en 2010 et vous êtes en France sous le règne de Sarkozy. Vous êtes dans le pays où le président de la république passe à la télé pour faire de l’audience. Il ne compte même plus sur la magie de son verbe pour y arriver. Non ! Il sait sa parole dévaluée. Alors il va chercher le présentateur de journal le plus suivi en espérant que les ménagères qui regardent Pernault à midi, regardent Sarkozy à côté de Jean-Pierre à 20h30. On en rirait si on ne savait pas que ce type est sensé diriger une grande Nation, la nôtre ! Pathétique !

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pierrot 30/01/2010 11:49



SONDAGE


La retraite à 60 ans, un "acquis social" pour six Français sur dix



GOMEZ FELICIANO 31/01/2010 23:12


A bon entendur salut!


pour lulu 29/01/2010 10:34



Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT insiste, dans son édito paru dans Syndicalisme Hebdo, sur la nécessité de garantir un système de retraite par
répartition solidaire pour les jeunes générations.


Au cours de son intervention télévisée du 25 janvier, le président de la République a d’abord annoncé des décisions sur les retraites avant la fin de l’année, puis évoqué l’échéance du «
courant de l’été ». Il sera, espérons-le, plus précis sur le calendrier de la réforme au cours du Sommet social du 15 février. La méthode comme le calendrier de cette réforme
sont importants. Ils détermineront forcément l’ampleur et la qualité des mesures envisagées ainsi que l’attitude de la CFDT.


Que les choses soient claires, la CFDT n’acceptera pas une réforme
des retraites brutale aboutissant à sanctionner les salariés les plus modestes, ceux qui ont commencé à travailler tôt, ou à modifier les règles de calcul pour baisser arithmétiquement les
pensions, notamment celles des fonctionnaires.


Nos systèmes de retraite sont mal en point, c’est vrai. Ils sont aujourd’hui malades du chômage, des parcours chaotiques des salariés, qui affectent particulièrement les femmes, des taux d’emploi
insuffisants chez les jeunes comme chez les plus âgés. Ils sont aussi affectés structurellement par les déséquilibres démographiques que tout le monde connaît : l’allongement de l’espérance de
vie, qui est une bonne nouvelle, et l’arrivée à la retraite des “ papys-boomers ” qui est une évidence.


Le rapport du Conseil d’orientation des retraites présenté cette semaine décrypte les forces et faiblesses des différents systèmes de retraite par répartition possibles. Un autre rapport est
prévu en avril afin d’actualiser et préciser l’état et les besoins de financement de nos caisses et régimes de retraite.


Il est certain que la question des retraites sera largement débattue avec les militants CFDT au congrès Confédéral de Tours en juin prochain.



MISE AU POINT 27/01/2010 14:45




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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 11:29



Asnières CFDT Interco / Retraite : Les militants de la CFDT jettent un froid sur le “show” médiatique.



EN CE QUI CONCERNE CHEREQUE ET LA CFDT VOIR CET ARTICLE  COPIE SUR LE BLOG CFDT
ASNIERES 
 François Chérèque fait une mise au point nécessaire ! Pour François Chérèque, en déplacement à Angers, pour parler de la crise et présenter les textes qui seront en débat lors du 47e
congrès, prévu du 7 au 11 juin à Tours jeudi 21 et vendredi 22 janvier, le dossier épineux des retraites a vite supplanté tout le reste. Pour Gérard Bouin, secrétaire régional des
fonctionnaires du ministère de l'écologie et de l'énergie militant de 55 ans, dont […]




lulu 26/01/2010 19:01


D'accord avec parlons en et feliciano,mais franchement à quelques mois d'une réforme qui risque de prendre à défaut tous les citoyens qui font partie de la classe ouvriere et de la classe moyenne
,je trouve le silence de nos politiques insupportables.
attention qui ne dis mot consent.


GOMEZ FELICIANO 28/01/2010 23:37


Gardons confiance lLulu. La preuve a été faite à plusieurs reprises que c'est peu à peu, au fil des débats et des résistances diverses, parlementaires et sndicales notamment, que le peuple finit
pas prendre conscience des enjeux et à se mobiliser.
la seule chose à craindre véritablement, c'est une réforme au coeur de l'été comme ce fut le cas au temps de Balladur. sarko était déjà son ministre.


parlons en 26/01/2010 15:38



La décote est de 1.25 % par trimestre manquant à partir de 2015 ,soit 5 % de décote annuele.
Oui 'on doit permettre à celui qui veut rester actif de l'être ne serait ce que pour  avoir ses annuités
Le danger Monsieur Gomez est le risque d'un passage en force du gouvernement en juin ou juillet,
 Le non dialogue social qui aboutirait sur un allongement de l'age du départ à la retraite  pénaliserait les carrières longue à forte  pénibilitees.
cordialement



GOMEZ FELICIANO 28/01/2010 23:34


Ce danger est réel. Ce serait mêm plus qu'un danger une menace réelle. Il faudra la vigilence de tous.
Dans notre pays, il y  a longtemps que le mot réforme ne rime plus avec progrès social. Chaque réforme revient à rogner un peu plus les droits acquis. Cela ne doit pas durer;
il y a moyen de prendre le temps de faire une réforme des retraites qui aboutisse à des droits nouveaux. mais une telle entreprise doit relever d'un contrat passé entre le peuple et ses élus à
l'occasion d'une élection de type législative ouprésidentielle. Au milieu du gué et en plein pmarame économique, lesté par une impopularité durable, le gouvernement qui prétend entamé un chantier
aussi lourd pour le présent et l'avenir est un menteur.
Nous socialistes n'avons pas été glorieux sous Jospin en la matière. Mais la prudence mise à étudier la question, les nombreux rapports nous ont suffisamment renseignés sur l'immensité dela tâche.
Ceux qui prétendent aujourd'hui y arriver s'apprêtent à un nouveau ravalement de façade, un bricolage de plus.