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Publié par GOMEZ FELICIANO

Je ne sais par quel miracle je suis parvenu  à retenir mon marteau le soir et au lendemain du premier tour. Sans doute le scrupule d’une conscience chatouilleuse, soucieuse de ne point tirer sur une ambulance. J’ai supporté la lourde langue de bois des pontes de l’UMP, récitant machinalement les éléments de langage délirants distribués à l’Elysée. J’ai subi stoïquement les mensonges et falsifications de Xavier Bertrand, essayant plus de se convaincre lui-même de ses boniments que d’en faire la démonstration devant le peuple. J’ai fermé les yeux quand ils déniaient leur défaite.

Un Mouvement en Perdition

L’UMP, devenue le temps d’une élection Une Machine à Perdre, a emporté dans sa débâcle l’espoir déçu de tous ceux qui un jour se sont laissés prendre aux boniments du camelot de Neuilly. J’ai béni le ciel pour ce réveil de la France des petits. Face à cette autre bonne et grande nouvelle de ce premier tour, j’ai fait le choix de considérer comme superfétatoires toutes les gesticulations désordonnées du camp présidentiel en pleine panique. Le peuple les a abandonnés. Je pensais raccrocher définitivement mon marteau.

Le peuple se réveillee

J’y ai vraiment songé même si ce dur réveil à la réalité menace aujourd’hui la démocratie républicaine entière, tant le torrent de déshonneur qu’est devenu le sarkozisme fait courir un risque sérieux de désaveu de toute la classe politique. La forte abstention en est une manifestation éloquente. Oui, ceux qui, un jour ont cru Sarkozy, doutent aujourd’hui de la politique et sont à deux doigts de perdre complètement la foi en la capacité de l’action publique à changer leur vie. Le néant du sarkozisme menace de ruine l’édifice démocratique.

Fallait-il encore taper sur le nain ? Le sarkozisme est un rien et Sarkozy est moins encore. Le peuple le découvre enfin. Il n’y avait plus d’utilité, du moins le pensais-je, à ce que je trépigne sur mon marteau pour frapper encore et encore sur un clou rouillé.

Mais le sarkozisme même à terre veut encore bouger.

Le sarkozisme blackboulé par les électeurs ne veut pas s’avouer vaincu. Le président groggy veut encore donner le change. L’illusionniste, KO debout, fait mine de pouvoir encore combattre par la magie de son verbe et les moulinettes de ses petits bras. Le voilà donc dans son rôle favori : vautour volant bas au-dessus de la tombe d’un policier mort, il entend tirer de ce cadavre à peine refroidi des avantages électoraux sensés revenir de droit à la droite quand on évoque les questions de sécurité. Et puisqu’une telle entreprise charognarde ne saurait se contenter d’un seul cadavre, voilà que notre premier ministre, décrit jusqu’ici comme une être raisonnable, choisit d’envoyer lui-même de vie à trépas un autre flic que les médecins viennent d’arracher à Hadès. La débandade est partout au sommet de l’Etat. Et Fillon en est à draguer grossièrement l’électeur du Front National en le prenant par ses bas instincts.

Restons vigilants

J’ai alors repris mon marteau car les mois et les deux années de fin de règne du sarkozisme sont une menace pour notre pays. Leur désarroi et leur parti pris de déni de la réalité me rappellent à la vigilance. Veilleur je reprends le guet. Dans ma guérite je reprends mon arme de prédilection : mon marteau.

Ne nous abstenons pas

A chacun des abstentionnistes du premier tour je dis que renoncer aujourd’hui c’est ratifier à tout jamais la victoire de l’imposture. En amplifiant au contraire la défaite du sarkozisme lors du deuxième tour, vous ferez entendre à tous les hommes politiques de partout en France que plus jamais vous ne vous laisserez plus abuser par qui que soit.

Aujourd’hui des hommes et des femmes venus d’horizon divers se sont entendus pour offrir une solution nouvelle. Les socialistes, les Ecologistes, le Front de Gauche et des personnalités de la société civile, par forcément de gauche d’ailleurs, tous ont décidé de faire le pari de l’intelligence en s’accordant par le haut pour les intérêts supérieurs de nos régions. Cette possibilité nouvelle de majorité devra faire entendre par votre vote massif l’exigence de ce que vous en attendez : la vérité et l’efficacité de l’action.

Le rassemblement de la gauche et des écologistes est notre arme. Appuyons sur le détonateur de la démocratie.

Nous avons battu Sarkozy au premier tour. Voici venu l’heure de le vaincre.

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